Un rapport accablant des Nations unies révèle les atrocités commises par un groupe armé lié aux forces régulières centrafricaines. Ce groupe, connu sous le nom de Wagner ti Azandé (WTA), est accusé d’avoir tué au moins 24 civils et perpétré des violences sexuelles lors de deux attaques survenues en octobre 2024 et janvier 2025 dans le sud-est du pays.
Des crimes d’une brutalité inouïe
Les attaques, menées dans les préfectures du Mbonou et du Haut Mbonou, ont été caractérisées par des meurtres, des exécutions sommaires et des actes de torture. « Ces crimes horribles ne doivent pas rester impunis », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, exhortant les autorités à faire toute la lumière sur les liens entre le WTA et l’armée nationale.
Le rapport onusien souligne également des cas de violences sexuelles et de traitements inhumains infligés à des adultes comme à des enfants. L’ONU appelle à des mesures immédiates pour neutraliser le groupe armé et protéger les populations civiles.
Un groupe formé par Wagner et intégré à l’armée
Le WTA est issu du groupe d’autodéfense Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), fondé en 2023 pour protéger l’ethnie zande des exactions de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe rebelle peul. Officiellement, les hommes du WTA ont été affiliés aux forces armées centrafricaines et formés par les mercenaires russes de Wagner en mai 2024.
Ce rapport jette une lumière crue sur la complexité du conflit centrafricain, où les alliances entre forces régulières et milices autonomes plongent le pays dans une spirale de violence incontrôlée. Face à ces révélations, l’ONU insiste sur la nécessité d’une enquête approfondie et de sanctions contre les responsables
La Rédaction

