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	<title>Archives des Ressources minières - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Ressources minières - La Cinquième</title>
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		<title>Botswana : 24 % de propriété locale désormais obligatoire dans les nouvelles mines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 14:28:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Botswana vient de franchir une nouvelle étape vers une meilleure redistribution de ses richesses naturelles. À compter du 1er octobre, toute société minière obtenant une nouvelle concession devra céder 24 % de ses parts à des investisseurs locaux, selon une annonce officielle du ministère des Minéraux et de l’Énergie. Cette mesure s’applique aux participations [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Botswana vient de franchir une nouvelle étape vers une meilleure redistribution de ses richesses naturelles. À compter du 1er octobre, toute société minière obtenant une nouvelle concession devra céder 24 % de ses parts à des investisseurs locaux, selon une annonce officielle du ministère des Minéraux et de l’Énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure s’applique aux participations que le gouvernement choisit de ne pas acquérir directement. Elle découle d’une réforme législative engagée l’an dernier, dont la date d’application n’avait pas encore été fixée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, la loi sur les mines et les minéraux donnait au gouvernement le droit d’acheter 15 % de toute concession nouvellement licenciée, avec la possibilité d’accroître cette part dans les projets diamantifères. Désormais, cette nouvelle règle vient compléter ce dispositif en ouvrant la porte à une participation accrue des acteurs économiques locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un modèle africain de redistribution minière<br>Premier producteur mondial de diamants en valeur, le Botswana cherche à renforcer son modèle de croissance inclusive. En imposant cette part de 24 % de propriété locale, le pays veut non seulement stimuler la participation nationale dans l’exploitation de ses ressources, mais aussi favoriser les chaînes de valeur locales dans un secteur longtemps dominé par les compagnies étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministère, cette réforme a également pour objectif de garantir que les entreprises minières s’engagent dans la réhabilitation environnementale, un enjeu majeur pour les communautés proches des sites d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Investisseurs nationaux et fonds de pension mobilisés<br>Lors des débats parlementaires, l’ancien ministre des Mines avait souligné que les fonds de pension botswanais pourraient jouer un rôle clé pour soutenir les investisseurs locaux dans l’achat de parts. Cette dynamique devrait permettre d’asseoir la souveraineté économique du pays tout en consolidant la transparence et la traçabilité dans la gestion du secteur minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette réforme, le Botswana envoie un signal fort : la richesse du sous-sol doit désormais profiter davantage à ceux qui vivent sur cette terre.<br>La Rédaction</p>
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		<title>Zimbabwe : le boom du lithium déplace les communautés locales au profit de concessions chinoises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:24:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Zimbabwe, riche en lithium, voit ses terres agricoles redistribuées au profit d’exploitations minières chinoises, provoquant le déplacement de communautés locales qui cultivaient ces terres depuis des générations.Dans les zones riches en lithium, des concessions minières attribuées à des sociétés chinoises, telles que Max Mind Investments, filiale du géant Chengxin Lithium Group, entraînent le relogement de nombreuses familles. La société opère notamment la mine Sabi Star dans la province de Manicaland, où plusieurs villages ont été concernés par ces nouvelles affectations de terres.À lire aussi : L’Afrique et l’or blanc. Le lithium, un nouvel enjeu stratégique pour le continentSelon les autorités locales, des familles ont été relogées et compensées, mais de nombreux habitants contestent le montant et les conditions de cette indemnisation. Dans certaines régions, des résidents ont été contraints de déménager sur de longues distances, perdant ainsi leurs cultures, notamment des vergers et des champs exploités depuis des générations.Le Zimbabwe détient les cinquièmes plus grandes réserves mondiales de lithium, un minéral clé pour la production de batteries pour véhicules électriques. La Chine, premier producteur et marché mondial de véhicules électriques, investit massivement dans l’acquisition de terres riches en lithium pour soutenir son industrie.En 2023, 72 % des nouvelles licences minières délivrées au Zimbabwe ont été accordées à des entreprises chinoises, selon l’Agence zimbabwéenne pour l’investissement et le développement. Si la transition vers les énergies vertes s’accélère à l’échelle mondiale, le coût social pour les communautés locales reste peu visible et suscite des inquiétudes sur la redistribution des richesses et le respect des droits fonciers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Madagascar mise sur un or plus propre : vers une filière responsable et formelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Antananarivo, 10 juillet 2025 – Un tournant décisif pour le secteur aurifère malgache. Madagascar engage la transformation de sa filière de l’or vers une chaîne d’approvisionnement plus responsable, inclusive et conforme aux standards internationaux. Une stratégie nationale qui allie développement économique, justice sociale et préservation environnementale. Une alliance stratégique pour structurer la filièrePendant deux jours, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Antananarivo, 10 juillet 2025 – Un tournant décisif pour le secteur aurifère malgache. Madagascar engage la transformation de sa filière de l’or vers une chaîne d’approvisionnement plus responsable, inclusive et conforme aux standards internationaux. Une stratégie nationale qui allie développement économique, justice sociale et préservation environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une alliance stratégique pour structurer la filière<br>Pendant deux jours, à Antananarivo, le Ministère des Mines, la Banque centrale de Madagascar (BFM), la Centrale de l’Or de Madagascar (COM) et le PNUD ont défini les bases d’une chaîne d’approvisionnement formelle. L’atelier stratégique a permis de finaliser une note conceptuelle structurante, de valider un plan d’action budgétisé, et de jeter les fondations d’un partenariat durable entre les institutions engagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Objectif affiché : se conformer aux exigences de l’OCDE et de la London Bullion Market Association (LBMA), afin d’intégrer les circuits internationaux de l’or tout en garantissant transparence et traçabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conformité, environnement et droits humains au cœur des priorités<br>La rencontre a aussi été l’occasion d’identifier les risques critiques de la filière, qu’ils soient juridiques, techniques ou sociaux, et de proposer des solutions concrètes pour chaque maillon de la chaîne. La clarification des rôles de chaque acteur prépare la signature d’une convention de collaboration indispensable à la mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En amont, des campagnes de sensibilisation ont été menées à Dabolava, Miandrivazo et Andranomainty, touchant orpailleurs, collecteurs et autorités locales. Ces sessions ont porté sur le nouveau Code minier de 2023, avec un focus sur la légalité des activités, la traçabilité de l’or, la protection de l’environnement et le respect des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ambition nationale pour un or équitable<br>Ce processus de formalisation vise à faire de la filière aurifère un véritable moteur de croissance durable. À travers cette dynamique, Madagascar entend renforcer la transparence du secteur minier, créer de la valeur pour l’économie nationale et garantir des retombées positives pour les communautés locales.<br>La Rédaction</p>
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		<title>Guinée. La junte révoque massivement des permis miniers jugés inactifs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
		<category><![CDATA[Doumbouya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En Guinée, la junte militaire au pouvoir a franchi une nouvelle étape dans sa reprise en main du secteur minier. Près d’une cinquantaine de permis d’exploitation ont été annulés par décret présidentiel, touchant des dizaines de sociétés opérant dans les domaines de la bauxite, de l’or, du diamant et du graphite. L’annonce, faite mercredi soir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">En Guinée, la junte militaire au pouvoir a franchi une nouvelle étape dans sa reprise en main du secteur minier. Près d’une cinquantaine de permis d’exploitation ont été annulés par décret présidentiel, touchant des dizaines de sociétés opérant dans les domaines de la bauxite, de l’or, du diamant et du graphite. L’annonce, faite mercredi soir à la télévision publique RTG, marque un tournant dans la politique minière du général Mamadi Doumbouya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un coup de balai ciblé<br>Le texte diffusé à la télévision ne précise pas les motifs individuels de retrait, mais selon Oumar Totiya Barry, chercheur spécialiste des industries extractives, la majorité des entreprises visées ne respectaient pas leurs obligations contractuelles. « La plupart des sociétés concernées ne développaient pas ou n’exploitaient pas les concessions qui leur avaient été attribuées », explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision fait suite à une série de mesures similaires prises depuis le début du mois de mai. Deux entreprises guinéennes, Guiter Mining et Kebo Energy SA, avaient déjà perdu leurs droits miniers. Le chef de la junte avait également ordonné la révocation de tous les permis non conformes au code minier, sans autre précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ressources colossales, pauvreté persistante<br>La Guinée est l’un des pays les plus riches du continent en ressources minières, notamment en bauxite – dont elle est le premier producteur mondial – mais aussi en fer, or et diamant. Pourtant, la majorité de la population guinéenne continue de vivre dans une grande précarité. Les bénéfices de l’extraction minière profitent largement aux multinationales, alors que les infrastructures restent déficientes et que les retombées locales sont faibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La junte affirme vouloir corriger cette injustice en assainissant le secteur. Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2021, après avoir renversé Alpha Condé, Mamadi Doumbouya a fait de la valorisation nationale des ressources un axe central de sa politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre volonté de réforme et incertitudes<br>Ce vaste nettoyage du secteur minier est perçu par certains comme une tentative de restaurer l’autorité de l’État dans un domaine crucial pour l’économie. Mais d’autres observateurs s’inquiètent d’un manque de transparence et d’une centralisation du pouvoir qui pourrait décourager les investissements, ou être détournée à des fins politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question reste : à qui profiteront ces retraits de permis ? À la Guinée ou à un cercle plus restreint d’acteurs économiques et politiques liés au régime militaire ? En l’absence d’un cadre clair et d’un plan de redistribution équitable, le doute persiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/guinee-la-junte-revoque-massivement-des-permis-miniers-juges-inactifs/">Guinée. La junte révoque massivement des permis miniers jugés inactifs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>RDC. L’arme des quotas pour défendre le cobalt face à la surproduction chinoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 21:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La République Démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt, entend reprendre la main sur le marché de ce métal stratégique. À l’issue d’une interdiction temporaire de quatre mois, Kinshasa envisage désormais d’imposer des quotas stricts sur ses exportations. Objectif affiché : enrayer la chute des prix provoquée par une surabondance mondiale. Des restrictions pour [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La République Démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt, entend reprendre la main sur le marché de ce métal stratégique. À l’issue d’une interdiction temporaire de quatre mois, Kinshasa envisage désormais d’imposer des quotas stricts sur ses exportations. Objectif affiché : enrayer la chute des prix provoquée par une surabondance mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des restrictions pour réguler le marché<br>C’est lors du Sommet sur le cobalt à Singapour que Patrick Luabeya, directeur général de l’Autorité de Régulation et de Contrôle du Marché des Substances Minérales Stratégiques, a levé le voile sur cette nouvelle stratégie. À compter de la fin du moratoire, le pays prévoit d’instaurer des plafonds à l’exportation afin de “mieux réguler le marché mondial du cobalt”, selon les termes des autorités congolaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une suspension décrétée en février dernier. Une mesure forte, destinée à redresser les cours d’un minerai devenu vital pour la fabrication des batteries lithium-ion, essentielles aux véhicules électriques et à une large gamme d’appareils électroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pression d’une production chinoise record<br>Mais la RDC fait face à un adversaire de taille : la société chinoise CMOC (China Molybdenum Co.), dont les performances inquiètent Kinshasa. En 2024, le géant chinois représentait à lui seul 53 % de la production mondiale. Et pour le premier trimestre 2025, CMOC annonce une nouvelle progression de plus de 20 %, menaçant d’inonder davantage un marché déjà instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette montée en puissance de la Chine ravive les craintes d’un effondrement des prix, un scénario que la RDC veut à tout prix éviter. D’où le virage stratégique : imposer des quotas pour reprendre le contrôle, protéger ses revenus, et affirmer sa souveraineté sur l’un de ses principaux leviers économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers une souveraineté renforcée sur les ressources stratégiques<br>En misant sur les quotas, la RDC cherche également à envoyer un signal fort : le temps du laissez-faire est révolu. Le pays veut désormais peser sur les prix mondiaux, limiter les effets pervers de la spéculation et valoriser davantage ses ressources, dans un contexte où le cobalt devient un enjeu géopolitique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir si cette stratégie suffira à rééquilibrer un marché dominé par des intérêts internationaux puissants, mais qui repose toujours, pour plus de 70 %, sur les sous-sols congolais.<br>La Rédaction</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/rdc-larme-des-quotas-pour-defendre-le-cobalt-face-a-la-surproduction-chinoise/">RDC. L’arme des quotas pour défendre le cobalt face à la surproduction chinoise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Afrique. Ressources minières &#8211; Le Mali et le Niger imposent leur souveraineté face aux entreprises chinoises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La diplomatie économique sahélienne prend un tournant décisif. Le Mali et le Niger resserrent leur étau réglementaire autour des entreprises chinoises opérant dans les secteurs minier et pétrolier, signalant une mutation profonde des relations économiques internationales dans la région. Un tour de vis au Mali : Mettre fin aux exploitations illégalesAu Mali, la réponse gouvernementale [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie économique sahélienne prend un tournant décisif. Le Mali et le Niger resserrent leur étau réglementaire autour des entreprises chinoises opérant dans les secteurs minier et pétrolier, signalant une mutation profonde des relations économiques internationales dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tour de vis au Mali : Mettre fin aux exploitations illégales<br>Au Mali, la réponse gouvernementale face aux pratiques minières illicites témoigne d&rsquo;une volonté de fermeté sans précédent. Le 25 mars 2025, le Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a convoqué l&rsquo;ambassadeur de Chine, Chen Zhihong, lors d&rsquo;une réunion cruciale impliquant plusieurs hauts fonctionnaires. Les enjeux sont multiples : examiner précisément les activités minières illégales documentées entre 2021 et 2025, évaluer les conséquences environnementales et sociales désastreuses, et imposer un cadre réglementaire strict respectant la souveraineté nationale. L&rsquo;incident tragique du 17 février 2025 à Bilalikoto, où 48 personnes ont perdu la vie dans un accident minier, a servi de catalyseur à cette intervention. Les autorités maliennes ont immédiatement pris des mesures radicales : suspension de tous les permis artisanaux accordés aux étrangers, exigence d&rsquo;un arrêt immédiat des pratiques d&rsquo;exploitation non conformes, et mise en place d&rsquo;un mécanisme de coordination avec l&rsquo;ambassade chinoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Niger réinvente sa coopération pétrolière<br>Parallèlement, le Niger engage une refonte structurelle de sa coopération avec la China National Petroleum Corporation (CNPC). Les autorités nigériennes ont clairement identifié les dysfonctionnements : non-respect des réformes sur le contenu local, marginalisation systématique de la main-d&rsquo;œuvre nationale, et pratiques de sous-traitance défavorables aux entreprises locales. Le gouvernement a déployé une stratégie à plusieurs volets : retrait de la licence du Soluxe International Hotel le 6 mars 2025, uniformisation des grilles salariales, imposition de la « nigérisation » des postes stratégiques, et révision des contrats favorisant les compétences locales. Ces mesures s&rsquo;appuient sur l&rsquo;ordonnance nº2024-34, qui contraint les entreprises étrangères à intégrer des représentants nationaux dans leurs structures décisionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réaffirmation de la souveraineté économique<br>Ces actions s&rsquo;inscrivent dans une dynamique géopolitique plus large. Depuis les coups d&rsquo;État de 2020 et 2023, Bamako et Niamey repensent fondamentalement leurs partenariats internationaux. Trois objectifs stratégiques guident cette transformation : maximiser le contrôle et les bénéfices tirés des ressources naturelles, réduire la dépendance économique par une diversification des partenaires, et répondre aux aspirations populaires contre les pratiques jugées prédatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un défi pour la diplomatie économique chinoise<br>Ces développements constituent un tournant significatif dans les relations sino-sahéliennes. La Chine est désormais sommée de s&rsquo;adapter ou de perdre son influence régionale. L&rsquo;ambassadeur Chen Zhihong a déjà proposé la création de mécanismes de coordination pour prévenir les différends. Une approche diplomatique sera essentielle pour renégocier les termes de coopération, démontrer une réelle volonté de partenariat équitable, et préserver les intérêts économiques chinois dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali et le Niger tracent une nouvelle voie de souveraineté économique. Leurs actions signalent une transformation profonde des dynamiques d&rsquo;investissement international en Afrique, où les pays producteurs entendent désormais dicter leurs propres règles.<br>La Rédaction</p>
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		<title>Mali. L’or de Nampala sous contrôle canadien</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/mali-lor-de-nampala-sous-controle-canadien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Une production d’or en hausse malgré un cadre plus strict</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le lancement de sa production commerciale en 2017, la mine de Nampala, située à 250 km au sud-est de Bamako, a extrait environ 6,52 tonnes d’or (230 000 onces). Cette exploitation, menée par la filiale malienne de la société canadienne Ressources Robex, devrait poursuivre ses activités pour huit années supplémentaires avec une production annuelle estimée à 1,43 tonne d’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le potentiel du gisement de Mininko, au cœur de cet accord, est évalué à 17,35 millions de tonnes de minerai avec une concentration moyenne de 0,7 gramme d’or par tonne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un accord renforçant le contrôle de l’État malien</p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2024, un protocole d’accord a marqué un tournant : les parts de l’État malien ont été converties en participations non contributives et non diluables, assorties d’un mécanisme de dividendes prioritaires. Ce changement vise à garantir une plus grande part des revenus miniers pour le Mali sans alourdir les charges financières publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle convention, validée par le conseil des ministres le 12 février 2025, s’inscrit dans le cadre du Code minier récemment révisé. Ce texte cherche à accroître les bénéfices nationaux tout en maintenant l’attractivité du secteur pour les investisseurs étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une coopération stratégique malgré les tensions internationales</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat entre Ressources Robex et le Mali, initié en 2011, traverse sa deuxième décennie. Après l’octroi du permis en 2012 et le transfert à Nampala S.A. en 2013, les relations entre les deux parties ont évolué vers un modèle plus équilibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Matthew Wilcox, dirigeant de Robex, a salué « les discussions constructives » avec les ministères des Mines et des Finances, malgré un contexte diplomatique tendu entre le Mali et certains partenaires étrangers, notamment la France.<br>La Rédaction</p>
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		<title>Malawi. Interdiction des exportations minières, un virage décisif pour la souveraineté ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
		<category><![CDATA[interdiction]]></category>
		<category><![CDATA[Malawi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le gouvernement du Malawi a décrété un gel total des exportations de pierres précieuses et de minéraux, tout en suspendant l’attribution de nouvelles licences d’exportation. Annoncée par le ministre des Mines, Joseph Mkandawire, sur Facebook, cette décision marque une volonté claire de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique, longtemps sous-exploité au profit d’acteurs étrangers. Avec [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement du Malawi a décrété un gel total des exportations de pierres précieuses et de minéraux, tout en suspendant l’attribution de nouvelles licences d’exportation. Annoncée par le ministre des Mines, Joseph Mkandawire, sur Facebook, cette décision marque une volonté claire de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique, longtemps sous-exploité au profit d’acteurs étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec effet immédiat, cette interdiction restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. En parallèle, le vice-président supervise un audit approfondi des contrats miniers, un processus qui devrait s’étendre sur 21 jours. L’enjeu est colossal : redresser un secteur où les pertes fiscales atteignent des proportions alarmantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Conflit à Plusieurs Milliards</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme s’inscrit dans un bras de fer entre l’État malawite et Columbia Gem House, une entreprise américaine accusée d’avoir exploité les ressources du pays sans s’acquitter de taxes proportionnelles à ses bénéfices. Le gouvernement réclame des sommes faramineuses pour compenser une décennie d’exportations sous-évaluées. Selon le FMI, le manque à gagner dépasse de loin le PIB du pays, révélant l’ampleur des fuites de capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le Malawi emboîte le pas au Mali et au Burkina Faso, qui ont récemment renforcé leur contrôle sur leurs richesses minières. Pourtant, malgré des réserves prometteuses en rubis et en uranium, l’exploitation minière reste marginale dans l’économie nationale, pesant moins que l’agriculture vivrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Pari Économique et Politique</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perspectives de développement sont pourtant bien réelles. La Banque mondiale prévoit que d’ici 2040, le secteur minier pourrait devenir un moteur économique majeur, notamment grâce à l’exploitation du graphite, un matériau clé pour la transition énergétique mondiale. Mais pour que cette manne profite aux Malawites, encore largement frappés par l’extrême pauvreté, il faut une refonte en profondeur du cadre de gouvernance minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du Malawi, cette décision illustre un tournant majeur sur le continent africain. Longtemps pillées ou exploitées selon des accords déséquilibrés, plusieurs nations redéfinissent désormais les règles du jeu, cherchant à transformer leurs richesses naturelles en leviers de développement réel. Le gel des exportations décrété par Lilongwe pourrait ainsi marquer le début d’un changement de paradigme bien plus vaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Mali. Un “gruyère minier” aux effondrements meurtriers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
		<category><![CDATA[Effondrements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, est-il devenu un “gruyère minier” ? La prolifération des sites d’orpaillage, souvent illégaux et non réglementés, a transformé certaines régions du pays en un véritable labyrinthe souterrain, où les effondrements se multiplient. Le dernier drame en date, survenu le 15 février à Bilaly Koto, dans l’ouest du pays, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, est-il devenu un “gruyère minier” ? La prolifération des sites d’orpaillage, souvent illégaux et non réglementés, a transformé certaines régions du pays en un véritable labyrinthe souterrain, où les effondrements se multiplient. Le dernier drame en date, survenu le 15 février à Bilaly Koto, dans l’ouest du pays, a coûté la vie à au moins 48 personnes, principalement des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sous-sol criblé de cavités instables</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’orpaillage artisanal est une activité essentielle pour des milliers de Maliens et d’orpailleurs venus de toute la sous-région, attirés par l’espoir d’un enrichissement rapide. Mais cette quête du précieux métal se fait dans des conditions précaires. Faute d’infrastructures adaptées, les mineurs creusent à mains nues ou avec du matériel rudimentaire, formant des galeries profondes, étroites et dépourvues de tout support de consolidation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces cavités souterraines, creusées sans contrôle ni expertise géologique, transforment progressivement certaines zones en un réseau instable, où les effondrements sont inévitables. L’analogie avec un “gruyère minier” illustre bien cette réalité : un sous-sol perforé de trous béants, abandonnés les uns après les autres, avant d’être réinvestis par des orpailleurs à la recherche des dernières miettes d’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des mines abandonnées, des sites réoccupés</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’effondrement de Bilaly Koto s’est produit sur une mine anciennement exploitée par une entreprise chinoise, puis laissée à l’abandon. C’est un schéma récurrent : après le départ des compagnies industrielles, les orpailleurs illégaux s’installent sur ces sites, y creusant de nouvelles galeries ou réutilisant d’anciennes excavations affaiblies. Ce phénomène accentue les risques, car ces mines ne sont pas réhabilitées ni sécurisées après leur fermeture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines zones aurifères du Mali, comme Kayes ou Sikasso, il suffit de parcourir quelques kilomètres pour apercevoir d’innombrables trous béants, vestiges d’une exploitation effrénée. Chaque nouveau creusement fragilise encore un peu plus le terrain, jusqu’à provoquer des drames comme celui de Bilaly Koto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une réglementation insuffisante face à l’explosion de l’orpaillage</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes peinent à encadrer cette activité informelle, qui représente pourtant une manne économique importante pour des milliers de familles. Officiellement, l’État tente de limiter l’orpaillage à certaines zones, mais dans les faits, le contrôle est quasi inexistant. Des milliers de travailleurs continuent d’exploiter des mines clandestines, souvent sous l’emprise de réseaux informels ou de trafiquants d’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2024, un autre effondrement avait déjà fait plus de 70 morts dans le sud du pays. À chaque drame, des voix s’élèvent pour réclamer une meilleure régulation du secteur, mais les mesures tardent à être mises en place. Entre manque de moyens et corruption, la situation reste inchangée : les orpailleurs continuent de creuser, souvent au péril de leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une bombe à retardement écologique et humaine</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des effondrements, l’exploitation artisanale pose également un problème écologique majeur. L’utilisation incontrôlée de mercure pour extraire l’or pollue les sols et les cours d’eau, exposant les populations locales à de graves risques sanitaires. De plus, la déforestation massive autour des sites miniers accentue l’érosion des sols et la désertification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si rien n’est fait, le Mali risque de voir ses régions aurifères se transformer en un paysage lunaire, où les morts s’accumulent sous les gravats d’un sous-sol grignoté sans relâche. Pour éviter de nouveaux drames, il est urgent de mettre en place une régulation stricte de l’orpaillage, d’encadrer la fermeture des mines industrielles et d’offrir des alternatives économiques aux populations dépendantes de cette activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le “gruyère minier malien” continue de s’effondrer, emportant des vies avec lui. Mais jusqu’à quand ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Le Lithium au Nigeria. Opportunité Économique ou Bombe à Retardement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources minières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Nigeria, souvent associé à ses vastes réserves de pétrole, attire aujourd’hui l’attention pour une toute autre ressource : le lithium. Ce métal, essentiel à la fabrication des batteries rechargeables utilisées dans les véhicules électriques et les appareils électroniques, est devenu un enjeu stratégique mondial. Avec la découverte de gisements significatifs, notamment dans l’État de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Le Nigeria, souvent associé à ses vastes réserves de pétrole, attire aujourd’hui l’attention pour une toute autre ressource : le lithium. Ce métal, essentiel à la fabrication des batteries rechargeables utilisées dans les véhicules électriques et les appareils électroniques, est devenu un enjeu stratégique mondial. Avec la découverte de gisements significatifs, notamment dans l’État de Nasarawa et d’autres régions du pays, le Nigeria pourrait bien devenir un acteur majeur du marché du lithium. Mais cette promesse économique s’accompagne de nombreux défis, entre exploitation artisanale incontrôlée, enjeux environnementaux et tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une Richesse Minérale Encore Sous-Exploitée</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières analyses des gisements nigérians montrent que le lithium extrait est d’une qualité particulièrement élevée. Cette découverte a rapidement suscité l’intérêt d’investisseurs étrangers, notamment chinois, qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement face à une demande croissante. Cependant, contrairement à d’autres pays africains producteurs de lithium, le Nigeria impose des conditions strictes aux entreprises désireuses d’exploiter cette ressource. Le gouvernement exige notamment que la transformation du lithium se fasse sur le sol nigérian, une mesure visant à maximiser les retombées économiques locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique a cependant refroidi certaines grandes entreprises, comme Tesla, qui préfèrent investir dans des pays offrant des conditions plus flexibles. Malgré cela, le Nigeria poursuit sa stratégie et espère attirer des acteurs prêts à investir dans des infrastructures locales de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Exploitation Artisanale et Problèmes Sociaux</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’extraction industrielle du lithium en est encore à ses débuts, l’exploitation artisanale, elle, est déjà bien présente. Dans plusieurs régions du pays, des milliers de mineurs, souvent non déclarés, extraient le lithium de manière rudimentaire. Cette situation entraîne plusieurs conséquences préoccupantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une part, le manque de régulation et de contrôle favorise des conditions de travail dangereuses. De nombreux mineurs travaillent sans équipement de protection, exposés aux poussières toxiques et aux effondrements de terrain. D’autre part, des rapports ont révélé la présence d’enfants parmi les travailleurs, certains n’ayant pas plus de 10 ans. Ces jeunes, issus de familles pauvres, sont contraints d’abandonner l’école pour subvenir aux besoins de leur foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exploitation informelle échappe en grande partie au contrôle de l’État, ce qui signifie également que les revenus générés ne profitent pas aux finances publiques. Une situation qui rappelle les défis rencontrés par le Nigeria avec d’autres ressources naturelles, notamment le pétrole et l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enjeux Environnementaux et Risques de Conflits</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extraction du lithium n’est pas sans impact sur l’environnement. L’exploitation minière entraîne la destruction des écosystèmes locaux, la contamination des eaux souterraines et la déforestation. Sans une régulation stricte, le Nigeria pourrait rapidement se retrouver face à une catastrophe écologique, compromettant les moyens de subsistance des communautés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, comme l’a montré l’histoire des ressources naturelles dans le pays, l’exploitation du lithium pourrait devenir une source de tensions. Les différends entre communautés locales, entreprises minières et gouvernements régionaux risquent d’alimenter des conflits. Dans certains États du Nigeria, la découverte de ressources précieuses a souvent été suivie d’une recrudescence de violences, alimentées par des revendications territoriales et une mauvaise redistribution des richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Avenir Prometteur, Mais Incertain</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lithium représente une opportunité unique pour le Nigeria de diversifier son économie, encore largement dépendante du pétrole. Toutefois, pour que cette ressource bénéficie réellement au pays, une gestion rigoureuse est essentielle. L’État devra renforcer la régulation de l’exploitation minière, lutter contre l’exploitation illégale et s’assurer que les bénéfices profitent aux Nigérians.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces défis sont relevés, le Nigeria pourrait devenir un acteur incontournable du marché du lithium en Afrique, contribuant ainsi à la transition énergétique mondiale. Mais sans une politique claire et une gestion transparente, cette nouvelle ruée vers l’or blanc pourrait bien tourner au chaos, comme ce fut le cas avec d’autres ressources précieuses par le passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigeria saura-t-il éviter ces écueils et tirer pleinement parti de son potentiel ? Seul l’avenir le dira.<br>La Rédaction</p>
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