Condamnés par la Cour d’assises de Lomé à 10 ans de réclusion pour complot contre la sécurité intérieure de l’État et regroupement de malfaiteurs lors des manifestations de 2018, plusieurs détenus pourraient bientôt voir leur sort examiné. Le Cadre Permanent de Concertation (CPC) a en effet annoncé son intention d’intervenir en leur faveur.
L’organisation envisage de plaider pour une grâce présidentielle, mais cette démarche ne sera entamée qu’après la confirmation officielle des peines. Cette semaine, la Cour d’assises de Lomé a rendu son verdict, condamnant 14 personnes arrêtées lors des manifestations de 2018. Dix d’entre elles ont écopé de 10 ans de réclusion, tandis que quatre autres, toujours en fuite, ont été condamnées à 20 ans de prison, assorties de mandats d’arrêt internationaux.
Ce verdict suscite un vif débat. L’opposition dénonce ce qu’elle considère comme des détentions à caractère politique, tandis que le gouvernement maintient que les condamnés relèvent du droit commun. Cette divergence d’interprétation pourrait raviver les tensions dans le pays.
La Rédaction

