Lomé, la capitale togolaise, est en proie à une crise interne au sein de la communauté d’Adakpamé Kpota-Colas, un quartier clé de la ville. Cette localité, jusqu’alors connue pour sa cohésion, est aujourd’hui déstabilisée par des tensions liées à la chefferie traditionnelle.Tout a commencé après le décès de Togbui Komlan AGBATI, chef traditionnel du quartier. Sa disparition a donné lieu à la revendication de la chefferie par la famille Adjikou, historiquement reconnue comme la famille fondatrice de la zone. Cette dernière a vu son candidat, Togbui Neuville Kodjo Adjikou LANKLIVI Ier, officiellement reconnu comme le nouveau chef traditionnel du quartier, un choix qui a ravivé des rivalités anciennes.Le conflit s’est intensifié avec l’implication de Togbui Mawuko Aklassou IV, chef du canton de Bè, qui a soutenu une initiative visant à diviser le quartier en deux sous deux chefferies distinctes. Une proposition perçue par certains comme une menace pour l’unité de la communauté, mettant en lumière des tensions entre différentes factions ethniques et familiales.Des voix s’élèvent pour dénoncer cette division, insistant sur le fait qu’Adakpamé Kpota-Colas doit rester unie. Ceux qui s’opposent à cette manœuvre redoutent que cela ne fragilise davantage le tissu social, déjà mis à mal par des enjeux fonciers et politiques. Le projet soulève des préoccupations sur l’avenir de la cohésion sociale dans ce quartier stratégique de Lomé .La situation demeure tendue et incertaine, et les autorités locales sont appelées à intervenir pour éviter une escalade qui pourrait affecter la stabilité de la région.
La Rédaction

