Face à la dernière sortie de Donald Trump, l’Internet n’a pas perdu de temps pour transformer ses paroles en véritable festival de blagues et de mèmes. Le candidat républicain, lors d’un débat, a affirmé que les migrants haïtiens de Springfield « se nourrissent de chiens et de chats ». Oui, vous avez bien lu, et non, il n’a pas parlé de « hot dogs » par accident.
Le festin virtuel commence
Les internautes, armés de leurs claviers et de beaucoup d’humour, ont fait déferler une vague de vidéos et de mèmes pour moquer les déclarations de Trump. Des photos de chiens déguisés en « hot dogs » ont envahi les réseaux sociaux, et certains n’ont pas hésité à créer des parodies où les chats planifient leur évasion face à cette nouvelle « menace ».
Même la police de Springfield a dû intervenir, mais pas pour sauver les chiens ! Ils ont rassuré tout le monde en confirmant qu’il n’existait aucune preuve de chats ou de chiens maltraités par les Haïtiens. En revanche, l’imagination de Trump semble, elle, hors de contrôle.
Les pro-Trump en mode sérieux… ou pas ?
Pendant que l’Internet rigole, certains militants pro-Trump n’ont pas trouvé la blague drôle. Elon Musk, lui, a même décidé de jouer les protecteurs des animaux en soutenant Trump, tandis que ce dernier enfonçait le clou en qualifiant les Haïtiens de « terroristes » et d’« assassins ». Comme quoi, l’humour a du mal à passer dans certains cercles.
Quand une alerte à la bombe devient l’apothéose du cauchemar
Dans la petite ville de Springfield, c’était moins drôle. Des écoles et la mairie ont été évacuées après des alertes à la bombe. Et la communauté haïtienne, qui vit là depuis des années, a vu monter la tension autour d’eux. Accusés d’avoir envahi la ville en bus affrétés par le gouvernement et de profiter des aides publiques, ces migrants sont devenus la cible de fausses rumeurs dignes des meilleurs épisodes de « X-Files ».
Une vieille rengaine
En réalité, ce n’est pas la première fois que Trump se retrouve à sortir des propos sur les Haïtiens qui feraient pâlir un scénariste de film d’horreur. Comme l’explique le politologue Sébastien Nicolas, ces discours plongent leurs racines dans une longue tradition de stigmatisation des Haïtiens aux États-Unis. Trump ne fait que rejouer une vieille cassette. Mais cette fois, les internautes ont décidé de lui répondre avec humour, prouvant que la meilleure riposte face à l’absurde, c’est parfois un bon vieux mème.
Si Trump pensait effrayer l’Amérique avec ses histoires de chiens et de chats dévorés, il a surtout offert à Internet une nouvelle raison de rire. Et franchement, qui peut résister à un chien déguisé en hot dog ?
La Rédaction

