À Noordhoek, banlieue blanche du Cap, les habitants rejettent les accusations de persécutions raciales portées par l’ancien président américain.
Dans la paisible enclave de Noordhoek, en Afrique du Sud, les habitants réfutent catégoriquement l’idée d’un prétendu « génocide blanc ». Ce quartier, majoritairement peuplé de Sud-Africains blancs, rejette la théorie relayée en 2018 par Donald Trump, selon laquelle des fermiers blancs seraient victimes de violences ciblées à grande échelle.
« Il est possible que certaines régions soient plus exposées, mais dans l’ensemble, nous ne sommes pas spécifiquement visés », confie un résident, sous couvert d’anonymat.
Si certains Afrikaners ont émigré aux États-Unis, craignant pour leur sécurité, d’autres restent lucides sur les véritables causes de l’insécurité : pauvreté, inégalités et criminalité généralisée. « Il y a des crimes partout, parmi les Noirs comme parmi les Blancs. L’argent manque, la criminalité augmente, mais cela n’a rien à voir avec une couleur de peau », explique un autre habitant.
Ces déclarations soutiennent la position du président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a fermement nié toute persécution institutionnelle des Blancs. Il accuse les partisans de Trump d’utiliser l’Afrique du Sud pour attiser les divisions raciales aux États-Unis.
En réalité, les violences touchent toutes les communautés, dans un pays encore marqué par les séquelles de l’apartheid et les défis sociaux. Le récit d’un « génocide blanc » s’inscrit davantage dans une stratégie politique que dans une lecture factuelle de la réalité sud-africaine.
La Rédaction

