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	<title>Archives des Gaz - La Cinquième</title>
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		<title>Mozambique : le Rwanda brandit la menace d’un retrait militaire à Cabo Delgado</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Kigali estime supporter seul une grande partie du coût de l’intervention contre l’insurrection jihadiste dans cette région stratégique pour l’industrie gazière. Le Rwanda pourrait revoir sa présence militaire au Mozambique. Kigali a laissé entendre qu’un retrait de ses troupes restait possible si les conditions de financement de l’opération n’étaient pas réévaluées. Depuis 2021, environ un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kigali estime supporter seul une grande partie du coût de l’intervention contre l’insurrection jihadiste dans cette région stratégique pour l’industrie gazière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rwanda pourrait revoir sa présence militaire au Mozambique. Kigali a laissé entendre qu’un retrait de ses troupes restait possible si les conditions de financement de l’opération n’étaient pas réévaluées. Depuis 2021, environ un millier de soldats et policiers rwandais participent aux opérations de sécurisation dans la province de&nbsp;<strong>Cabo Delgado</strong>, épicentre d’une insurrection armée active depuis plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette intervention a permis aux autorités mozambicaines de reprendre le contrôle de certaines zones menacées par des groupes liés à l’organisation État islamique. Mais le gouvernement rwandais considère aujourd’hui que le coût de cette mission repose en grande partie sur ses propres ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un financement jugé insuffisant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités rwandaises pointent notamment la faiblesse des financements internationaux destinés à soutenir cette présence militaire. L’Union européenne a contribué à hauteur d’environ 20 millions d’euros pour soutenir les efforts de stabilisation, mais Kigali estime que cette somme reste très inférieure aux dépenses nécessaires pour maintenir ses forces sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les responsables rwandais, l’engagement de leurs troupes bénéficie non seulement à la sécurité du Mozambique, mais également à la protection d’importants investissements étrangers dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cabo Delgado, une zone stratégique pour l’énergie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nord du Mozambique attire depuis plusieurs années les grandes compagnies énergétiques en raison de ses importantes réserves de gaz naturel. La stabilité de Cabo Delgado est donc devenue un enjeu économique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe&nbsp;<strong>TotalEnergies</strong>&nbsp;a récemment relancé un vaste projet gazier suspendu après une attaque meurtrière en 2021. D’autres acteurs internationaux, notamment&nbsp;<strong>ENI</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>ExxonMobil</strong>, surveillent également l’évolution de la situation sécuritaire avant d’accélérer leurs investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un conflit qui dure depuis près d’une décennie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’insurrection armée qui frappe la région remonte à 2017 et a profondément déstabilisé le nord du Mozambique. Selon les données de l’ONG spécialisée ACLED, les violences ont causé plusieurs milliers de morts et provoqué d’importants déplacements de populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’éventualité d’un retrait des forces rwandaises suscite des inquiétudes parmi les observateurs, qui considèrent leur présence comme un facteur clé dans la stabilisation progressive de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mauritanie et Sénégal. Le gaz de Grand Tortue Ahmeyim, un tournant économique majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 31 décembre 2024 restera dans les annales de la Mauritanie et du Sénégal comme un moment décisif. En effet, cette date marque l’entrée en production du gisement gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un projet qui positionne désormais ces deux pays parmi les producteurs de gaz naturel à l’échelle mondiale. Un tournant stratégique pour leurs économies respectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Découvert en 2015, le gisement GTA a nécessité plusieurs années de préparation avant de voir son entrée en production. Bien que les premières prévisions annonçaient une mise en service en 2022, des retards successifs ont repoussé cette échéance à la fin 2024. Le 31 décembre, le premier flux de gaz a été extrait à 2 850 mètres de profondeur, marquant ainsi le début d’une phase test cruciale pour la commercialisation de cette ressource.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet GTA, d’une envergure impressionnante, s’impose comme l’un des plus ambitieux d’Afrique. Le gaz extrait du gisement sera traité dans des installations offshore avant d’être liquéfié, stocké, puis exporté via un navire de gaz naturel liquéfié (FLNG). L’objectif de production pour cette première phase est de 2,3 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, avec une possibilité de doubler cette capacité lors de la seconde phase du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet est porté par un consortium dirigé par BP, aux côtés de Kosmos Energy, SMH et Petrosen. Il marque un moment historique pour les deux pays, qui deviennent les premiers producteurs de GNL dans la région. Grâce à GTA, la Mauritanie et le Sénégal pourraient bien se positionner comme des acteurs incontournables sur le marché mondial du gaz naturel liquéfié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact économique de ce gisement sera considérable. Dès les premières années d’exploitation, GTA devrait générer des ressources financières importantes grâce aux redevances, aux taxes et à la vente d’une partie des réserves. Les deux pays pourront également bénéficier directement du gaz produit pour répondre à leurs besoins internes. Le gaz sera utilisé dans des centrales thermiques, contribuant ainsi à réduire le déficit énergétique et à améliorer l’accès à l’électricité. Par ailleurs, l’utilisation du gaz butane pourrait également jouer un rôle crucial dans la transition énergétique, réduisant la dépendance au charbon de bois pour la cuisson des aliments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché international bénéficiera également de cette nouvelle source de GNL, qui sera principalement exportée vers l’Europe. Cette exportation devrait renforcer les recettes en devises des deux pays, tout en diversifiant leurs sources de revenus. Au niveau macroéconomique, le projet pourrait stimuler une croissance soutenue dans les années à venir. Selon les prévisions du FMI, la Mauritanie pourrait tripler son taux de croissance en 2025 grâce aux retombées du projet GTA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas été sans obstacles. Le projet a subi une explosion des coûts, avec une augmentation de près de 60 % par rapport aux prévisions initiales, en raison de la pandémie et des retards accumulés. Ces hausses ont conduit les gouvernements mauritanien et sénégalais à exiger des audits externes, qui ont révélé des surfacturations de la part de BP. Alors que le projet entre désormais en phase opérationnelle, les deux pays comptent bien utiliser leur pouvoir de négociation pour revoir à la baisse les coûts et garantir une répartition équitable des bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GTA représente un projet majeur, non seulement pour la Mauritanie et le Sénégal, mais pour toute la région. Avec des réserves estimées à 425 milliards de mètres cubes de gaz, ce gisement pourrait rapporter entre 80 et 90 milliards de dollars sur les 20 prochaines années, à condition que les deux pays parviennent à maîtriser les coûts et à maximiser les retombées économiques. Ce mégaprojet pourrait bien transformer à jamais le paysage énergétique et économique de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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