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	<title>Archives des CÔTE D’IVOIRE - La Cinquième</title>
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		<title>Le FBI débarque en Côte d’Ivoire pour enquêter sur les financements occultes du Hezbollah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le FBI débarque en Côte d’Ivoire pour enquêter sur les financements occultes du Hezbollah.</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la semaine du 19 mai, une équipe d’agents américains est à pied d’œuvre à Abidjan. Leur mission : remonter la piste de plusieurs millions d’euros soupçonnés d’avoir transité par des réseaux d’affaires libanais installés dans le pays. L’enquête est menée en étroite coopération avec les services de renseignement ivoiriens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une enclave économique au cœur des soupçons</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire, et plus précisément Abidjan, abrite l’une des plus importantes diasporas libanaises du continent africain. Estimée à environ 100 000 personnes, cette communauté, fortement présente dans les secteurs du commerce, de l’immobilier et de la logistique, joue un rôle clé dans l’économie nationale. Mais cette influence économique attire aussi les regards de la communauté internationale, en particulier des agences de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont certains de ces réseaux d’affaires — notamment chiites — qui intéressent aujourd’hui le FBI. Selon des sources concordantes, des flux financiers complexes auraient permis le transfert de fonds vers des entités affiliées au Hezbollah, une organisation considérée comme terroriste par les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mécanismes de contournement et financement religieux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah ne finance pas uniquement ses activités par des dons directs. L’organisation est accusée de s’appuyer sur des circuits alternatifs mêlant commerce légal, contournement fiscal, blanchiment d’argent et collecte religieuse. En Côte d’Ivoire, des structures communautaires telles que les mosquées Al-Ghadir ou Al-Zahra ont déjà été pointées du doigt dans d’autres enquêtes internationales comme des centres de collecte de fonds, notamment via la “zakat”, un prélèvement religieux informel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines figures locales, telles que le diamantaire Nazem Said Ahmad — déjà visé par des sanctions du Trésor américain — illustrent le maillage entre commerce, art, réseaux bancaires parallèles et financement du Hezbollah. Ses activités en Afrique de l’Ouest, notamment à Abidjan, faisaient déjà l’objet d’un suivi étroit par les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réactions ivoiriennes et pressions internationales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2024, les autorités ivoiriennes ont gelé les avoirs de 29 individus suspectés de financer ou d’appartenir à des groupes terroristes. Un signal clair de coopération, notamment vis-à-vis des demandes croissantes des partenaires occidentaux. Quelques semaines plus tard, le Groupe d’action financière (GAFI) ajoutait la Côte d’Ivoire à sa « liste grise », exigeant davantage de transparence en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée du FBI à Abidjan s’inscrit donc dans ce contexte de surveillance renforcée. Les services américains, qui disposent d’un bureau régional à l’ambassade, travaillent en lien étroit avec la direction générale ivoirienne du renseignement extérieur. Il s’agit d’identifier les flux suspects, les entités-écrans, mais aussi les individus facilitateurs dans cette mécanique bien rodée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une affaire plus géopolitique qu’économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des enjeux de sécurité, l’affaire illustre aussi les lignes de fracture d’un monde en recomposition. Le Hezbollah, allié de l’Iran, étend ses réseaux dans des zones où les institutions sont fragiles ou perméables, et où les communautés chiites peuvent lui servir de relais. Pour Washington, empêcher cette infiltration financière sur le continent africain est devenu une priorité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à savoir si l’opération d’Abidjan marquera un tournant dans la lutte contre les financements terroristes en Afrique de l’Ouest — ou si elle ne sera qu’un épisode de plus dans une guerre de l’ombre où les flux d’argent sont aussi mobiles que discrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Soins de luxe à Paris pour les élus, la convention qui scandalise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accord entre institutions ivoiriennes et la compagnie Corsair accorde à certains élus des avantages médicaux en France. La colère monte face à ce privilège jugé indécent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Côte d’Ivoire, une convention passée entre plusieurs institutions, dont le Sénat, et la compagnie aérienne française Corsair provoque un tollé. Révélée ce 19 mai, l’information fait état de&nbsp;<strong>tarifs préférentiels accordés à certains élus et leurs familles dans un hôpital parisien</strong>. Un traitement de faveur qui fait bondir l’opposition et une large partie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que de nombreux Ivoiriens peinent à accéder aux soins les plus élémentaires dans leur propre pays,&nbsp;<strong>ce privilège médical à l’étranger</strong>&nbsp;passe mal. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle est accueillie avec colère, ironie ou résignation. Pour certains internautes,&nbsp;<strong>cet épisode illustre à nouveau la déconnexion des élites</strong>&nbsp;avec la réalité de la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que l’on sait</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations disponibles, cette convention permettrait à des élus ivoiriens, ainsi qu’à leurs proches, de&nbsp;<strong>bénéficier de soins en France à des tarifs avantageux</strong>, tout en facilitant leur transport avec la compagnie Corsair. Il ne s’agit pas d’un simple partenariat aérien, mais d’un&nbsp;<strong>ensemble de prestations incluant les services d’un établissement de santé situé à Paris</strong>. Les détails du contrat, notamment l’identité de l’hôpital concerné, n’ont pas été rendus publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un arrangement juridiquement flou</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais&nbsp;<strong>Corsair peut-elle vraiment offrir des soins médicaux à tarif préférentiel ?</strong>&nbsp;Techniquement, non. Une compagnie aérienne ne peut ni signer de convention médicale, ni modifier les tarifs d’un hôpital en France, surtout si ce dernier est public. En revanche, dans certains cas précis, une entreprise comme Corsair&nbsp;<strong>peut s’insérer dans une chaîne logistique du “tourisme médical”</strong>&nbsp;: elle propose alors des vols et un accompagnement vers des cliniques privées avec lesquelles des institutions partenaires, comme le Sénat ivoirien, auraient pu passer un accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cela n’explique cependant pas l’absence de transparence autour de la nature exacte de cette convention</strong>, ni pourquoi des élus ont accès à ces soins privilégiés, sans que les mêmes facilités soient prévues pour les citoyens ordinaires, ou même pour les agents de santé ivoiriens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Santé locale délaissée, élites évacuées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce scandale cristallise&nbsp;<strong>un malaise profond</strong>&nbsp;: celui d’une santé publique ivoirienne chroniquement négligée, pendant que&nbsp;<strong>les élites politiques s’organisent des circuits d’évacuation médicale vers l’Europe</strong>. Loin de répondre à la crise des hôpitaux locaux, ce système parallèle renforce la défiance envers les institutions. Il ne s’agit pas seulement d’une question de morale politique, mais d’un&nbsp;<strong>symbole d’injustice structurelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce n’est pas une affaire de Corsair, c’est une affaire d’indécence », résume un médecin hospitalier sur X (anciennement Twitter), rappelant que dans certains centres de santé du pays, les patients doivent encore apporter leur propre sérum ou leur matelas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la convention en question reste à clarifier dans son contenu exact,&nbsp;<strong>le scandale, lui, est bien réel</strong>. Il témoigne d’un choix politique : soigner les élus ailleurs, pendant que le peuple attend des soins ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Angola-Côte d’Ivoire. L’Agriculture au cœur d’un rapprochement stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 13:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>L’Angola regarde vers l’ouest africain pour réinventer son avenir agricole.En marge de l’Africa CEO Forum 2025, une délégation angolaise de haut niveau, conduite par le ministre d’État chargé de la Coordination économique, José de Lima Massano, a effectué une visite stratégique en Côte d’Ivoire. Objectif : tirer parti du savoir-faire agricole ivoirien pour relancer un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">L’Angola regarde vers l’ouest africain pour réinventer son avenir agricole.<br>En marge de l’Africa CEO Forum 2025, une délégation angolaise de haut niveau, conduite par le ministre d’État chargé de la Coordination économique, José de Lima Massano, a effectué une visite stratégique en Côte d’Ivoire. Objectif : tirer parti du savoir-faire agricole ivoirien pour relancer un secteur longtemps négligé dans un pays encore trop dépendant des hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’inspirer d’un modèle africain qui réussit<br>À Abidjan, puis à Dabou, Pakidié ou encore Yopougon, les membres de la délégation ont découvert des fleurons de l’économie agricole ivoirienne : l’Huilerie de Irobo du groupe SIFCA, leader de la production d’huile de palme sur le continent ; la Compagnie des caoutchoucs du Pakidié, pionnière de l’hévéaculture ; l’usine de transformation de cacao CÉMOI, symbole d’une industrialisation locale réussie ; ou encore la Société ivoirienne de productions animales (SIPRA), acteur majeur de l’élevage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe les visiteurs angolais, c’est la maîtrise de la chaîne de valeur agricole complète : de la culture à la transformation, jusqu’à la mise en marché. Un cercle vertueux qui garantit des revenus durables et une croissance endogène. « La Côte d’Ivoire produit, transforme et vend ; voilà la véritable création de valeur ajoutée », a résumé Jean-Marie Somet, ambassadeur ivoirien à Luanda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Angola face à son propre potentiel<br>Le contraste est saisissant. L’Angola, riche en terres fertiles et en climats propices, reste pourtant prisonnier de sa rente pétrolière. La culture du maïs, du manioc ou des fraises y reste marginale, faute d’infrastructures, de politiques incitatives et d’investissements durables. Pourtant, des signes d’éveil se font sentir : certaines entreprises ivoiriennes, comme PALMCI, ont déjà entamé des missions exploratoires en Angola, en quête de terres à exploiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : la Côte d’Ivoire ne propose pas une assistance, mais un partenariat équitable Sud-Sud. Et cette ambition a reçu un écho favorable à Luanda. Porteur d’un message spécial du président João Lourenço à son homologue ivoirien, José de Lima Massano a été reçu en audience par Alassane Ouattara le 13 mai 2025. Les deux chefs d’État entendent renforcer une coopération à peine relancée après 38 ans de rupture diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vision panafricaine partagée<br>Au-delà des aspects économiques, cette dynamique nouvelle porte une vision plus large. « La Côte d’Ivoire constitue un exemple inspirant pour toute l’Afrique », a affirmé le ministre angolais, saluant la politique panafricaine du président Ouattara. Une politique qui mise sur la complémentarité des économies africaines, sur le développement local et sur des coopérations intra-africaines plus audacieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Angola veut désormais s’inscrire dans cette logique. La visite de José de Lima Massano, accompagné notamment de l’opérateur économique Luc-Antoine M’Boua, s’inscrit dans une stratégie d’implantation pragmatique : repenser la souveraineté alimentaire, diversifier l’économie, créer de la valeur localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, l’agriculture devient bien plus qu’un secteur de production. Elle est une clé diplomatique, un levier économique et un outil de souveraineté. Une renaissance est possible, à condition d’y croire ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Le balafon, entre mémoire vivante et risque d’oubli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En avril dernier, la ville de Boundiali, au nord de la Côte d’Ivoire, a accueilli la neuvième édition du Djéguélé Festival, rendez-vous majeur dédié au balafon, instrument emblématique du peuple sénoufo. Mais derrière les réjouissances, une inquiétude grandit : le balafon est-il en péril ? Dans la cour de l’Institut national supérieur des arts et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En avril dernier, la ville de Boundiali, au nord de la Côte d’Ivoire, a accueilli la neuvième édition du Djéguélé Festival, rendez-vous majeur dédié au balafon, instrument emblématique du peuple sénoufo. Mais derrière les réjouissances, une inquiétude grandit : le balafon est-il en péril ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la cour de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle à Abidjan, un jeune étudiant accorde soigneusement son balafon. Une scène banale, mais révélatrice : si les musiciens passionnés sont nombreux, les artisans capables de fabriquer l’instrument se font rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa première édition, le Djéguélé Festival s’est imposé comme le cœur battant de la culture balafon en Afrique de l’Ouest. En 2012, le balafon sénoufo a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, une reconnaissance internationale d’un héritage ancestral toujours vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cet héritage est aujourd’hui menacé. Comme le rappelle Sonfolo Koné, l’un des derniers fabricants traditionnels :<br>« Il y a plus de joueurs que de fabricants. Il faut des écoles de formation et des centres de fabrication pour sauver le balafon. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette urgence que le Djéguélé Festival tente de répondre chaque année. À l’initiative de Koné Dodo, directeur général du Palais de la Culture d’Abidjan, l’événement mêle spectacles, compétitions, formations et rencontres autour du balafon. Une semaine durant, Boundiali devient la capitale du balafon, attirant des troupes du Mali, du Burkina Faso et de toute la Côte d’Ivoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pont entre tradition et modernité<br>Pour cette neuvième édition, le thème choisi était ambitieux :<br>« Balafon Djéguélé à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle : défis et perspectives »<br>L’objectif : réfléchir à des moyens de faire entrer le balafon dans l’ère numérique sans le dénaturer.<br>Koné Ibrahim, enseignant-chercheur à l’université de Korhogo, explique :<br>« Il faut développer des outils numériques, des applications ou des logiciels pédagogiques qui respectent l’authenticité du balafon djéguélé. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une jeunesse mobilisée, une économie locale stimulée<br>Le festival est aussi un événement profondément populaire.<br>Dembélé Kader, un jeune de la région, témoigne :<br>« C’est un moment fort pour nous. Le balafon est un lien, une source de fierté, un outil de cohésion culturelle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la musique, le festival génère un véritable dynamisme économique : plus de 50 000 visiteurs ont afflué à Boundiali. Les hôtels affichent complet, les artisans vendent, les restaurateurs prospèrent. Le balafon devient moteur de développement local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une culture à protéger et transmettre<br>Instrument, langage, mémoire, le balafon est un pilier culturel. Mais sans une nouvelle génération d’artisans et une structuration solide de sa transmission, il risque de devenir un vestige plutôt qu’un vecteur vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Djéguélé Festival montre que l’héritage culturel ne se limite pas à la nostalgie : il peut aussi être un levier d’éducation, d’innovation et de création. Il est désormais urgent que l’État, les institutions culturelles et les communautés s’unissent pour que le balafon continue à résonner — non pas comme une relique, mais comme un avenir à bâtir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/cote-divoire-le-balafon-entre-memoire-vivante-et-risque-doubli/">Côte d’Ivoire. Le balafon, entre mémoire vivante et risque d’oubli</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. YouTube bientôt monétisable, le gouvernement entre en scène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une avancée majeure se profile pour les créateurs de contenus ivoiriens. La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, annonce des négociations directes avec les géants du numérique pour rendre la monétisation accessible sur le territoire. À l’ouverture de la 11e édition du Festival des Étoiles Émergentes du Film, tenue à Abidjan, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une avancée majeure se profile pour les créateurs de contenus ivoiriens. La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, annonce des négociations directes avec les géants du numérique pour rendre la monétisation accessible sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’ouverture de la 11e édition du Festival des Étoiles Émergentes du Film, tenue à Abidjan, Madame Françoise Remarck a pris la parole pour livrer une annonce attendue depuis des années par la jeunesse créative ivoirienne. Le gouvernement initie des démarches officielles auprès des plateformes comme YouTube, dans le but de permettre aux créateurs locaux de bénéficier pleinement de la monétisation de leurs contenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous allons rencontrer YouTube et les autres plateformes pour leur signifier qu’ils ne peuvent plus exploiter gratuitement les œuvres de nos créateurs de contenus », a martelé la ministre, visiblement déterminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, la Côte d’Ivoire ne figurait pas parmi les pays éligibles à la monétisation sur YouTube. Résultat : des centaines de vidéastes, humoristes, documentaristes, éducateurs ou musiciens ivoiriens voyaient leurs vidéos cumuler des milliers, voire des millions de vues sans retour financier, à moins de passer par des circuits alternatifs et parfois illégaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une bataille pour la reconnaissance numérique<br>L’initiative portée par le ministère s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer l’économie numérique culturelle en Côte d’Ivoire. Dans un pays où la jeunesse représente près de 70 % de la population et consomme massivement du contenu en ligne, permettre à cette même jeunesse de produire et de vivre dignement de ses créations constitue un enjeu stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saluée par de nombreux acteurs du secteur, cette annonce marque un signal fort : celui d’une souveraineté numérique qui refuse l’exploitation unilatérale des talents africains. Si les négociations aboutissent, la Côte d’Ivoire pourrait devenir un modèle pour d’autres pays africains encore privés d’accès à la monétisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat pour la monétisation locale est aussi une bataille pour la visibilité, l’indépendance économique et la professionnalisation de tout un pan de la culture ivoirienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>PDCI-RDA. Après le départ de Guikahué, Tidjane Thiam face au défi de la cohésion interne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 22:10:57 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Mon cursus politique et l’enseignement reçu au PDCI-RDA ne me permettent pas de m’accommoder avec les méthodes actuelles de gouvernance »</strong>, a tranché Maurice Kakou Guikahué. Dans un communiqué sec et sans détour publié le 15 mai 2025, l’ancien secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a claqué la porte de son poste de conseiller politique de Tidjane Thiam, 48 heures après le 9ᵉ congrès extraordinaire du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision lourde de sens pour une formation qui cherche à se réinventer tout en portant le poids de ses traditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le congrès de la discorde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 14 mai, le PDCI a réélu à sa tête Tidjane Thiam. En apparence, une consécration pour l’ancien patron du Crédit Suisse, revenu en politique ivoirienne avec la promesse de refonder le parti historique. Mais l’événement, censé incarner l’unité retrouvée, s’est déroulé&nbsp;<strong>sans président ni bureau du congrès</strong>, une anomalie dénoncée par plusieurs cadres, et notamment par Guikahué, figure tutélaire du parti depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode révèle un profond malaise :&nbsp;<strong>la fracture entre l’ancienne garde militante et les ambitions de modernisation portées par Thiam</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fracture générationnelle et stratégique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ de Guikahué, qui fut pendant des années l’éminence grise de feu Henri Konan Bédié, souligne&nbsp;<strong>la difficulté pour Tidjane Thiam d’imposer sa vision sans heurter les équilibres internes</strong>. Son style managérial, inspiré du monde de la finance internationale, bouscule les codes d’un parti façonné par le consensus, les équilibres régionaux et une forme de respect quasi institutionnel des anciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais&nbsp;<strong>le PDCI post-Bédié est à la croisée des chemins</strong>&nbsp;: coincé entre l’envie de tourner la page et la nécessité de ne pas perdre son âme. En cela, le départ de Guikahué n’est pas un simple incident, mais un signal d’alarme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tidjane Thiam peut-il encore réconcilier la maison PDCI ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En homme d’affaires aguerri, Thiam sait qu’il devra maintenant jouer une autre partition :&nbsp;<strong>celle du rassemblement</strong>. Son autorité issue de l’extérieur ne suffit plus. Il lui faut bâtir une légitimité interne, celle qui vient du terrain, des structures locales, et de la base militante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le départ de Guikahué pourrait en entraîner d’autres. Car&nbsp;<strong>les frustrations grondent</strong>&nbsp;: certains cadres dénoncent une gouvernance centralisée, un dialogue réduit et une mise à l’écart des figures historiques du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La clé réside dans la capacité de Thiam à articuler réforme et inclusion.</strong>&nbsp;Rénover, oui, mais sans humilier. Faire place aux jeunes, sans effacer les anciens. Et surtout, réconcilier des visions divergentes autour d’un cap clair pour 2025 et au-delà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de Maurice Kakou Guikahué est bien plus qu’une démission : c’est&nbsp;<strong>le révélateur d’un parti en transition, tiraillé entre fidélité aux principes fondateurs et adaptation aux exigences du temps présent</strong>. Tidjane Thiam, fort de son aura internationale, saura-t-il aussi incarner l’unité d’un parti qui doute ? Le défi est immense, mais pas insurmontable — à condition de réapprendre à écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Guillaume Soro accuse le pouvoir d’un « coup d’État civil » et interpelle la Cedeao</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Exilé depuis cinq ans, Guillaume Soro, ancien Premier ministre ivoirien et figure majeure de l’opposition, a dénoncé dans une vidéo publiée jeudi une « dérive autoritaire assumée » du pouvoir d’Abidjan, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Il fustige l’exclusion des principales figures de l’opposition, dont lui-même, et appelle la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Exilé depuis cinq ans, Guillaume Soro, ancien Premier ministre ivoirien et figure majeure de l’opposition, a dénoncé dans une vidéo publiée jeudi une « dérive autoritaire assumée » du pouvoir d’Abidjan, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Il fustige l’exclusion des principales figures de l’opposition, dont lui-même, et appelle la communauté internationale à sortir de son silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une intervention grave, partagée sur les réseaux sociaux, Guillaume Soro affirme que les autorités ivoiriennes ont « choisi l’injustice comme méthode, l’arbitraire comme politique, la peur comme stratégie ». L’opposant de 52 ans, sous le coup d’un mandat d’arrêt international et aujourd’hui installé entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, s’est alarmé de ce qu’il qualifie de « coup d’État civil ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Par une dérive autoritaire, assumée d’ailleurs, quatre grandes figures de l’opposition, représentant près des trois quarts de l’électorat, ont été arbitrairement radiés des listes électorales », déclare-t-il. Il vise notamment Tidjane Thiam, chef du PDCI, radié pour des raisons liées à sa nationalité, ainsi que l’ancien président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et lui-même, tous écartés de la présidentielle pour des motifs judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, de leur côté, assurent que toutes les décisions sont fondées sur des textes juridiques et réfutent toute ingérence politique dans les procédures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa déclaration, Soro interpelle vivement la Cedeao : « Où est la Cedeao quand un président viole la Constitution, manipule la justice, exclut ses opposants et se prépare à un 4ᵉ mandat illégal ? Faut-il attendre du sang pour réagir ? » Un réquisitoire sévère qui cible aussi la communauté internationale, selon lui prompte à condamner les régimes militaires, mais muette face aux dérives civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président Alassane Ouattara, 83 ans, n’a pas encore été désigné officiellement comme candidat par son parti, il a déjà laissé entendre son intention de « continuer à servir son pays », laissant planer le doute sur une éventuelle nouvelle candidature. Ce scénario, qui prolongerait son pouvoir entamé en 2011, suscite des tensions croissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillaume Soro, autrefois allié puis rival du chef de l’État, avait été condamné à 20 ans de prison en 2020 pour « recel de détournement de deniers publics », puis à la perpétuité en 2021 pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Malgré son éloignement, il reste une voix influente, à l’affût des bouleversements politiques dans une région en quête de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Renommer les rues pour effacer les traces coloniales et transmettre l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Société et identité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Abidjan amorce un tournant symbolique et politique : plusieurs rues et boulevards changent de nom pour mettre à l’honneur les figures ivoiriennes. Un effort de revalorisation historique qui s’étendra à tout le pays d’ici 2030. « Je ne connais pas Giscard » : en une phrase, Franck Hervé Mansou, 31 ans, habitant d’Abidjan, exprime le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abidjan amorce un tournant symbolique et politique : plusieurs rues et boulevards changent de nom pour mettre à l’honneur les figures ivoiriennes. Un effort de revalorisation historique qui s’étendra à tout le pays d’ici 2030.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne connais pas Giscard » : en une phrase, Franck Hervé Mansou, 31 ans, habitant d’Abidjan, exprime le fossé entre les références postcoloniales encore présentes dans l’espace public et une jeunesse ivoirienne en quête d’ancrage local. Depuis mars 2025, plusieurs grandes artères de la capitale économique ivoirienne ont été débaptisées pour tourner la page de la colonisation française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre boulevard Valéry Giscard d’Estaing (VGE), axe stratégique entre le centre-ville et l’aéroport, porte désormais le nom de Félix Houphouët-Boigny, père fondateur de la nation. D’autres artères ont également changé d’identité : le boulevard de France devient celui de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, tandis que le boulevard de Marseille rend hommage à l’ancien président de l’Assemblée nationale, Philippe Grégoire Yacé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une démarche de réappropriation, pas de rupture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux pays voisins comme le Mali, le Niger ou le Burkina Faso, qui ont choisi une rupture frontale avec la mémoire coloniale, la Côte d’Ivoire adopte une posture plus modérée. Alphonse N’Guessan, responsable du projet au ministère de la Construction, précise que le but n’est pas d’effacer, mais de moderniser : « Les noms des rues n’étaient pas forcément utilisés par nos populations. Un nom doit retracer notre histoire, notre culture. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seules 600 voies sur environ 15 000 étaient nommées jusqu’ici dans la capitale. Désormais, en concertation avec la société civile, des chefs traditionnels et des experts, de nombreuses rues reçoivent pour la première fois une dénomination. Les plaques, en orange ou vert, arborent les couleurs nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une jeunesse en quête de repères</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 75 % de la population ivoirienne âgée de moins de 35 ans, cette opération a également une visée pédagogique. Pour l’urbaniste Wayiribé Ismaïl Ouattara, elle permet de renforcer le lien entre la ville et ses habitants : « Il est important que les Africains puissent s’identifier au développement urbain. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle toponymie crée aussi une géographie de la mémoire qui parle aux générations actuelles. « Les voies doivent porter les noms des révolutionnaires ivoiriens, des politiciens ivoiriens. Là, dans l’avenir, on peut expliquer à nos enfants qui est qui », insiste Franck Hervé Mansou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ni oubli ni effacement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines traces de la colonisation subsistent néanmoins. Des quartiers comme Treichville — du nom de l’administrateur colonial Marcel Treich-Laplène — ou Bingerville — d’après le gouverneur Louis-Gustave Binger — conservent leur appellation. Pour l’urbaniste Ouattara, cela montre une volonté de ne pas abolir la mémoire, mais de la contextualiser. « Un jeune qui voit le nom d’un gouverneur colonial n’aura pas le même ressenti que celui qui a vécu cette période », souligne-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une transformation nationale d’ici 2030</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet, initié à Abidjan, devrait s’étendre à une quinzaine d’autres villes ivoiriennes d’ici 2030. Les enjeux sont aussi pratiques : améliorer la signalisation, faciliter la sécurité, mais également développer l’attractivité touristique. « Il faut vraiment qu’on puisse nommer tous ces espaces pour que la ville puisse s’ouvrir au monde entier », conclut Ouattara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière un simple changement de plaque se joue donc un travail de mémoire et de transmission. La Côte d’Ivoire ne renie pas son passé colonial, elle choisit de bâtir une mémoire nationale à hauteur d’héritage, de fierté et d’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Ouattara, entre héritage bâti et tentation du pouvoir – le bilan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alassane Ouattara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Abidjan&#160;– À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, le temps du bilan s’impose pour Alassane Ouattara. Après quinze années passées à la tête de l’État, le “bâtisseur” ivoirien voit son héritage salué autant que contesté. Alors qu’il entretient le flou sur une éventuelle nouvelle candidature, la Côte d’Ivoire s’interroge : Ouattara partira-t-il en consolidateur, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abidjan</strong>&nbsp;– À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, le temps du bilan s’impose pour Alassane Ouattara. Après quinze années passées à la tête de l’État, le “bâtisseur” ivoirien voit son héritage salué autant que contesté. Alors qu’il entretient le flou sur une éventuelle nouvelle candidature, la Côte d’Ivoire s’interroge : Ouattara partira-t-il en consolidateur, ou cédera-t-il une fois encore à la tentation du pouvoir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décennie de croissance, mais pour qui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son accession au pouvoir en 2011, Alassane Ouattara a misé sur la reconstruction économique pour tourner la page de la crise post-électorale. Routes, ponts, barrages : le paysage urbain d’Abidjan et des grandes villes s’est profondément transformé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une croissance de près de 7 % par an, la Côte d’Ivoire est devenue un moteur économique régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cet essor s’est accompagné d’inégalités grandissantes. Si les centres urbains ont bénéficié des retombées, de vastes zones rurales demeurent à l’écart du “miracle ivoirien”. Le développement, salué par les institutions financières internationales, n’a pas toujours rimé avec inclusion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La stabilité au prix du contrôle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sécuritaire, Ouattara a restauré l’autorité de l’État, mettant fin aux années de violences endémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette stabilité a souvent reposé sur une gestion musclée du pouvoir : réformes de l’armée, neutralisation des ex-rebelles, et contrôle étroit des oppositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la montée du terrorisme dans le nord du pays expose aussi les limites de cette stabilité, même si le territoire reste globalement épargné par rapport aux voisins sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un tournant démocratique manqué ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de se présenter pour un troisième mandat en 2020, malgré les engagements initiaux à ne pas briguer un nouveau mandat, a marqué une cassure profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenue par ses partisans comme un “nécessaire sursaut”, cette candidature a été perçue par beaucoup comme un recul démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche du scrutin de 2025, l’incertitude plane : partira-t-il sur un dernier succès ou tentera-t-il, une fois encore, de prolonger son pouvoir, au risque de raviver les tensions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un poids diplomatique affirmé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la scène régionale, Alassane Ouattara a consolidé la place d’Abidjan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président de la CEDEAO à plusieurs reprises, médiateur dans les crises malienne et guinéenne, il a su asseoir l’influence ivoirienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait progressif des forces françaises annoncé en 2024 souligne aussi la volonté de renforcer l’autonomie stratégique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dernier acte ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire de 2025 n’est plus celle de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus riche, plus forte, mais aussi plus divisée, elle attend de savoir si son président sortant choisira de clore son parcours sur une note de réconciliation… ou s’il tentera encore une fois de défier le cours de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/cote-divoire-ouattara-entre-heritage-bati-et-tentation-du-pouvoir-le-bilan/">Côte d’Ivoire. Ouattara, entre héritage bâti et tentation du pouvoir – le bilan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo menace d’une insurrection populaire avant la présidentielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À six mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ancien président et leader du PPA-CI, met en garde le gouvernement ivoirien. Radié de la liste électorale et inéligible, l’ex-président a annoncé lors d’un récent Comité central que, si ses revendications demeuraient sans réponse, il lancerait une insurrection populaire. Selon lui, la rue pourrait [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À six mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ancien président et leader du PPA-CI, met en garde le gouvernement ivoirien. Radié de la liste électorale et inéligible, l’ex-président a annoncé lors d’un récent Comité central que, si ses revendications demeuraient sans réponse, il lancerait une insurrection populaire. Selon lui, la rue pourrait devenir le seul recours pour exprimer le mécontentement des Ivoiriens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un appel à la mobilisation<br>« On prendra les rues, mais pas demain », a déclaré Laurent Gbagbo, insistant sur le fait qu’il ne précipiterait pas l’action, mais que si les conditions ne s’amélioraient pas, il n’hésiterait pas à faire descendre ses partisans dans les rues. Il a précisé que cette décision ne se prendrait pas à la légère et qu’il attendrait encore quelques mois, espérant que le dialogue puisse résoudre la crise actuelle. L’ex-président a ajouté : « On leur laissera du temps pour se corriger et arranger le pays ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement « Trop, c’est trop »<br>Gbagbo a également lancé un nouveau mouvement populaire, baptisé « Trop, c’est trop », visant à rassembler tous les Ivoiriens mécontents de la situation socio-économique et politique. Ce mouvement, qui s’adresse au-delà des sympathisants du PPA-CI, est une réponse directe aux difficultés de la vie quotidienne et aux frustrations politiques. « La vie est trop chère pour toi ? Nous t’ouvrons les portes », a-t-il lancé, cherchant à unir les voix de ceux qui, selon lui, souffrent sous le poids d’une mauvaise gestion gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutien au PDCI-RDA : un geste de solidarité inattendu<br>En dépit des relations historiques tumultueuses entre le PPA-CI et le PDCI-RDA, Laurent Gbagbo a exprimé son soutien au PDCI, particulièrement en cette période de crise interne. L’ancien président a souligné l’importance de défendre ce parti historique, qui joue un rôle clé dans la politique ivoirienne. « Nous ne devons pas laisser mourir le PDCI. C’est une expression politique essentielle pour le pays », a-t-il insisté, précisant que ce soutien était désintéressé et ne visait aucun bénéfice politique pour le PPA-CI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques mois de l’élection, ces déclarations marquent une nouvelle phase de la politique ivoirienne. Le climat pré-électoral s’annonce plus tendu que jamais, avec des menaces de mobilisation populaire venant des principaux opposants au régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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