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	<title>Archives des Casablanca - La Cinquième</title>
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		<title>Casablanca à grande vitesse. Quand la ville blanche chasse ses ombres pour briller en « smart city »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En ligne de mire : la CAN 2025 et le Mondial 2030. En coulisses : bidonvilles rasés, marchands évincés, traditions balayées. Casablanca se transforme à marche forcée. Charrettes tirées par des ânes, ferracha encombrant les trottoirs, chiffonniers sillonnant les rues avec leur carriole… Ces scènes familières appartiennent déjà au passé de Casablanca. Dans sa métamorphose [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En ligne de mire : la CAN 2025 et le Mondial 2030. En coulisses : bidonvilles rasés, marchands évincés, traditions balayées. Casablanca se transforme à marche forcée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Charrettes tirées par des ânes, ferracha encombrant les trottoirs, chiffonniers sillonnant les rues avec leur carriole… Ces scènes familières appartiennent déjà au passé de Casablanca. Dans sa métamorphose accélérée, la plus grande métropole du Maroc mène une vaste opération de « nettoyage urbain » pour bâtir une vitrine moderne et connectée. Objectif : devenir l’une des vitrines du continent africain à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de la Coupe du monde 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une capitale économique en mutation radicale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Classée parmi les six villes hôtes du Mondial que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, Casablanca veut faire peau neuve. L’ambition est claire : devenir un modèle de « smart city » à l’échelle du continent. Un rêve qui s’incarne déjà à travers&nbsp;<strong>Casablanca Finance City</strong>, symbole de cette mutation, qui accueille plus de 200 entreprises internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière cette façade futuriste, c’est tout un tissu social et culturel qui s’efface. Les autorités municipales ont interdit la circulation des charrettes à traction animale, jugées rétrogrades, et mené des opérations musclées contre les vendeurs à la sauvette. Les zones périphériques, où subsistaient encore des bidonvilles, sont peu à peu rasées. Leurs habitants sont relogés dans des cités-dortoirs souvent déconnectées du cœur économique de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une modernisation à double tranchant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À trente kilomètres du centre,&nbsp;<strong>le chantier du Stade Hassan II</strong>, futur plus grand stade du monde avec 115 000 places, incarne cette ambition démesurée. Casablanca rêve d’y accueillir la finale du Mondial 2030. Le projet s’inscrit dans une série de grands travaux : extension du tramway, nouvelles zones résidentielles, sécurisation des centres commerciaux, numérisation des services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces transformations posent question. La disparition des petits métiers de rue affecte directement les classes populaires. Les vendeurs informels, privés de leur gagne-pain, dénoncent une modernisation qui marginalise au lieu d’inclure. Les experts urbanistes, eux, s’interrogent : une ville peut-elle devenir intelligente en invisibilisant ses habitants les plus précaires ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Casablanca ou le mirage dubaïote ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parallèle avec Dubaï revient souvent. Casablanca rêve de gratte-ciels, de technologies dernier cri, de tourisme international. Pourtant, le modèle émirati repose sur une économie ultracapitaliste et un encadrement social strict, difficilement transposable à la réalité marocaine. S’il est légitime pour le Maroc de viser l’excellence, la ville blanche risque de sacrifier sa diversité et son histoire sur l’autel du paraître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Casablanca est à un tournant. Sa quête de modernité, justifiée par de grands événements sportifs, peut être une formidable opportunité de développement. Mais elle ne pourra être qualifiée de « smart » que si elle inclut&nbsp;<strong>toutes ses composantes sociales</strong>, au lieu de les reléguer aux marges. Une ville connectée, oui. Mais humaine, d’abord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Liaisons africaines. Une route, deux compagnies, un même horizon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Transport Aérien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Casablanca et Nouakchott tracent une nouvelle ligne dans le ciel africain. En scellant, ce vendredi à Casablanca, un accord stratégique, Royal Air Maroc et Mauritania Airlines s’engagent dans une coopération inédite qui dépasse le partage de sièges pour dessiner un espace aérien plus intégré. Liaisons africaines : une route, deux compagnies, un même horizon — [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Casablanca et Nouakchott tracent une nouvelle ligne dans le ciel africain. En scellant, ce vendredi à Casablanca, un accord stratégique, Royal Air Maroc et Mauritania Airlines s’engagent dans une coopération inédite qui dépasse le partage de sièges pour dessiner un espace aérien plus intégré. Liaisons africaines : une route, deux compagnies, un même horizon — telle pourrait être la devise de cette alliance qui incarne une volonté partagée d’inscrire la mobilité au cœur de la diplomatie Sud-Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce partenariat repose sur deux piliers : un Mémorandum d’entente (MoU) et un accord de partage de codes en « free flow » sur la ligne directe reliant Casablanca à Nouakchott. Une ligne stratégique, aujourd’hui renforcée : RAM passera de sept à neuf vols hebdomadaires, et Mauritania Airlines portera également sa desserte à neuf fréquences par semaine. Au total, dix-huit liaisons directes viendront désormais relier les deux capitales, accélérant les échanges économiques, culturels et humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette entente dépasse la simple logique de desserte. En élargissant leur coopération à quatre nouvelles destinations — Paris, Madrid, Dubaï et Luanda — les deux compagnies tissent ensemble un réseau qui fait du hub de Casablanca une plateforme de correspondance incontournable vers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne. Une façon concrète de redonner au continent une architecture de transport plus fluide et plus indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il s’agit d’une première entre nos deux compagnies, portée par l’ambition d’offrir un produit de qualité et une connectivité optimisée », a déclaré Hamid Addou, PDG de Royal Air Maroc. De son côté, Ahmed Salem Mohamed Vall Ammi, directeur général de Mauritania Airlines, salue une avancée décisive : « Cet accord élargit les possibilités de voyage entre la Mauritanie et le Maroc, tout en garantissant une expérience fluide pour nos passagers. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cet accord est aussi technique et organisationnelle. Formation des personnels, maintenance, services au sol, digitalisation des procédures : les deux compagnies entendent mutualiser leurs savoir-faire pour gagner en efficacité et en compétitivité. Dans un contexte où les compagnies africaines peinent souvent à rivaliser avec les géants étrangers, cette stratégie d’alliances régionales constitue une réponse pragmatique aux défis de la mondialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’un partenariat aérien, c’est une vision politique qui se dessine : celle d’une Afrique interconnectée, où les capitales se rapprochent et où les frontières cessent d’être des freins à la circulation des idées, des biens et des personnes. Casablanca et Nouakchott prennent ainsi le pari du ciel pour consolider leurs liens terrestres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Casablanca, années 1950. La clinique du Parc, pionnière du changement de sexe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
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		<category><![CDATA[Georges Burou]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le Casablanca effervescent des années 1950, au croisement des traditions marocaines et des influences européennes, se niche une clinique au destin hors norme : la clinique du Parc. Dirigée par le médecin français Georges Burou, ce lieu devient, contre toute attente, un phare mondial pour les personnes transgenres en quête de changement de sexe. Une histoire aussi sulfureuse que révolutionnaire, où progrès médical et controverse se croisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Burou : d’un gynécologue discret à un chirurgien avant-gardiste</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Burou, gynécologue talentueux mais discret, s’installe à Casablanca dans les années 1940. Resté au Maroc après l’indépendance en 1956, il se bâtit une réputation auprès des élites locales et européennes, attirées par ses compétences médicales. Mais derrière les consultations conventionnelles, Burou développe une pratique singulière et audacieuse : il devient l’un des premiers chirurgiens au monde à réaliser des opérations de réassignation sexuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une époque où les personnes transgenres sont marginalisées, son travail constitue une avancée scientifique majeure. Burou élabore une méthode novatrice de vaginoplastie par inversion pénienne, encore utilisée aujourd’hui comme référence. Pourtant, ce progrès médical se déroule en marge de toute régulation légale, transformant sa clinique en un sanctuaire discret pour une communauté souvent réduite au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clinique du Parc : un refuge secret pour une révolution</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les salons feutrés de Casablanca, les rumeurs vont bon train. Tandis que la bourgeoisie européenne fréquente la clinique pour des soins classiques, des patients venus du monde entier arrivent en quête d’un nouveau corps, mais surtout d’une nouvelle vie. Hommes et femmes transgenres traversent continents et océans pour trouver chez Burou ce que la médecine occidentale leur refuse : une intervention qui les rapproche de leur identité profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le caractère informel de ces opérations soulève cependant des interrogations. Si les techniques de Burou sont saluées pour leur efficacité, les conditions dans lesquelles elles sont pratiquées échappent à tout contrôle strict. Ni cadre légal, ni suivi psychologique : la clinique du Parc avance en territoire inconnu, entre audace et imprudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un héritage controversé mais indélébile</p>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Burou ne revendiquera jamais le titre de pionnier du changement de sexe, mais son héritage perdure. Des centaines de vies ont été transformées dans sa clinique, et sa méthode reste un jalon dans l’histoire de la médecine. Pourtant, son approche soulève des débats : peut-on séparer l’innovation scientifique de l’éthique qui l’entoure ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clinique du Parc et son sulfureux médecin incarnent une époque où le progrès médical pouvait naître dans les marges, loin des institutions traditionnelles. Une histoire singulière, reflet d’un Casablanca à la croisée des mondes, où la modernité se heurtait encore aux tabous d’un autre temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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