Terry Sutherland, citoyen d’Indianapolis, a récemment obtenu un permis de port d’armes. Un fait banal aux États-Unis, sauf que Terry est aveugle. En suivant la procédure classique, il voulait démontrer à quel point l’accès aux armes à feu est facilité, même pour ceux qui ne peuvent pas s’en servir de manière conventionnelle.
Une expérience édifiante
Désireux de tester les limites du système, Terry Sutherland s’est rendu dans les bureaux administratifs, sa canne blanche en main, et a entamé les démarches comme n’importe quel autre citoyen. À sa grande surprise, personne ne lui a posé de questions sur ses capacités à manier une arme. « Je pensais qu’à un moment, on allait m’arrêter, mais non. Tout s’est déroulé comme si de rien n’était », raconte-t-il.
S’il reconnaît le droit au port d’armes inscrit dans la Constitution, il estime que des contrôles plus stricts seraient du bon sens. « On ne parle pas d’interdire, juste de vérifier qu’une personne peut utiliser son arme en toute sécurité. C’est le minimum, non ? », s’interroge-t-il.
Un débat qui divise
L’affaire a relancé les discussions sur la régulation des armes à feu. Pour certains défenseurs du deuxième amendement, comme l’avocat Guy Relford, cette initiative vise simplement à discréditer le droit au port d’armes. « Chacun est responsable de son usage. Ce n’est pas à l’État de décider qui est apte ou non », affirme-t-il.
Terry Sutherland, lui, persiste et signe. « Si un aveugle peut obtenir une arme sans encombre, pourquoi ne pourrait-il pas prétendre à un permis de conduire ? », ironise-t-il. Il attend toujours une réponse des législateurs, mais son message, lui, a déjà fait mouche.
La Rédaction

