Des voix s’élèvent contre la guerre
Vendredi, à quelques kilomètres de Gaza, plusieurs centaines d’Israéliens ont manifesté pour exiger la fin de l’offensive militaire contre l’enclave palestinienne. Rassemblés sous un soleil lourd de tension, ils ont appelé à la paix, à la justice, et à la reconnaissance de la souffrance des deux peuples.
Des pancartes clamaient « Palestinian Lives Matter » et des slogans fusaient, mêlant hébreu, arabe et anglais. Parmi les manifestants, Yael Agmom a déclaré :
« Nous sommes ici parce que nous n’en pouvons plus. Seules les personnes vivant ici peuvent arrêter cette tragédie. »
Une solidarité assumée avec les Palestiniens
Kashet Zamir, également présent, a été plus direct encore :
« Nous refusons le génocide, même au nom de notre histoire. Ce que traversent les Palestiniens dépasse tout. Nous ne pouvons pas rester silencieux. »
Le message est clair : une partie de la société civile israélienne rejette le discours dominant du gouvernement et demande un changement radical.
Des frappes meurtrières dans la nuit
Pendant ce temps, la bande de Gaza subissait une nouvelle série de bombardements. En une nuit, 23 personnes ont été tuées à Khan Younis, Deir al-Balah et Jabaliya, selon les hôpitaux locaux.
Ces attaques s’inscrivent dans une campagne militaire que le gouvernement de Benyamin Netanyahou poursuit malgré les critiques internationales et les mises en garde humanitaires.
Un appel à la justice internationale
Dror Sharouk, figure de la contestation israélienne, a exprimé sa colère :
« Je réclame la comparution de Netanyahou et Katz devant la Cour pénale internationale. Je continuerai à me battre pour la paix, l’égalité et la justice. »
Gaza à l’agonie
Selon l’ONU, la bande de Gaza est soumise à un blocus quasi total depuis près de trois mois. L’aide humanitaire y parvient au compte-gouttes, alors que plus de deux millions de personnes sont menacées de famine.
Alors que la pression s’intensifie sur la scène internationale, ces voix israéliennes en faveur de la paix rappellent qu’un autre chemin reste possible.
La Rédaction

