Ce mardi 17 septembre dans le cadre du procès de l’affaire nommée « l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », l’ex ministre de l’Economie et des Finances Bouaré Fily Sissoko et d’autres accusés sont attendus à la barre.
Accuser de « corruption » « trafic d’influence » « atteinte aux bien publics » « favoritisme » ou encore « faux et usage de faux », Mme Bouaré Fily Sissoko, l’ex ministre de l’Economie et des Finances et ancienne chef de cabinet du président Ibrahim, placé sous mandat de dépôt depuis trois ans, ancien directeur de cabinet du président, Ibrahim Boubacar Keita, Mahamadou Camara sont tous attendus à la barre ce mardi. Et d’autres hors du Mali comme, Moustapha Ben Barka, actuellement vice-président de la Banque africaine de développement, ou encore Mohamed Kagnassi, ancien conseiller du président Ibrahim Boubacar Keita seront jugés par contumace.
Les enquêtes ont révélé des détournements de fonds publics à hauteur de 28,5 milliards de FCFA pour l’avion présidentiel, et 69 milliards de FCFA pour les équipements militaires.
L’affaire remonte à 2014 sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Keita et concerne l’achat d’un avion présidentiel à près de 20 milliards de FCFA et des contrats de plusieurs dizaines de milliards pour la fourniture d’équipements militaires.
L’avion présidentiel a été acquis à la suite d’un montage financier de type mafieux mêlant société écrans et hommes d’affaires douteux. Les 20 milliards ont été sortis des caisses de l’état, hors de toute inscription budgétaire, pour acquérir un Boeing 737 qui n’est toujours pas immatriculé au nom du Mali.
Au même moment, un contrat d’exploitation a été signé avec l’entreprise Jet Magic Limited basé à MALTE qui s’élève depuis 2014 à 3 milliards par an. Plus tard il a été révélé qu’un marché de gré à gré de 69 milliards de FCFA a été attribué à un proche de la famille présidentielle en violation des règles des marchés publics.
Le fait que le marché soit attribué de gré à gré est un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Dans ce même contrat Mme Fily Bouaré, a couvert ce marché par une garantie de 100 milliards de FCFA.
Une demande de report du procès à la semaine prochaine, en raison d’un congrès des avocats de l’UEMOA, sera examinée après l’ouverture de l’audience ce matin.
La Rédaction

