Le cabinet du Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a fermement démenti, vendredi, une publication circulant sur les réseaux sociaux lui attribuant des propos favorables au Franc CFA. Il s’agit, selon le communiqué officiel, d’un « mensonge délibéré » et d’une « fake news » visant à tromper l’opinion publique.
Un démenti catégorique
La publication en question, largement partagée sur Facebook et WhatsApp, prétendait que le chef du gouvernement nigérien avait pris position en faveur du maintien du Franc CFA, en vantant ses mérites. Or, le cabinet du Premier ministre a dénoncé cette information comme étant totalement fausse et manipulatrice. « Le Premier ministre n’a jamais tenu de tels propos, mensongers et délibérément biaisés », affirme le communiqué.
Cette clarification survient dans un climat particulièrement tendu autour des questions monétaires au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Ces trois pays ont récemment acté leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tout en restant, pour l’instant, membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Un enjeu stratégique pour l’AES
L’intégration économique et monétaire constitue un dossier clé pour l’AES. Le Niger, comme ses partenaires, explore des alternatives au Franc CFA dans un contexte de rupture avec les institutions ouest-africaines traditionnelles. Ce faux message, attribuant au Premier ministre une position contraire à celle de son gouvernement, intervient donc à un moment où le débat sur une future monnaie commune pour l’AES prend de l’ampleur.
Alors que la transition politique nigérienne suit son cours, les autorités mettent en garde contre la diffusion d’informations trompeuses susceptibles d’alimenter des polémiques infondées.
La Rédaction

