L’Université de Lomé a organisé un atelier de restitution destiné à partager les enseignements tirés de trois séminaires tenus en Chine en 2024, auxquels ont participé des délégations togolaises. Placé sous la houlette du Centre de recherche Chine-Afrique (CRCA), cet événement a réuni des universitaires, des responsables ministériels et des diplomates, dont l’ambassadeur de Chine au Togo, Weidong Chao.
L’objectif ? Adapter certaines pratiques chinoises en matière de gouvernance socio-économique et politique pour nourrir les réflexions sur le développement du Togo.
Un partage d’expériences au service du Togo
Les séminaires organisés en Chine ont couvert plusieurs thématiques clés :
- La modernisation « à la chinoise » et son application potentielle en Afrique.
- Le rôle des think tanks dans l’influence des politiques internationales.
- Les mécanismes de gouvernance (économique, politique et sociale) qui ont propulsé la Chine au rang de puissance mondiale.
Pour le Pr Joseph Tsigbe, directeur du CRCA, ces échanges doivent servir de levier pour le Togo : « Les délégations revenues de Chine ont estimé qu’il était crucial de diffuser ces connaissances. L’idée est d’enrichir notre approche du développement en s’inspirant de modèles éprouvés, tout en les adaptant à nos réalités locales. »
Une coopération sino-togolaise tournée vers l’autonomie
L’ambassadeur Weidong Chao a réaffirmé la volonté de la Chine de soutenir les pays africains dans leur quête d’un développement autonome : « Notre philosophie est fondée sur le partage d’expériences, sans ingérence. Chaque nation doit pouvoir définir sa propre voie en fonction de ses spécificités. »
Le Pr Adama Kpodar, président de l’Université de Lomé, a salué cette initiative, soulignant son importance dans un contexte de multilatéralisme croissant. Il a encouragé les participants à s’approprier ces outils pour les intégrer dans leurs stratégies de travail.
Quelles perspectives pour le Togo ?
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités institutionnelles au Togo. Les échanges pourraient influencer les politiques publiques, notamment dans les domaines de :
- L’administration territoriale
- La réforme de la fonction publique
- La diplomatie économique
Reste à voir comment ces enseignements seront traduits en actions concrètes, dans un pays en quête de modèles de croissance innovants.
Une chose est sûre : la collaboration entre chercheurs, décideurs et partenaires internationaux ouvre de nouvelles pistes pour une gouvernance plus efficace et inclusive au Togo.
La Rédaction

