La scène devient déjà presque familière dans les rues de Lomé et attire l’attention : des hommes et parfois même des femmes vidant leur vessie en plein air transformant trottoirs, caniveaux en terre-plein central en toilettes improvisées. Ce fléau, bien qu’il ne soit pas nouveau, semble devenir monnaie courante ces derniers temps et soulève de sérieuses interrogations sur le civisme, l’hygiène publique, la décence et la disponibilité des infrastructures sanitaires dans la capitale togolaise.
Uriner sur les trottoirs, un geste qui devrait être choquant, est devenu monnaie courante à Lomé depuis un certain temps. Dès que le besoin se fait sentir, sans prêter attention à l’endroit ni à la décence, beaucoup se tournent vers les bords de route, en plein air et sous le regard de tous, sans la moindre gêne pour se soulager. Une citoyenne interviewée s’est confiée en ces termes : ≪ Je les vois souvent au niveau des caniveaux. Cerrtains ont la bonne science de faire dos à la chaussée, mais certains font carrément face à la chaussée et se mettent à uriner sans pudeur. On dirait qu’ils se foutent des passagers»
La plupart des citoyens qui s’adonnent à cette pratique semblent insensibles aux questions de pudeur dans ce contexte. Un autre citoyen rappelle que : ≪ la pudeur demande à ce qu’on ne mette pas à nu son sexe pour uriner.≫ Ce fléau va des petites artères des quartiers de Lomé jusqu’aux grands boulevards de la capitale. La trace laissée est aussi l’odeur caractéristique des urines qui bonde les coins de rues. Notre interviewé continue en soulignant qu’ : ≪ il est impossible de respirer de l’air frais dans certaines zones parce que les odeurs sont insupportables.>>
Au-delà de tout, la menace de l’hygienne publique et de l’intégrité de l’environnemrnt représentente un des plus grands problème de ce comportement non exemplaire.
Ce mal peut représenter le cri alarmant du manque crucial d’infrasctructures sanitaires publiques dans la ville dans certains cas
Pour dissuader les auteurs de cet acte, Kofi, étudiant résidant à Lomé propose que les auteurs de tels actes soient punis à des amendes fixées par les autorités compétentes.
≪ Lomé la belle≫, comme on l’appelait autrefois, peine aujourd’hui à retrouver ses caractéristiques d’antan. Ce comportement incivique révèle non seulement un problème d’éducation, mais aussi un besoin croissant de toilettes publiques.
La Rédaction

