Alors que le processus de révision des listes électorales se poursuit au Togo, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié le 13 avril 2025, le mouvement dénonce des dysfonctionnements majeurs survenus lors des opérations d’enrôlement dans la zone 1 et appelle les citoyens à redoubler de vigilance, notamment dans la zone 2, où l’inscription débute ce 14 avril.
Des ratés techniques et organisationnels préoccupants
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a clos les opérations dans la zone 1 le 10 avril, après une journée de prolongation. Mais pour la DMP, cette rallonge n’a pas permis de corriger les nombreux problèmes observés sur le terrain. Les superviseurs rapportent des délais trop courts, des machines défaillantes, et des pannes techniques à répétition qui auraient empêché de nombreux électeurs de s’inscrire.
Ces obstacles, loin d’être de simples incidents, sont interprétés par la DMP comme une volonté délibérée de restreindre la participation électorale. Le mouvement évoque un sabotage organisé, destiné à ouvrir la voie à des fraudes à grande échelle.
Zone 2 : un nouvel enjeu pour la transparence
Face à cette situation, la DMP appelle les citoyens de la zone 2 – comprenant la région des Plateaux ainsi que les préfectures de Blitta, Sotouboua et Tchamba – à se mobiliser en masse. Les opérations d’enrôlement s’y déroulent du 14 au 16 avril, de 7h à 17h. Mais la DMP craint que cette période soit trop courte pour permettre une inscription efficace de tous les électeurs concernés. Elle demande donc un allongement du délai.
Rester mobilisés malgré les obstacles
Malgré les entraves, la DMP salue la ténacité de celles et ceux qui ont pu s’inscrire. Elle appelle à poursuivre cet élan, à ne pas céder au découragement, et à faire bloc contre les tentatives d’exclusion du processus électoral.
« Ne nous laissons pas démobiliser par un système qui cherche à nous exclure du processus démocratique », déclare le mouvement, qui insiste sur la nécessité d’une vigilance collective pour garantir des élections crédibles.
À l’approche du scrutin, la transparence du processus électoral togolais est plus que jamais sous surveillance. Dans ce contexte, la mobilisation citoyenne reste l’un des derniers remparts contre les dérives.
La Rédaction

