Le dimanche 29 Septembre 2024, lors d’un meeting animé au siège du parti l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS-Tshisekedi), Augustin Kabuya a plaidé pour la révision de certains articles de la constitution.
Augustin Kabuya a mis en exergue la question du mandat présidentiel, lorsqu’il affirmait que, bien que la Constitution stipule un mandat de cinq ans, la pratique démontre qu’il ne s’étend en réalité qu’à trois ans en raison de la consécration d’une partie aux différentes négociations pour la formation du gouvernement. Cette remarque soulève des interrogations sur la nécessité d’une clarification juridique pour éviter toute ambiguïté.
Ce dernier estime que cette démarche de révision de la constitution pourrait s’avérer bénéfique pour le pays.« J’étais moi-même informateur. Je connais les lacunes qui se trouvent dans notre Constitution. Je ne trouve aucun problème si l’on doit réviser certains articles », a-t-il déclaré, tout en faisant mention de l’importance d’adapter le texte fondamental aux réalités actuelles.
Cependant, il convient tout de même de souligner que les déclarations de Augustin ont été dénoncées par certains opposants ainsi que par plusieurs organisations de la société civile.
Selon l’organisation, l’article 220 protège contre la limitation des mandats présidentiels. Augustin Kabuya, dans ses propos a même été accusé par l’ONG Justicia ASBL pour semence volontaire de troubles et confusion entre révision et changement de la constitution. «Je n’ai jamais dit que je changerai la Constitution pour allonger la durée de mon mandat. Ce sont des dispositions immuables, et il faut consulter le peuple avant d’envisager toute modification. » a affirmé le Président Tshisekedi récemment en Août dernier dans l’espoir de nier toute intention de modification de la Constitution pour prolonger son mandat.
Toutefois, il convient de souligner que même l’origine de la constitution a été critiquée par Augustin affirmant qu’elle aurait été « élaborée par des étrangers ». En s’appuyant sur ça, il justifie donc son appel à la révision de la constitution.
La Rédaction

