Lors des travaux visant un plan destiné à unifier les nations face aux défis contemporains tels que le changement climatique et les inégalités croissantes, les échanges ont été houleux entre deux des têtes d’affiche des deux grands blocs notamment les USA et la Russie qui se livrent une guerre d’influence sur plusieurs théâtres d’opération. Sans surprise, cette fracture du monde n’a pas rendu possible la signature du pacte pour l’avenir par tous les pays surtout la Russie.
A travers une déclaration depuis New York, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Vershinin à souligner le pourquoi son pays ne se reconnaît pas dans le document qui a été adopté pour signature. Selon lui « La Russie a joué le rôle le plus actif dès le début de l’élaboration du Pacte pour l’avenir. Nous n’avons pas été gouvernés uniquement par nos intérêts nationaux, mais nous avons également poursuivi les priorités de la majorité mondiale. Notre délégation a adopté une approche constructive et a ouvert le dialogue dans l’intérêt du compromis. Malgré cela, la version finale du pacte et de ses addendas contient encore des éléments non consensuels et inacceptables. Cela ne favorise pas la réalisation des objectifs déclarés du sommet et n’est pas propice à la fonction des Nations unies ».
Le son de cloche du côté de Washington diffère tout naturellement de celui de Moscou. Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, prenant la parole lors du sommet, a souligné l’importance d’adapter le système des Nations Unies à la réalité actuelle. « Préserver le statu quo n’est pas une ption. Les États-Unis se sont engagés à adapter le système des Nations Unies pour qu’il reflète le monde d’aujourd’hui et de demain, et non celui qui existait en 1945. Nous continuerons à nous opposer à l’idée que les nations puissent revendiquer des sphères d’influence ou dicter à d’autres pays leurs alliances ou leurs partenariats », a déclaré Blinken.
L’adoption de ce document de 42 pages baptisé pacte pour l’avenir a pour objectif de mobiliser les 193 États membres des Nations Unies autour d’une coopération multilatérale afin de relever les dédits du siècle présent.
Plus de 130 chefs d’État et de gouvernement ont pris part à ce rendez-vous de haut niveau. L’assemblée générale a également adopté des annexes, telles que le Compact mondial pour le numérique et la Déclaration sur les générations futures. L’objectif central de tous ces documents n’est autre que la paix.
La Rédaction

