Ce vendredi 27 décembre 2024 a eu lieu à Lomé une rencontre entre techniciens, élus locaux et représentants des secteurs agricoles et pastoraux pour réfléchir à l’intégration du pastoralisme dans les plans communaux de développement.
Le problème de la transhumance en Afrique de l’Ouest est devenu trop récurrent ces dernières années. Les conflits entre éleveurs et agriculteurs font régulièrement l’objet de signalements aux gendarmeries et aux tribunaux des pays de la région. Ainsi, le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo se sont réunis à Lomé avec des représentants des secteurs agricoles et pastoraux, des éleveurs, des techniciens et des élus locaux, dans le but d’intégrer le pastoralisme dans les plans communaux de développement.
Selon les statistiques, 43% des collectivités transfrontalières en Afrique de l’Ouest signalent que les troupeaux transhumants endommagent les cultures, créant ainsi des tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs. Ces conflits mettent en péril la stabilité sociale et affectent le développement économique des zones concernées.
Au Togo, le ministère des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance déploie des efforts significatifs pour organiser cette pratique. Parmi les initiatives, la création de zones d’accueil dédiées aux troupeaux transhumants est une priorité.
L’intégration du pastoralisme dans les politiques de développement local apparaît comme une solution prometteuse pour concilier les besoins des éleveurs et des agriculteurs
La Rédaction

