Avec les premières pluies qui ont timidement arrosé certaines régions du sud du Togo, les agriculteurs s’activent déjà pour préparer leurs champs. À Kovié Gbéganmé, village agricole bien connu, l’heure est à l’anticipation. Buttes soigneusement façonnées, outils remis en état, tout est mis en œuvre pour être prêt dès que la saison des pluies sera véritablement installée.
Un pari sur le bon timing
Dans les champs de Kovié Gbéganmé, les producteurs d’ignames ne laissent rien au hasard. Contrairement au maïs, qui doit encore attendre, l’igname bénéficie d’une période idéale pour être mise en terre. « Tant que le sol conserve de l’humidité, mieux vaut façonner les buttes maintenant. Cela évite d’être débordé quand la saison démarre réellement », explique un agriculteur, concentré sur son ouvrage.
Ce travail précoce permet de mieux maîtriser le calendrier agricole et d’éviter les retards. En parallèle, d’autres paysans s’emploient à l’entretien de leurs outils : houes affûtées, dabas réparés, tout doit être opérationnel pour éviter toute perte de temps lorsque les activités battront leur plein.
Une saison pleine d’incertitudes
Si la prudence est de mise, c’est parce que les conditions climatiques restent incertaines. Certaines prévisions annoncent un démarrage tardif de la saison des pluies, ce qui pousse les cultivateurs à s’adapter et à tirer profit de chaque averse, aussi faible soit-elle. « L’année dernière a été difficile, alors cette fois, on ne veut pas subir. On prépare nos champs dès maintenant pour être prêts dès la première vraie pluie », confie un groupe de cultivateurs.
Dans ce coin du Togo où l’agriculture est une affaire de rigueur et d’expérience, la saison 2025 s’annonce comme un défi à relever avec détermination. Entre tradition et adaptation aux aléas climatiques, les producteurs de Kovié Gbéganmé montrent une fois de plus que l’anticipation est la clé d’une bonne récolte.
La Rédaction

