En Australie, une avancée médicale majeure pourrait changer le quotidien de millions de personnes dans le monde. Des chercheurs australiens ont lancé le tout premier essai clinique sur l’homme d’un médicament ciblant la cause profonde du diabète de type 1 — une maladie auto-immune qui oblige les patients à des injections quotidiennes d’insuline à vie.
Ce traitement expérimental, développé depuis plus de deux décennies par la professeure Ranjeny Thomas, vise à protéger les cellules pancréatiques des attaques du système immunitaire. L’essai de phase 1, en cours, concerne 36 adultes récemment diagnostiqués. L’objectif est clair : stopper la progression de la maladie, avant que le pancréas ne soit irrémédiablement endommagé.
Contrairement au diabète de type 2, le type 1 ne résulte pas d’un mode de vie déséquilibré. Il survient souvent brusquement chez des enfants ou de jeunes adultes en parfaite santé. Le traitement testé, s’il se révèle sûr et efficace, pourrait ainsi alléger le fardeau des injections quotidiennes et améliorer la qualité de vie des malades.
« Les implications du diabète sont nombreuses : c’est une maladie qui dure toute la vie », explique Aakansha Zala, investigatrice principale de l’essai. Elle rappelle que la gestion du diabète est souvent lourde, coûteuse et génératrice d’anxiété.
Si les résultats de cette première phase sont concluants, l’essai pourrait être élargi à un public plus jeune. L’enjeu est de taille : ce serait la première fois qu’un traitement vise non pas à gérer, mais à modifier le cours de la maladie.
La Rédaction

