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	<title>Archives des Crise politique - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Crise politique - La Cinquième</title>
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		<title>Ouganda : la montée en puissance de Muhoozi Kainerugaba ravive les tensions autour de la succession de Museveni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">En Ouganda, les équilibres politiques semblent progressivement se déplacer autour d’une figure centrale : le général&nbsp;<strong>Muhoozi Kainerugaba</strong>, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni. Les récents développements au sein du Parlement et du parti au pouvoir alimentent l’idée d’une recomposition silencieuse du pouvoir, sur fond de préparation implicite de la succession présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une influence militaire qui déborde sur le politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La récente élection du président du Parlement illustre ce basculement. Le choix de&nbsp;<strong>Jacob Oboth-Oboth</strong>, ancien ministre de la Défense, a été précédé par une série de manœuvres internes attribuées au cercle d’influence de Muhoozi au sein de la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, la formation au pouvoir avait reconduit son soutien à la présidente sortante,&nbsp;<strong>Anita Annet Among</strong>, malgré des controverses liées à son enrichissement personnel et à des critiques politiques croissantes. Mais à quelques jours du scrutin parlementaire, un revirement s’est produit : des relais proches du chef de l’armée ont retiré leur appui à Among pour soutenir Oboth-Oboth, qui a finalement été élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, des opérations de police et des perquisitions ont visé les résidences de la présidente sortante, officiellement dans le cadre d’enquêtes anticorruption. Plusieurs observateurs y voient cependant une intervention indirecte du camp Muhoozi dans les luttes internes du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lutte anticorruption comme levier politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Muhoozi Kainerugaba n’occupe aucun rôle institutionnel dans la justice ou les enquêtes civiles, il affirme néanmoins mener une campagne contre la corruption au sein de l’État. Cette posture lui permet de s’imposer comme acteur politique à part entière, au-delà de son statut militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette double position — militaire et politique informelle — renforce les interrogations sur la nature réelle de son influence dans les décisions récentes, notamment dans les arbitrages internes du parti au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une succession devenue inévitable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de ces recompositions, la question de la succession de Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quatre décennies, s’impose désormais comme un enjeu structurel. À 81 ans, le président ougandais n’a jamais formalisé de plan clair de transition, laissant un vide politique progressivement occupé par des dynamiques internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’opposition, certains responsables estiment que le pays assiste à une forme de captation progressive du pouvoir par le cercle familial présidentiel. Cette lecture est toutefois formulée avec prudence, tant les équilibres institutionnels restent verrouillés autour du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des signaux d’un basculement progressif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein même du camp présidentiel, certains acteurs interprètent les récents événements comme les prémices d’un nouvel ordre politique. Les soutiens de Muhoozi présentent ces évolutions comme une tentative de rationalisation du système et de lutte contre les dérives de gestion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres, en revanche, y voient une transformation plus profonde : celle d’une transition non déclarée, où les centres de décision se déplaceraient progressivement vers un noyau restreint gravitant autour de l’armée et de la famille présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’Ouganda entre dans une phase d’incertitude politique maîtrisée, où les lignes entre pouvoir institutionnel, influence militaire et stratégie de succession deviennent de plus en plus poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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		<title>Madagascar : Antananarivo condamne l’accueil d’Andry Rajoelina par Eswatini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Relations internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Andry Rajoelina]]></category>
		<category><![CDATA[Crise politique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">La transition malgache monte au créneau. Antananarivo dénonce la réception officielle accordée par le Royaume d’Eswatini à l’ancien président déchu Andry Rajoelina, qu’elle considère comme une atteinte à la souveraineté nationale et une menace pour le processus de réconciliation engagé après la crise de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie malgache durcit le ton. La présidence de la Refondation de la République de Madagascar a exprimé sa « condamnation la plus ferme » après l’accueil officiel réservé par le Royaume d’Eswatini à Andry Rajoelina, ancien chef de l’État renversé à la suite des troubles de 2025. Pour Antananarivo, ce geste dépasse le simple cadre protocolaire et s’apparente à une remise en cause directe de la souveraineté du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié samedi, les autorités de transition estiment que cette initiative constitue un mépris des principes de justice et une offense à la mémoire des victimes des violences de septembre et octobre 2025, qui avaient coûté la vie à une trentaine de citoyens. Elles rappellent également que M. Rajoelina ne dispose plus de la nationalité malgache, l’ayant perdue volontairement, ce qui retire toute légitimité à une reconnaissance officielle à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est d’autant plus sensible que l’ancien président était au pouvoir lors de ces événements tragiques. Ces violences, sur fond de crise sociale et politique, avaient déclenché un soulèvement populaire largement porté par la génération Z, précipitant la chute du régime. Depuis, Madagascar est dirigé par un pouvoir de transition conduit par le colonel Michael Randrianirina, chargé de piloter la reconstruction institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la présidence, l’attitude d’Eswatini risque d’alimenter les tensions internes et de perturber les efforts de réconciliation nationale, accompagnés par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Toute reconnaissance politique implicite de l’ex-président affaiblirait, selon Antananarivo, la dynamique de stabilisation en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, Madagascar a adressé une lettre officielle au secrétariat exécutif de la SADC et au président sud-africain Cyril Ramaphosa afin de porter à leur connaissance ses préoccupations et de solliciter un traitement diplomatique de cette question. La présidence réaffirme son engagement ferme pour la défense de la souveraineté nationale, la dignité du peuple malgache et le respect dû aux victimes de la crise de 2025, estimant qu’aucun protocole ni calcul politique ne saurait prévaloir sur ces principes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>France : Crise politique, après un passage éclair à Matignon —Sébastien Lecornu démissionne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 09:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron le 6 octobre 2025, après seulement 27 jours à la tête du gouvernement français. Cette décision provoque une crise politique majeure, avec des réactions vives des partis d’opposition et des impacts économiques notables. Une démission inédite et rapide Le 6 octobre 2025, Sébastien Lecornu, nommé Premier [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron le 6 octobre 2025, après seulement 27 jours à la tête du gouvernement français. Cette décision provoque une crise politique majeure, avec des réactions vives des partis d’opposition et des impacts économiques notables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une démission inédite et rapide</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 octobre 2025, Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre le 9 septembre 2025, a présenté sa démission à Emmanuel Macron, devenant ainsi le chef du gouvernement le plus éphémère de la Ve République. Sa démission survient moins de 24 heures après la présentation de son gouvernement, critiqué pour sa proximité avec l’équipe précédente de François Bayrou. Lecornu a évoqué la nécessité de dépasser les “appétits partisans” et de “l’effacement de certains égos” pour permettre une gouvernance efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les raisons de la démission selon Lecornu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration à Matignon, Sébastien Lecornu a précisé les raisons de sa démission : “On ne peut pas être Premier ministre quand les conditions ne sont pas remplies.” Il a dénoncé l’attitude des partis politiques qui, selon lui, continuent d’adopter une position comme s’ils détenaient tous la majorité absolue à l’Assemblée nationale, chacun voulant que l’autre accepte son programme électoral. Lecornu a souligné que ces divisions rendaient impossible l’exercice de ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réactions politiques et implications</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La démission de Lecornu a provoqué une onde de choc dans le paysage politique français :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Jean-Luc Mélenchon (LFI)</strong>&nbsp;appelle à l’examen immédiat d’une motion de destitution contre Emmanuel Macron</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Jordan Bardella (RN)</strong>&nbsp;réclame la dissolution de l’Assemblée nationale</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Les partis de droite et du centre</strong>&nbsp;expriment leur inquiétude face à l’instabilité gouvernementale</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, la Bourse de Paris a chuté de 2 %, tandis que l’euro a perdu 0,6 % face au dollar, traduisant l’inquiétude des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte d’instabilité gouvernementale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France traverse une période de gouvernance fragmentée depuis les élections législatives anticipées de 2024, avec une Assemblée nationale divisée entre extrême droite et extrême gauche. Depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022, cinq Premiers ministres se sont succédé, dont François Bayrou et Sébastien Lecornu, illustrant la difficulté du gouvernement à maintenir une stabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perspectives d’avenir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La démission de Lecornu soulève la question de la capacité du gouvernement à instaurer une stabilité durable. Les appels à une dissolution de l’Assemblée ou à des élections anticipées se multiplient, reflétant un climat de mécontentement généralisé. Il sera crucial pour Emmanuel Macron de nommer un nouveau Premier ministre capable de restaurer la confiance et de gérer les défis politiques et économiques à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Thaïlande. La Première ministre sur la sellette après un appel controversé avec Hun Sen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Un simple coup de fil a suffi à faire vaciller le gouvernement thaïlandais. Depuis la fuite d’un enregistrement entre la Première ministre Paetongtarn Shinawatra et l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen, la classe politique thaïlandaise est en ébullition. La coalition au pouvoir se désagrège, les appels à la démission se multiplient, et le spectre d’un putsch militaire ressurgit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une coalition déstabilisée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 18 juin 2025 au soir, le parti conservateur Bhumjaithai, pilier de la coalition gouvernementale, a claqué la porte. Motif : un désaccord politique latent, exacerbé par les propos tenus par la Première ministre lors d’une conversation téléphonique privée avec Hun Sen. Dans cet échange devenu public, elle qualifie un général thaïlandais, pourtant en fonction à la frontière avec le Cambodge, « d’opposant » – une sortie jugée inacceptable par les milieux militaro-royalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La familiarité de son langage — Paetongtarn appelant Hun Sen « oncle », une marque de respect en Asie — a été interprétée, dans le contexte diplomatique tendu, comme une faute de protocole et de loyauté nationale. Résultat : la coalition ne tient plus qu’à un fil, privée des 69 députés du Bhumjaithai dans une chambre basse déjà instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Excuses publiques et colère populaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente de la gravité de la situation, Paetongtarn Shinawatra a rapidement présenté ses excuses, appelant à la « prudence » et à « l’unité ». Elle s’est affichée aux côtés de hauts responsables militaires pour tenter de rassurer une opinion publique troublée et une armée susceptible de s’en mêler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le mal est fait. Le Parti du Peuple, principale force d’opposition, exige sa démission immédiate. Des centaines de manifestants se sont déjà rassemblés devant le palais gouvernemental, ravivant les tensions historiques entre « Chemises rouges » et « Chemises jaunes », figures emblématiques de la polarisation politique thaïlandaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le scénario de la dissolution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette impasse, deux issues majeures sont désormais envisagées : la nomination d’un nouveau chef de gouvernement à partir d’une nouvelle majorité parlementaire, ou bien la dissolution pure et simple de l’Assemblée et la tenue d’élections anticipées dans un délai de 60 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le climat reste tendu. La Thaïlande, qui a déjà connu une douzaine de coups d’État réussis depuis 1932, voit son armée réaffirmer son attachement « aux principes démocratiques » tout en soulignant son rôle de garant de la souveraineté nationale. Une déclaration lourde de sous-entendus, à l’heure où le nom de la famille Shinawatra — souvent perçue comme l’ennemi des élites conservatrices — revient sur le devant de la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une instabilité structurelle dans un contexte mondial incertain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel épisode s’ajoute à une instabilité chronique qui mine le pays depuis deux décennies. L’éventualité d’un retour aux urnes, dans un climat politique fracturé et sous pression de l’armée, inquiète d’autant plus que le pays fait aussi face aux contrecoups de l’offensive protectionniste américaine, qui ralentit ses exportations et fragilise son économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Thaïlande, comme souvent dans son histoire politique, se retrouve à la croisée des chemins, suspendue entre crise interne, menace institutionnelle et défi économique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Corée du Sud. Lee Jae-myung élu président, l’espoir d’un nouveau départ après la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 18:46:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lee Jae-myung]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Séoul, 3 juin 2025. La Corée du Sud tourne une page sombre de son histoire politique. À la suite de la destitution retentissante de Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti démocrate, Lee Jae-myung, a remporté l’élection présidentielle anticipée du 3 juin. Il prendra officiellement ses fonctions dès ce 4 juin, promettant de “rétablir la démocratie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Séoul, 3 juin 2025.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Corée du Sud tourne une page sombre de son histoire politique. À la suite de la destitution retentissante de Yoon Suk-yeol, le candidat du Parti démocrate, Lee Jae-myung, a remporté l’élection présidentielle anticipée du 3 juin. Il prendra officiellement ses fonctions dès ce 4 juin, promettant de “rétablir la démocratie et la justice sociale”.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire nette après le chaos institutionnel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 51,7 % des voix, Lee Jae-myung a largement distancé ses adversaires conservateurs : Kim Moon-soo (39,3 %) du Parti du pouvoir populaire, et Lee Jun-seok (7,7 %) du Parti des réformes. Le taux de participation, 79,4 %, reflète une mobilisation massive de l’électorat après les dérives autoritaires de l’ancien président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette élection exceptionnelle a été convoquée à la suite de la déclaration illégale de la loi martiale par Yoon Suk-yeol en décembre 2024. Destitué par le Parlement, puis écarté par la Cour constitutionnelle le 4 avril 2025, Yoon a laissé derrière lui un pays profondément divisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour d’un survivant politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lee Jae-myung n’est pas un inconnu de la scène politique sud-coréenne. Candidat malheureux à la présidentielle de 2022, il a depuis été confronté à une série d’épreuves personnelles et judiciaires. En janvier 2024, il survit à une tentative d’assassinat. Relaxé en appel en mars 2025 après une condamnation pour fausse déclaration, il est de nouveau renvoyé en procès après une décision de la Cour suprême en mai. Ce procès, prévu pour le 18 juin, est désormais suspendu du fait de son immunité présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours chaotique, marqué par les revers, les polémiques et les rebonds inattendus, lui vaut le surnom de “phénix” dans les médias locaux. Mais pour ses partisans, c’est surtout la promesse d’une justice sociale retrouvée, face à une droite perçue comme autoritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chantiers urgents du nouveau président</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête d’un pays affaibli, Lee Jae-myung devra faire face à une triple urgence : restaurer la légitimité démocratique, relancer une économie frappée par les inégalités, et apaiser une société profondément polarisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a promis une réforme de la Constitution pour limiter les pouvoirs présidentiels, renforcer l’indépendance judiciaire, et rétablir les libertés publiques. Sur le plan social, il entend mieux encadrer l’immobilier, revaloriser les salaires et soutenir les jeunes générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, Lee souhaite renouer un dialogue pragmatique avec la Corée du Nord, sans rompre les alliances stratégiques avec les États-Unis. La Chine, partenaire commercial crucial, pourrait aussi redevenir centrale dans sa diplomatie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une transition sous haute surveillance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la victoire, les défis restent considérables. Les conservateurs, battus dans les urnes mais encore puissants au Parlement, pourraient entraver certaines réformes. Le procès en suspens, bien que politiquement gelé, plane toujours comme une ombre sur le nouveau président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Corée du Sud, cette transition politique n’est pas seulement un changement d’homme. Elle marque le retour à un ordre démocratique fragilisé, et peut-être l’entrée dans une nouvelle ère de réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Gbagbo relancé pour 2025, mais la route vers Cocody reste semée d’embûches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Abidjan – Trois ans après son retour en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo poursuit sa reconquête politique. L’ancien président, désigné par le Comité central du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) comme candidat « naturel » à la présidentielle de 2025, sera officiellement investi par son parti lors d’une grande convention à Abidjan. Plus de 2 000 délégués venus de toutes les régions du pays sont attendus pour cette investiture solennelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre ferveur partisane et réalités juridiques, l’épopée politique de l’ancien détenu de La Haye se heurte à de nombreux obstacles. Radié des listes électorales et toujours sous le coup d’une condamnation à 20 ans de prison pour le casse de la BCEAO, le “Woody de Mama” n’a, à ce jour, aucune garantie de pouvoir briguer la magistrature suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une stratégie politique de pression ?<br>Cette investiture intervient dans un climat de forte incertitude. Laurent Gbagbo ne peut, pour l’instant, légalement se présenter à l’élection présidentielle. Dès lors, son acceptation de cette candidature pourrait s’interpréter comme une tentative de mettre la pression sur le pouvoir en place ou de forcer un compromis politique, en vue d’une réhabilitation qui lui ouvrirait à nouveau les portes du scrutin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le pari semble risqué, mais calculé. À défaut de pouvoir entrer dans l’arène électorale aujourd’hui, Gbagbo joue la carte de la légitimité politique face à ses militants, espérant peut-être peser dans un futur dialogue. Car si l’on évoque de plus en plus une possible quatrième candidature d’Alassane Ouattara, celui-ci a déjà laissé entendre qu’il ne se représenterait pas si ses deux principaux rivaux – feu Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo – se retiraient également. La donne a changé depuis la disparition de Bédié en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectre des crises passées<br>Le retour en scène de Gbagbo pourrait réveiller de vieux démons dans une Côte d’Ivoire encore marquée par les séquelles de la crise postélectorale de 2010-2011. Son investiture intervient dans un climat de méfiance où la mémoire des violences récentes reste vive. Beaucoup espéraient, après la réélection controversée de Ouattara en 2020 et la mort de Bédié, un passage de témoin à une nouvelle génération politique capable d’apaiser les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette perspective semble s’éloigner. L’échec du PPA-CI aux élections locales et sénatoriales de 2023 a démontré l’essoufflement du parti sur le terrain. Face au RHDP d’Alassane Ouattara, qui continue d’exercer une domination écrasante, l’investiture de Gbagbo peut apparaître comme un baroud d’honneur, ou alors comme le premier acte d’une stratégie plus complexe, dont seuls lui et ses fidèles ont le secret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers une présidentielle de tous les dangers ?<br>Cette investiture pourrait ouvrir la voie à d’autres annonces : celle de Charles Blé Goudé, qui nourrit également l’ambition de diriger le pays, ou encore celle d’Alassane Ouattara, dont les partisans appellent déjà à un quatrième mandat. Le risque d’un nouveau face-à-face entre anciens rivaux plane, dans un pays qui n’a toujours pas fini de panser ses plaies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire, une fois de plus, se retrouve à la croisée des chemins. Reste à savoir si elle choisira la voie de l’apaisement ou celle d’un retour aux confrontations politiques explosives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>RDC. Le gouvernement engage la dissolution du parti de Joseph Kabila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">La République démocratique du Congo vient de franchir une ligne rouge politique. Le gouvernement de Félix Tshisekedi a officiellement lancé une procédure de dissolution du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation fondée par l’ancien président Joseph Kabila. La décision fait suite à la suspension récente des activités du parti sur l’ensemble du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce marque une escalade spectaculaire dans le bras de fer qui oppose les deux hommes forts de la politique congolaise. En toile de fond, une accusation aux allures de bombe : les autorités soupçonnent Joseph Kabila d’être l’un des parrains de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), organisation politique accusée de servir de vitrine civile à la rébellion armée du M23, active dans l’Est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces soupçons s’ajoutent des chefs d’accusation d’une extrême gravité : « trahison », « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Des mots lourds, qui signalent une volonté assumée du pouvoir en place de judiciariser le combat politique. Le spectre d’un procès contre un ancien président devient ainsi une hypothèse de plus en plus plausible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son retrait officiel du pouvoir en 2019, Joseph Kabila s’est fait discret, mais n’a jamais cessé d’influencer les équilibres politiques du pays. Aujourd’hui, ses partisans dénoncent une « chasse aux sorcières » et un climat de règlement de comptes orchestré par la présidence, alors que les tensions régionales et les échéances électorales s’approchent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kinshasa, la sécurité nationale justifie des mesures exceptionnelles. Mais en dissolvant un parti qui fut au cœur de l’appareil d’État pendant près de deux décennies, le gouvernement prend un risque considérable : transformer un duel politique en une fracture institutionnelle durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, sans précédent dans l’histoire contemporaine de la RDC, pourrait redéfinir les lignes de la vie politique congolaise. Et si Joseph Kabila tombait, c’est tout un pan du système qu’il a bâti qui pourrait vaciller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>RDC. Le FCC contre-attaque après la demande de levée d’immunité visant Joseph Kabila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Face à la procédure engagée au Sénat pour lever l’immunité de Joseph Kabila, le Front Commun pour le Congo dénonce une tentative de déstabilisation politique, et alerte sur un risque de dérive institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le climat politique en République démocratique du Congo vient de franchir un nouveau seuil de tension. Alors qu’une requête officielle a été introduite au Sénat pour lever l’immunité de Joseph Kabila, l’ancien président et sénateur à vie, son parti, le Front Commun pour le Congo (FCC), riposte avec fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié le 3 mai, la coalition accuse les autorités de vouloir instrumentaliser les institutions pour écarter un acteur politique majeur de la scène nationale, à travers une procédure qu’elle qualifie de « contraire à la Constitution ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Immunité présidentielle : un verrou juridique en débat<br>Le FCC rappelle que Joseph Kabila, en tant qu’ancien chef de l’État, bénéficie d’un régime juridique spécifique. Selon la coalition, toute poursuite judiciaire à son encontre devrait obligatoirement passer par une autorisation des deux tiers du Parlement réuni en Congrès, non par une simple décision du Sénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ses partisans, cette démarche constitue une « violation grave des règles constitutionnelles », qui pourrait ouvrir la voie à des précédents dangereux. « Ce n’est pas seulement Kabila qu’on vise, mais l’équilibre des pouvoirs et la crédibilité des institutions », affirme un cadre du FCC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un timing jugé suspect<br>Le FCC souligne également que cette offensive judiciaire survient quelques jours après l’annonce du retour de Joseph Kabila au pays, présenté comme un « exil forcé » par ses proches. Ce retour, très commenté, avait ravivé les spéculations sur un éventuel réengagement politique de l’ancien président, resté silencieux depuis son départ du pouvoir en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce n’est pas une coïncidence », estime le communiqué. Pour le FCC, le pouvoir en place chercherait à détourner l’attention de la crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, où les rebelles du M23 continuent de gagner du terrain. Accuser Kabila de collusion avec ces groupes armés serait, selon le parti, une manœuvre pour le discréditer auprès de l’opinion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mobilisation annoncée<br>En conclusion, le FCC appelle la population à rester vigilante et à défendre les acquis démocratiques. Le parti évoque une tentative de museler un ancien président respecté, devenu symbole de continuité et de stabilité pour une frange importante de la population congolaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la situation sécuritaire dans l’est s’aggrave, la République démocratique du Congo pourrait bien s’engager dans une nouvelle crise politique à l’échelle nationale, cette fois provoquée non pas par les armes, mais par les urnes et les textes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Somalie. Une tempête politique secoue le Parlement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> &#60; 1</span> <span class="rt-label rt-postfix">minute</span></span>Une vive altercation a éclaté récemment au sein du Parlement fédéral somalien, révélant les tensions profondes qui minent les institutions du pays. En cause : une tentative de destitution du président de l’Assemblée, Sheikh Aden Mohamed Nur, accusé par une frange de députés de partialité et de violations répétées de la Constitution. L’épisode, particulièrement violent, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une vive altercation a éclaté récemment au sein du Parlement fédéral somalien, révélant les tensions profondes qui minent les institutions du pays. En cause : une tentative de destitution du président de l’Assemblée, Sheikh Aden Mohamed Nur, accusé par une frange de députés de partialité et de violations répétées de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode, particulièrement violent, a conduit à la suspension de vingt députés, désormais exclus temporairement des travaux parlementaires. Si la durée de cette exclusion n’a pas été précisée, la décision suscite déjà des interrogations sur l’état de la démocratie parlementaire en Somalie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée des tensions, des forces de sécurité armées ont été déployées dans l’enceinte même de l’Assemblée, accentuant l’inquiétude autour de l’usage de la force dans un espace supposé incarner le dialogue républicain. L’ancien président somalien, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, a vivement dénoncé les incidents, pointant du doigt le gouvernement et les forces de l’ordre, accusés d’avoir brutalisé aussi bien des élus que des journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce climat de confrontation survient dans un contexte politique déjà chargé. Depuis plusieurs mois, les accusations de corruption, d’autoritarisme et de dysfonctionnements institutionnels s’accumulent. Pour de nombreux observateurs, cette crise parlementaire n’est que le reflet d’un malaise plus profond, alors que le pays peine à trouver un équilibre entre stabilité politique et respect des libertés démocratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus que jamais, l’avenir institutionnel de la Somalie semble suspendu à la capacité de ses dirigeants à apaiser les tensions et à restaurer la confiance entre les différentes forces politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Guillaume Soro accuse le pouvoir d’un « coup d’État civil » et interpelle la Cedeao</title>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Exilé depuis cinq ans, Guillaume Soro, ancien Premier ministre ivoirien et figure majeure de l’opposition, a dénoncé dans une vidéo publiée jeudi une « dérive autoritaire assumée » du pouvoir d’Abidjan, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Il fustige l’exclusion des principales figures de l’opposition, dont lui-même, et appelle la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Exilé depuis cinq ans, Guillaume Soro, ancien Premier ministre ivoirien et figure majeure de l’opposition, a dénoncé dans une vidéo publiée jeudi une « dérive autoritaire assumée » du pouvoir d’Abidjan, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Il fustige l’exclusion des principales figures de l’opposition, dont lui-même, et appelle la communauté internationale à sortir de son silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une intervention grave, partagée sur les réseaux sociaux, Guillaume Soro affirme que les autorités ivoiriennes ont « choisi l’injustice comme méthode, l’arbitraire comme politique, la peur comme stratégie ». L’opposant de 52 ans, sous le coup d’un mandat d’arrêt international et aujourd’hui installé entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, s’est alarmé de ce qu’il qualifie de « coup d’État civil ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Par une dérive autoritaire, assumée d’ailleurs, quatre grandes figures de l’opposition, représentant près des trois quarts de l’électorat, ont été arbitrairement radiés des listes électorales », déclare-t-il. Il vise notamment Tidjane Thiam, chef du PDCI, radié pour des raisons liées à sa nationalité, ainsi que l’ancien président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et lui-même, tous écartés de la présidentielle pour des motifs judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, de leur côté, assurent que toutes les décisions sont fondées sur des textes juridiques et réfutent toute ingérence politique dans les procédures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa déclaration, Soro interpelle vivement la Cedeao : « Où est la Cedeao quand un président viole la Constitution, manipule la justice, exclut ses opposants et se prépare à un 4ᵉ mandat illégal ? Faut-il attendre du sang pour réagir ? » Un réquisitoire sévère qui cible aussi la communauté internationale, selon lui prompte à condamner les régimes militaires, mais muette face aux dérives civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président Alassane Ouattara, 83 ans, n’a pas encore été désigné officiellement comme candidat par son parti, il a déjà laissé entendre son intention de « continuer à servir son pays », laissant planer le doute sur une éventuelle nouvelle candidature. Ce scénario, qui prolongerait son pouvoir entamé en 2011, suscite des tensions croissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillaume Soro, autrefois allié puis rival du chef de l’État, avait été condamné à 20 ans de prison en 2020 pour « recel de détournement de deniers publics », puis à la perpétuité en 2021 pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Malgré son éloignement, il reste une voix influente, à l’affût des bouleversements politiques dans une région en quête de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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