Transformer l’axe routier principal du Togo en un jardin écologique à ciel ouvert. C’est l’ambition du projet porté par Tairou Bagbuiegue, Gouverneur de la région Maritime. En reverdissant la Route Nationale n°1, le pays veut allier esthétique, écologie et identité territoriale.
L’idée est simple mais visionnaire : faire de la Nationale 1 – qui traverse le Togo du sud au nord – un corridor vert où chaque région serait représentée par ses essences végétales emblématiques. Un ruban forestier aux couleurs du Togo profond, qui mêlerait reforestation, valorisation des filières agricoles, continuité écologique et écotourisme.
Des arbres comme repères régionaux
« De Lomé à Atakpamé, où le palmier à huile pousse naturellement, nous envisageons d’aligner quatre à cinq rangées de palmiers de chaque côté de la route », explique Tairou Bagbuiegue. L’effet visuel serait puissant. Il valoriserait à la fois le paysage et une filière agricole stratégique.
Dans la région centrale et celle de la Kara, place au manguier. Arbre nourricier par excellence, il incarne une richesse économique et nutritionnelle. Son alignement marquerait une transition douce et verdoyante vers les régions septentrionales.
Au nord, de Mango à Cinkassé, en passant par Dapaong, c’est le rônier qui prendrait le relais. Symbole du Sahel togolais, cet arbre robuste et multifonctionnel représenterait l’identité écologique du nord et accompagnerait visuellement la transition vers les zones arides.
Un projet aux multiples retombées
Ce projet n’est pas seulement visuel. Il s’inscrit dans une logique de développement durable. Les bénéfices attendus sont nombreux : absorption du CO₂, lutte contre l’érosion des sols, création d’emplois verts, développement de l’agroforesterie et émergence de nouvelles dynamiques écotouristiques.
En transformant la Nationale 1 en un corridor végétalisé, le Togo affirme sa volonté de s’engager concrètement pour l’environnement, tout en embellissant l’un de ses axes stratégiques.
Ce jardin linéaire serait bien plus qu’un ornement : il incarnerait un nouveau visage du pays, fier de ses terroirs, tourné vers une croissance verte et résolument moderne.
La Rédaction

