Le Festival International de la Mode de Lomé (FIMO228) a une nouvelle fois confirmé son statut d’événement incontournable du secteur textile et design en Afrique. La 12ᵉ édition, clôturée le samedi 5 avril, a réuni 48 créateurs venus de divers horizons, tous déterminés à redéfinir les standards de la mode africaine contemporaine.
Une vitrine pour l’excellence africaine
Fondé par Jacques Logoh, styliste et entrepreneur visionnaire, le FIMO228 vise à promouvoir les talents du continent, qu’ils soient établis ou en pleine ascension. Cette année, les défilés se sont tenus à l’Institut français de Lomé avant de se poursuivre dans les jardins luxuriants de l’hôtel Onomo, attirant un public nombreux composé de professionnels, d’amateurs de mode et de personnalités influentes. Parmi les temps forts, la collection « Moa » (Model of Africa) de la Gabonaise Olivia Mangue a marqué les esprits par son élégance et son audace, tandis que le Guinéen José Aniceto a présenté une ligne inspirée par la thématique de l’édition : « La mode soutient un monde sans cancer ». Une manière de rappeler que le secteur peut aussi servir des causes sociales.
Entre glamour et engagement : la mode comme outil diplomatique
La soirée de clôture, baptisée « Apothéose », a réuni ministres, ambassadeurs et invités de marque, témoignant du rôle croissant de la mode comme levier de soft power. Le retour sur scène de la légendaire chanteuse Afia Mala a ajouté une touche nostalgique à l’événement, avant deux heures de défilés époustouflants. Jacques Logoh, à la fois organisateur et designer, a une nouvelle fois prouvé son engagement en faveur d’une mode africaine haut de gamme, capable de séduire les acheteurs internationaux. Son défilé de clôture a été salué pour son innovation et sa maîtrise technique.
Nouveaux talents et perspectives économiques
Cette édition a également révélé des créateurs prometteurs comme le Togolais Ola Style, dont les pièces royales ont captivé l’audience, ou encore l’Haïtien Helmer Joseph, basé à Montréal, dont les créations rivalisent avec celles des grandes maisons parisiennes. Si le FIMO228 célèbre le génie créatif africain, il pose aussi la question de l’accessibilité : comment rendre ces pièces d’exception disponibles à une clientèle plus large sans sacrifier leur exclusivité ? Un défi que les acteurs du secteur devront relever pour pérenniser l’essor de cette industrie. En conclusion, cette 12ᵉ édition a renforcé la position du Togo comme hub de la mode africaine, alliant esthétique, innovation et engagement. Une réussite qui donne un nouveau souffle à un secteur en pleine mutation.
La Rédaction

