La région de Tahoua, située au nord du Niger, est devenue l’épicentre d’une grave crise sanitaire. L’épidémie de choléra qui y sévit a déjà six morts. Les autorités sanitaires appellent à une mobilisation générale pour endiguer la propagation de cette maladie, qui pourrait s’étendre aux autres régions. La région de Tahoua est ainsi placée en alerte rouge.
Avec la multiplication du nombre d’infections, les hôpitaux sont débordés, le personnel soignant est sous pression et les ressources manquent dans cette région. Cette situation s’explique par plusieurs facteurs, notamment la saison des pluies et les inondations qui favorisent la prolifération des bactéries, le manque d’accès à l’eau potable dans certaines zones rurales et les déplacements de population liés aux conflits et à la sécheresse.
Les premières épidémies de choléra au Niger remontent aux années 1970. Depuis lors, le pays a connu des flambées épidémiques récurrentes, souvent liées à des facteurs environnementaux, socio-économiques et sanitaires. En 2021, par exemple, les régions de Dosso, Tillabéri, Maradi, Zinder, Tahoua et Niamey avaient été durement frappées par le choléra. « Huit-cent-quarante-cinq cas ont été enregistrés au total, dont trente-cinq décès » avaient détaillé le département de la Santé.
À cause d’un mauvais accès à l’eau potable, le pays est confronté à des défis en ce qui concerne l’assainissement et l’hygiène publique, ce qui débouche fréquemment sur des équipements de maladies contagieuses. Au cours de l’année 2023, la région de Maradi avait été confrontée à une épidémie de diphtérie qui avait pu être endiguée grâce à une mobilisation des autorités et des partenaires comme l’OMS.
La Rédaction

