Kara, 19 septembre
Les professionnels des médias de la région de la Kara se sont récemment réunis pour un atelier de formation axé sur la lutte contre l’extrémisme violent. Organisé les 18 et 19 septembre à Kara, cet événement visait à approfondir leur compréhension des mécanismes de l’extrémisme, ainsi que des techniques de gestion de l’information et de lutte contre la désinformation.
Cet atelier a été orchestré par le ministère de la Sécurité en collaboration avec le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV), avec le soutien technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il s’inscrit dans le cadre du projet régional « Renforcement de la résilience et de l’engagement des communautés pour prévenir et combattre l’extrémisme violent » qui concerne également le Bénin, la Côte-d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso. La formation ciblait les journalistes et animateurs des régions des Savanes, Kara et Centrale.
Les sessions ont permis aux participants d’explorer en profondeur les caractéristiques de l’extrémisme violent, y compris ses origines, ses évolutions et ses moteurs. Ils ont également étudié les méthodes de recrutement des groupes extrémistes, leurs sources de financement, et les mesures mises en place par le Togo, telles que les initiatives militaires et les programmes de développement.
Les professionnels des médias ont également révisé les techniques de collecte et de diffusion d’informations, ainsi que les méthodes de vérification des faits. Ils ont été formés à la lutte contre les discours haineux, la désinformation et la mésinformation.
Dr. Katelewena Bayouma, responsable du département communication et relations publiques au CIPLEV, a souligné que les menaces d’insécurité dans les régions du Sahel et des Savanes compromettent les efforts de développement. Il a souligné l’importance de ces formations pour éviter que les populations ne cèdent à la panique.
Kombaté Yendoukoa Aimé, analyste de programme au PNUD, a noté que les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, autrefois considérés comme pacifiques, sont désormais confrontés à des menaces croissantes d’extrémisme violent et de terrorisme, avec des répercussions sur la stabilité et le développement régional.
N’Daam Gnazou Germain, représentant du ministre de la Communication, a encouragé les médias à utiliser les connaissances acquises de manière rationnelle et à collaborer avec les forces de défense pour contrer ce phénomène.
Enfin, le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu, et le maire de la commune Kozah 1, Pidabi Bawubadi, ont salué cette initiative et exprimé leur gratitude envers le PNUD ainsi que les autres partenaires internationaux (Danemark, Allemagne, Australie et Norvège) pour leur soutien dans la lutte contre l’extrémisme violent.
La Rédaction

