Au Maroc, le Ramadan est bien plus qu’un mois de jeûne et de spiritualité : c’est aussi une période où la mode traditionnelle retrouve toute sa splendeur. Kaftans et djellabas s’imposent comme les tenues incontournables, mêlant raffinement et respect des coutumes.
Un savoir-faire ancestral face à la fast fashion
Si le prêt-à-porter domine aujourd’hui le marché mondial, l’artisanat marocain résiste avec brio. Sahar El Maazouzi, créatrice de mode à Rabat, témoigne de cette effervescence : « Le kaftan traverse les générations, mais nous devons innover pour répondre à la forte demande. Les tailleurs traditionnels ne suffisent plus, il faut anticiper. » Ainsi, les stylistes redoublent d’ingéniosité pour allier modernité et techniques artisanales, sublimant ces pièces iconiques.
L’Aïd, apogée de l’élégance vestimentaire
Après Laylat al-Qadr, nuit spirituelle par excellence, l’engouement pour les tenues traditionnelles atteint son paroxysme. Mariam Titoua, habituée des souks et des ateliers de couture, l’explique bien : « Ce n’est pas une période pour des vêtements ordinaires. Porter un kaftan ou une djellaba, c’est honorer nos traditions et marquer l’instant. »
Symbole de prestige, ces vêtements se déclinent en une infinité de styles et de finitions. Leur prix varie selon les matériaux et la finesse du travail, avec des pièces d’exception pouvant débuter à 200 dollars. Un investissement qui, pour beaucoup, dépasse le simple effet de mode pour devenir un véritable héritage culturel.
La Rédaction

