Jeudi, les rues de Limbe, en périphérie de Blantyre, ont été bloquées par des manifestations massives en réponse à la hausse des prix. Les vendeurs de vêtements d’occasion, notamment dans la capitale commerciale, ont pris part à ces protestations, exprimant leurs frustrations face à l’augmentation du coût de la vie.
Les manifestants ont obstrué les routes avec des pierres et des rochers, et certains ont mis le feu à des pneus pour faire entendre leur mécontentement. La police, déployée pour restaurer l’ordre, a eu recours aux gaz lacrymogènes, intensifiant ainsi la tension sur place.
Les revendications sont liées à l’envolée des prix des produits de première nécessité et des vêtements d’occasion, des articles vitaux pour de nombreuses familles malawites, pour qui ces produits représentent une source d’habillement abordable. La situation économique, déjà fragile, a été exacerbée par une inflation sévère qui frappe particulièrement les ménages les plus vulnérables.
Les manifestants appellent désormais à une intervention gouvernementale pour limiter la flambée des prix, qu’ils estiment mettre en péril leur activité et leur survie économique. Les vêtements d’occasion, qui jouent un rôle majeur dans l’économie du pays, sont au cœur de cette crise, tant pour les consommateurs que pour les petits commerçants locaux.
Ce mouvement intervient un jour après la révocation du ministre du Commerce, Sosten Gwengwe, par le président Lazarus Chakwera, suite à des troubles similaires à Lilongwe. Gwengwe a été remplacé par Vitumbiko Mumba, ancien ministre du Travail. Chakwera a attribué l’inflation à des pratiques présumées d’un cartel impliquant des hommes d’affaires asiatiques et des figures politiques malawites
La Rédaction

