La crise migratoire en République dominicaine s’aggrave en 2025 avec la mise en place de politiques de répression ciblant particulièrement les femmes haïtiennes enceintes. Cette situation alarmante met en lumière la brutalité des expulsions et les conséquences dramatiques sur la santé et les droits des femmes migrantes.
Une répression accrue contre les femmes enceintes
Depuis la fin de l’année 2024, les autorités dominicaines ont intensifié leurs efforts pour expulser les Haïtiens, avec un focus particulier sur les femmes enceintes. L’objectif affiché par le gouvernement est de réduire massivement le nombre de migrants haïtiens sur son sol. Selon des rapports d’Amnesty International et des organisations humanitaires locales, les autorités dominicaines mènent des descentes dans les hôpitaux, où des femmes enceintes sont interpellées et expulsées dans des conditions inhumaines. Ces opérations sont souvent menées sans préavis, et les femmes ne bénéficient d’aucune forme de recours ou de protection.
Le sort tragique des femmes haïtiennes enceintes
En janvier 2025, plus de 30 000 personnes ont été expulsées, dont un nombre significatif de femmes enceintes, souvent déjà vulnérables. Ces expulsions affectent gravement leur santé, car beaucoup de ces femmes hésitent désormais à se rendre dans les établissements de santé dominicains, par crainte d’être interpellées. Ce climat de peur engendre des conséquences dramatiques pour les mères et leurs enfants à naître.
Les conditions de vie en Haïti, déjà précaires, ne permettent pas à ces femmes de recevoir des soins médicaux appropriés après leur expulsion. Certaines se retrouvent séparées de leurs enfants, et des mineurs non accompagnés sont également renvoyés dans un pays en proie à une instabilité chronique, exposant ainsi les plus vulnérables à des risques accrus d’abus et de maltraitance.
Des appels à l’arrêt de la répression
Les organisations internationales, notamment les Nations Unies et Amnesty International, dénoncent fermement ces pratiques et appellent à la fin immédiate des expulsions des femmes enceintes. Selon un rapport récent de l’ONU, ces expulsions violent plusieurs conventions internationales relatives aux droits des migrants et à la protection des femmes. Les autorités dominicaines, cependant, continuent de défendre cette politique, arguant que la situation migratoire en République dominicaine nécessite des mesures strictes pour préserver l’ordre public.
L’impact sanitaire et humanitaire
Outre les risques directs pour la santé des femmes, cette répression généralisée a un impact durable sur les systèmes de santé en République dominicaine et en Haïti. De nombreux médecins et travailleurs humanitaires dénoncent le manque d’accès aux soins pour les femmes haïtiennes en situation de grossesse, ainsi que la fermeture de certaines cliniques locales face à l’afflux de patientes migrantes. En Haïti, les infrastructures sanitaires restent largement insuffisantes pour répondre à cette demande croissante, ce qui aggrave la situation sanitaire des femmes expulsées.
Une crise en pleine expansion
Alors que les tensions migratoires continuent de croître, la situation des femmes haïtiennes enceintes en République dominicaine reste critique. La communauté internationale doit intensifier ses pressions sur les autorités dominicaines pour mettre fin à ces pratiques abusives et garantir la protection des droits humains de toutes les femmes, quelles que soient leur nationalité. En attendant, les femmes haïtiennes continuent de subir la répression de la politique migratoire, dans un silence presque total.
La Rédaction

