Un projet intitulé “Des éleveurs aux consommateurs” a été lancé vendredi 7 février à Lomé pour transformer le secteur de l’élevage au Togo et au Bénin. L’initiative vise à surmonter les défis structurels qui freinent la production locale de viande tout en proposant des solutions durables aux éleveurs et aux consommateurs.
Un secteur en quête d’autonomie
L’élevage togolais est confronté à de nombreuses difficultés : faible production de viande, manque de coordination entre les acteurs de la chaîne de valeur et forte dépendance aux importations. Face à une demande croissante pour des produits carnés, les éleveurs locaux peinent à rivaliser avec les importations souvent moins chères mais de qualité variable.
Pour répondre à ces enjeux, plusieurs organisations se sont unies pour mettre en œuvre ce projet novateur. Parmi elles, Vétérinaires sans frontières Suisse, Entreprises Territoires et Développement, l’ONG OADEL, Écosystème Naturel Propre, Éleveurs sans frontières Bénin, le Centre Africain pour le Développement Équitable et La Bonne Viande.
Un investissement stratégique
Doté d’un budget de 1,125 milliard de francs CFA, partiellement financé par l’Agence Française de Développement (AFD), le projet s’étalera sur 32 mois. Il bénéficiera directement à 890 éleveurs, dont 800 au Togo, ainsi qu’à 24 000 consommateurs.
L’initiative ambitionne de renforcer la production locale, de réduire la dépendance aux importations et d’offrir des produits de qualité aux consommateurs. Elle prévoit également la création d’emplois pour les jeunes dans les secteurs de l’élevage et de la transformation de la viande, contribuant ainsi à la lutte contre le chômage en milieu rural.
Une approche intégrée
Le projet accorde une attention particulière aux enjeux de santé animale, humaine et environnementale. Il prévoit le déploiement de services vétérinaires de proximité et la promotion de pratiques agricoles durables pour une production respectueuse de l’environnement.
Avec cette initiative, le Togo franchit une nouvelle étape vers une souveraineté alimentaire renforcée, tout en dynamisant un secteur clé de son économie rurale.
La Rédaction

