Bien que l’âge soit un facteur de risque majeur pour le cancer, une étude récente révèle un phénomène surprenant : les personnes âgées de plus de 80 ans semblent être protégées contre cette maladie. Cette protection tardive pourrait être liée à un dysfonctionnement dans la gestion du fer par les cellules.
Des chercheurs du Centre du cancer Memorial Sloan-Kettering à New York ont découvert, dans une étude publiée en décembre 2024 dans Nature, que ce phénomène est dû à un blocage de la croissance cellulaire. Ce blocage survient lorsqu’une protéine, la lipocaline-2, régule de manière excessive l’absorption du fer, empêchant ainsi la multiplication des cellules, qu’elles soient saines ou cancéreuses.
Les chercheurs ont observé que chez des souris âgées génétiquement modifiées pour développer un cancer du poumon, la progression des tumeurs était nettement plus lente que chez les souris jeunes. Ce blocage, causé par un excès de lipocaline-2, inhibe la division des cellules, empêchant ainsi la formation de nouvelles tumeurs.
L’ajout de fer dans les cellules âgées réactivait la croissance tumorale, tandis que l’inactivation des protéines responsables de ce blocage favorisait la progression du cancer. Ces résultats suggèrent que le vieillissement pourrait effectivement protéger contre le cancer en inhibant la multiplication des cellules. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse pour d’autres types de cancer.
La Rédaction

