À l’approche des élections législatives du 17 novembre au Sénégal, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) ont désigné Sadio Aminata comme candidate pour représenter le parti au pouvoir en Afrique centrale. Médicalement formée, cette diplômée en médecine, qui brigue l’un des 15 sièges en jeu, bénéficie d’un soutien de poids, notamment de Pape Mada Nour, chef de cabinet du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
Ces élections anticipées font suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par le président Faye le 12 septembre dernier. Avant 2012, la coalition Benno Bokk Yakaar dominait l’hémicycle, soutenant le régime de l’ancien président Macky Sall. La campagne du parti au pouvoir a pris une tournure particulière ce dimanche 10 novembre 2024 à Libreville, où les militants ont été encouragés à soutenir la candidature de Sadio Aminata.
Dans son discours, cette dernière a évoqué les défis sociaux à surmonter en cas de victoire : « Le Sénégal fait face à des difficultés sociales. Des étudiants, même après avoir réussi leur baccalauréat, ne bénéficient pas de bourses. Nous devons résoudre ces problèmes sociaux et médicaux », a-t-elle déclaré.
Candidature représentant huit pays de la région, Sadio Aminata se voit confier la mission de convaincre une diaspora sénégalaise parfois indécise. L’ambition du Pastef est claire : déstabiliser l’ancienne coalition majoritaire au sein de l’Assemblée nationale, dominée par Benno Bokk Yakaar avec 83 députés. Alioune Seck, coordonnateur de la campagne au Gabon, a d’ailleurs souligné la difficulté de la tâche, même si le camp adverse semble fragmenté : « Le travail sera immense, même si Benno Bokk Yakaar est désormais divisé. »
Selon Pape Mada Nour, la vision de développement à long terme du Sénégal, à l’horizon 2050, est au cœur de ces élections. Le gouvernement cherche ainsi à obtenir une majorité parlementaire qui soutienne ce projet. Il a insisté sur les qualités nécessaires pour le futur député : « Un député doit être engagé, cultivé, poli et élégant, comme notre candidate. Il devra défendre le Sénégal dans son ensemble, indépendamment de l’appartenance politique de ses collègues. »
Le 17 novembre, jour des élections, constituera un moment clé pour les électeurs sénégalais, notamment ceux de la diaspora, et ce, pour la première fois sous le mandat de Bassirou Diomaye Faye, élu président en mars avec plus de 54 % des voix.
La Rédaction

