Moov Africa Togo conserve sa position de leader de l’internet mobile au Togo, selon le dernier rapport de l’ARCEP publié mardi. Mais derrière cette première place se cachent encore des performances contrastées, notamment sur la navigation web et le débit montant, deux indicateurs essentiels pour l’expérience utilisateur.
Un leadership confirmé, mais des performances inégales
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a dévoilé son évaluation annuelle, basée sur des tests menés en 2024. Moov Africa Togo y décroche la première place avec un score global de 64 865 points, devant YAS (ex-Togocom), crédité de 62 148 points.
Si Moov s’illustre par un bon débit descendant en 4G (34,01 Mb/s) et un taux de réussite en streaming vidéo de 83,37 %, il reste pénalisé sur d’autres critères essentiels. Le taux de succès en navigation web est relativement faible (57,34 %), à peine supérieur à celui de YAS (52,55 %). Quant au débit montant, indispensable pour les appels vidéo et le transfert de fichiers, il atteint seulement 13,15 Mb/s chez Moov et chute à 8,91 Mb/s chez son concurrent.
Une présence respectable en Afrique de l’Ouest et au-delà
Sur le plan régional, Moov Africa Togo occupe la 2ᵉ place parmi les 16 opérateurs évalués dans l’espace UEMOA, tandis que YAS se classe 4ᵉ. À l’échelle du continent, Moov figure au 8ᵉ rang sur 55 opérateurs pour l’internet mobile global, et grimpe à la 3ᵉ place en matière de 4G. YAS, de son côté, se positionne 12ᵉ et 6ᵉ respectivement.
Ces résultats traduisent des efforts certains, mais l’ARCEP souligne qu’ils restent inférieurs aux meilleurs standards africains et internationaux. Le régulateur invite donc les deux opérateurs à intensifier leurs investissements dans les infrastructures et à concentrer leurs efforts sur la fluidité de la navigation et l’amélioration du débit montant.
Une rivalité qui stimule, mais ne suffit pas
La compétition entre Moov Africa et YAS a contribué à dynamiser le marché togolais. Cependant, à l’heure où plusieurs pays africains amorcent le virage de la 5G, le Togo peine encore à suivre le rythme. Les attentes des consommateurs montent, tout comme l’exigence de qualité et de stabilité.
Moov conserve aujourd’hui une longueur d’avance, mais la véritable course reste celle de la modernisation. Les mois à venir seront cruciaux pour savoir si les opérateurs togolais parviendront à élever leur niveau de service et à répondre aux standards attendus par les usagers.
L’ARCEP a promis une nouvelle évaluation d’ici la fin 2025. D’ici là, la balle est dans le camp des opérateurs.
La Rédaction

