Le Togo s’apprête à actualiser son fichier électoral en prévision des élections municipales de 2025. L’opération de révision des listes se déroulera du 7 au 23 avril sur l’ensemble du territoire. Contrairement aux précédentes mises à jour, cette étape revêt une importance particulière : elle s’inscrit dans la consolidation de la démocratie locale, six ans après les premières élections municipales de 2019.
Un processus en trois étapes
Plutôt qu’une simple mise à jour uniforme, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a opté pour un découpage en trois zones afin d’optimiser la logistique et le suivi :
• Zone 1 (7-9 avril) : Région Maritime et préfecture de Haho.
• Zone 2 (14-16 avril) : Régions des Plateaux, Blitta, Sotouboua et Tchamba.
• Zone 3 (21-23 avril) : Régions des Savanes, Kara, Tchaoudjo et Mô.
Les bureaux d’enregistrement seront ouverts de 7 h à 17 h pour faciliter les démarches des citoyens.
Qui peut s’inscrire ?
L’opération concerne plusieurs catégories d’électeurs :
• Les nouveaux majeurs (18 ans et plus), qui pourront s’inscrire pour la première fois.
• Les électeurs ayant changé de résidence ou perdu leur carte, nécessitant une mise à jour.
• Les citoyens demandant des corrections (erreurs sur leurs données ou suppression des personnes décédées).
Un dispositif renforcé pour garantir la transparence
Pour assurer le bon déroulement de l’opération, la CENI a formé 6 000 opérateurs de saisie, supervisés par 324 formateurs. La révision s’appuie sur le fichier de 2023, mis à jour après les législatives de 2024, qui comptait 4,2 millions d’électeurs.
Un enjeu clé pour la décentralisation
Ces élections municipales, les deuxièmes de l’histoire du Togo, concernent 117 communes et constituent un baromètre pour la décentralisation. La réussite de cette révision électorale conditionnera la crédibilité du scrutin, alors que la participation citoyenne reste un défi majeur.
Loin d’être une simple formalité, cette mise à jour des listes électorales est essentielle pour des élections plus transparentes, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
La Rédaction

