Pour l’année 2024, la production d’anacarde au Togo est estimée à environ 34 500 tonnes, ce qui représente une baisse par rapport aux 41 000 tonnes produites en 2023, selon les estimations du service de conseil N’kalô. En Afrique de l’Ouest, la récolte d’anacarde a diminué d’environ 15,3 %, atteignant environ 2,6 millions de tonnes en 2024, après un record de 3,1 millions de tonnes l’année précédente.
Malgré cette baisse, le Togo reste un acteur important dans le secteur de l’anacarde, notamment comme point de transit pour les exportations vers des pays voisins comme le Bénin et le Burkina Faso. Le commerce transfrontalier de la noix de cajou est estimé à 165 000 tonnes, soit presque cinq fois la production nationale du Togo. La plupart des noix de cajou produites, qu’elles viennent du Togo ou des pays voisins, sont destinées à l’exportation. Les principaux marchés incluent l’Inde avec environ 160 000 tonnes, le Vietnam avec 32 000 tonnes, et la Chine avec 35 000 tonnes.
La capacité de transformation des noix de cajou au Togo est cependant, encore limitée. Environ 21,28 % de la production nationale a été transformée sur place entre 2019 et 2023. Il est à rappeler que la Côte d’Ivoire est toujours le premier producteur d’anacarde en Afrique, avec plus d’un million de tonnes par an, suivie par le Nigeria et la Guinée-Bissau.
Bien que le Togo ne soit pas parmi les plus gros producteurs, il joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement régionales.
La Rédaction

