Dans les plaines de la région Centrale, les blouses blanches de l’armée remplacent les uniformes de combat. À l’écart des projecteurs, une opération de grande envergure est en cours : des équipes médicales militaires sillonnent plusieurs localités pour offrir gratuitement des soins à la population. L’initiative, pilotée par le Service de Santé des Armées, s’inscrit dans une démarche solidaire à portée symbolique. Elle coïncide avec la commémoration des vingt ans du décès de l’ancien président Gnassingbé Eyadéma.
Sokodé, Tchamba, Blitta, Sotouboua… Autant de points d’étape pour cette mission où la médecine se déplace vers ceux qui n’y ont que rarement accès. Les centres hospitaliers régionaux et préfectoraux se transforment temporairement en pôles chirurgicaux : hernies, goitres, fibromes, lipomes, nodules mammaires — les pathologies fréquentes sont traitées sur place, parfois par des équipes mobiles, comme à Djarkpanga.
Plus qu’un simple geste commémoratif, cette campagne ambitionne de retisser le lien entre l’État et ses citoyens éloignés du système de santé. À travers le soin, c’est une mémoire nationale qui se ravive. Une manière de conjuguer hommage et utilité publique, sans discours ni fanfare.
La Rédaction

