L’écrivain et historien Papa Tetevi Godwin Tete-Adjalogo a récemment évoqué , dans une déclaration du 6 octobre 2024, la «grande souffrance du peuple togolais en raison de l’absence d’alternance politique dans leur pays depuis le tragique événement du 13 janvier 1963». Il fait référence au jour où le président Sylvanus Olympio, le premier président du Togo et père de l’indépendance, a été assassiné lors d’un coup d’État militaire.
Selon Tete-Adjalogo l’absence de changement politique a causé une « grande souffrance » au sein de la population, qui «souhaite un véritable changement».
En effet le Togo a été dirigé par le feu Éyadéma Gnassingbé, qui a pris le pouvoir après un coup d’État, a régné pendant 37 ans avant de mourir en 2005. Son fils, Faure Gnassingbé, lui a succédé et est toujours au pouvoir aujourd’hui.
Dans ses propos, Tete-Adjalogo appelle à «une prise de conscience collective» sur l’importance de l’alternance politique. Il affirme que « le désir de changement est présent dans les esprits », mais qu’il est souvent réprimé par un système qui favorise la continuité du pouvoir en place.
Le peuple togolais continue de revendiquer ses droits et son désir d’une gouvernance démocratique. Les mouvements citoyens et les partis d’opposition essaient de rassembler les voix pour la même cause. Cependant, la division au sein de l’opposition et les inégalités dans les ressources politiques rendent cette quête difficile selon ce membre du parti ANC.
La Rédaction

