L’Alliance des États du Sahel (AES) dispose désormais de son hymne officiel.
Réunis sous l’égide de leurs ministres de la Culture, les trois pays membres — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — ont validé la composition qui incarnera l’âme musicale de leur union, a annoncé la télévision publique burkinabè (RTB) samedi 10 mai.
Un mois après le lancement d’un concours national, l’hymne de la Confédération voit le jour. Ce projet artistique avait pour objectif de forger un symbole sonore à la hauteur des valeurs que l’AES entend défendre : souveraineté, patriotisme, solidarité, fraternité, loyauté, unité, résilience, bravoure, travail et développement endogène.
Un appel à la créativité collective
Le concours, initié par le ministère burkinabè de la Communication, s’adressait exclusivement aux citoyens des trois pays, qu’ils soient artistes individuels ou membres de collectifs, à condition de résider au Burkina Faso. Les candidats devaient soumettre une partition harmonisée, un enregistrement (a cappella ou accompagné), les paroles en français ou dans une langue officielle de l’AES, ainsi qu’une note expliquant leur démarche artistique.
L’évaluation portait sur plusieurs critères : originalité, clarté, concision, esthétique et adéquation avec les idéaux défendus. La dimension musicale, quant à elle, devait répondre à des exigences précises : une mélodie forte, une harmonie travaillée, un rythme évocateur, un ancrage culturel manifeste et une durée n’excédant pas deux minutes.
Une Confédération en pleine affirmation
Née en septembre 2023 sous la forme d’une alliance militaire et politique, l’AES s’est constituée en Confédération en juillet 2024, après le départ conjoint des trois pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Depuis, les symboles de cette nouvelle entité se multiplient : adoption d’un drapeau, d’un logo, d’un passeport commun et désormais d’un hymne officiel.
À travers cette initiative artistique, l’AES affirme non seulement son unité, mais aussi sa volonté de s’ancrer dans une dynamique culturelle propre. La musique devient ici un vecteur politique, un langage fédérateur qui transcende les frontières et renforce le sentiment d’appartenance à une cause commune.
La Rédaction

