Depuis la prise du pouvoir par les militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ces trois pays cherchent à renforcer leur coopération militaire pour contrer la montée de la menace jihadiste. Si les intentions affichées sont claires, les résultats peinent à se concrétiser, et la solidité de cette alliance reste incertaine.
Le 29 janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont décidé de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), marquant ainsi leur rupture avec une organisation qu’ils accusent de favoriser les intérêts de la France. Ce retrait a ouvert la voie à la formation d’un bloc régional piloté par les régimes militaires, où l’unité contre le jihadisme est mise en avant comme priorité.
Cette nouvelle alliance, bien qu’ambitieuse, repose sur des fondations fragiles. En dépit des efforts pour coordonner les actions militaires et renforcer les forces armées communes, les défis restent nombreux. L’absence de ressources suffisantes, les tensions internes et la difficulté à instaurer une véritable coopération opérationnelle compliquent la situation. À cela s’ajoutent des divergences politiques qui risquent de freiner l’efficacité de l’alliance sur le terrain.
Si la volonté de lutter ensemble contre l’insécurité est réelle, la mise en œuvre de cette coopération militaire est entravée par des obstacles structurels et des enjeux politiques. Les répercussions sur le terrain demeurent floues, et l’avenir de cette alliance, même si elle est porteuse de grandes attentes, reste incertain.
La Rédaction

