À Abidjan, le président togolais confirme son rôle de pilier diplomatique face à la crise en RDC, avec le soutien affirmé de l’Union européenne.
Le 22 mai 2025 à Abidjan, lors de la prestigieuse remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, une rencontre stratégique a mis en lumière une figure de plus en plus incontournable sur la scène diplomatique africaine : le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé.
Face à António Luís Santos da Costa, président du Conseil européen et lauréat du prix, le dirigeant togolais n’a pas seulement honoré l’événement – il en a amplifié la portée.
Faure Gnassingbé, une voix africaine respectée
Engagé de longue date en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, Faure Gnassingbé s’est imposé comme un médiateur rigoureux, patient et visionnaire. Son rôle dans la recherche d’une sortie de crise à l’Est de la République Démocratique du Congo a été au cœur de ses échanges avec António da Costa.
Conscient de la complexité du conflit congolais, le chef d’État togolais privilégie une diplomatie de proximité, fondée sur le dialogue franc, la souveraineté des peuples et la solidarité régionale. Son approche a trouvé un écho favorable à Bruxelles.

Un appui européen à une diplomatie togolaise affirmée
Cette séquence diplomatique s’est déroulée dans une atmosphère de grande écoute et de respect mutuel. Le soutien actif de l’Union européenne est venu conforter le rôle déterminant joué par Faure Gnassingbé dans les initiatives de paix africaines.
Le président du Conseil, accompagné d’une délégation restreinte mais hautement stratégique, a su porter une parole forte au nom de l’Afrique de l’Ouest. Aux côtés du chef de l’État figuraient notamment Pacôme Adjourouvi, ministre des doits de l’homme et des institutions de la République, le ministre Pascal Bodjona, diplomate chevronné et conseiller du président, ainsi que Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, connu pour sa finesse politique et sa maîtrise des équilibres régionaux.
Cette composition resserrée a souligné le sérieux de la démarche togolaise et la volonté de construire un axe crédible de paix, d’écoute et de résultats.

Une vision partagée pour une Afrique stable
La rencontre entre les deux dirigeants a permis de consolider un partenariat « mutuellement bénéfique » entre Lomé et Bruxelles. Ils ont évoqué les grandes priorités africaines : sécurité, développement durable, intégration régionale.
Mais c’est bien la crise en RDC qui a cristallisé l’essentiel des échanges. Les deux parties ont convenu de renforcer la coordination des initiatives diplomatiques et d’unir leurs efforts pour parvenir à une solution durable, fondée sur le respect des dynamiques locales.
Une évidente diplomatie togolaise qui s’impose
À Abidjan, Faure Gnassingbé a affirmé la position du Togo comme artisan d’une paix africaine ancrée dans l’écoute, la constance et le courage politique. Il a salué le rôle précieux de l’Union européenne, tout en rappelant que la paix véritable ne peut émerger que d’un dialogue sincère entre les Africains eux-mêmes, épaulés par des partenaires respectueux.
L’Afrique n’est plus un terrain d’ingérence, elle devient un terrain de propositions, porté par des voix crédibles. Et parmi elles, celle du président Faure s’élève désormais avec force, et ce, dans l’éloquence de son évidence
Dieudonné FONE

