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	<title>Archives des CAMEROUN - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des CAMEROUN - La Cinquième</title>
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	<item>
		<title>Littérature : Djaïli Amadou Amal — Cœur du Sahel, derrière les murs des grandes maisons de Maroua</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec&nbsp;</strong><strong><em>Cœur du Sahel</em></strong><strong>, Djaïli Amadou Amal regarde la société camerounaise depuis un endroit rarement placé au centre du récit : les cuisines, les cours et les chambres où travaillent les domestiques des familles aisées. À travers Faydé, adolescente contrainte de quitter son village pour chercher du travail à Maroua, la romancière raconte les inégalités, les rêves d’une vie meilleure et les rapports de pouvoir dissimulés derrière les murs des grandes maisons.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djaïli Amadou Amal, une voix majeure du Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djaïli Amadou Ama</strong>l est née en&nbsp;<strong>1975 à Maroua</strong>, dans le nord du Cameroun. Toujours vivante, elle est romancière et militante pour les droits des femmes. Son œuvre s’intéresse particulièrement aux réalités sociales du Sahel camerounais et aux trajectoires féminines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Révélée à un large public international par&nbsp;<em>Les Impatientes</em>, Prix Goncourt des lycéens en 2020, elle publie&nbsp;<em>Cœur du Sahel</em>&nbsp;en&nbsp;<strong>2022</strong>. Le roman déplace le regard vers les jeunes filles employées comme domestiques dans les foyers urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faydé, quitter le village pour survivre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec&nbsp;<em>Cœur du Sahel</em>, Djaïli Amadou Amal suit&nbsp;<strong>Faydé</strong>, une adolescente qui grandit dans les montagnes du nord du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pauvreté pèse lourdement sur sa famille. Face aux difficultés quotidiennes, Faydé décide de rejoindre Maroua pour devenir domestique. Comme d’autres jeunes filles venues des campagnes, elle espère gagner de l’argent et aider les siens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son départ porte donc une promesse : celle d’améliorer son existence. Mais l’arrivée en ville lui fait rapidement découvrir un monde régi par des hiérarchies très fortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/litterature-zukiswa-wanner-london-cape-town-joburg-trois-villes-pour-raconter-les-fragilites-dune-famille-moderne/">Littérature : Zukiswa Wanner — London Cape Town Joburg, trois villes pour raconter les fragilités d’une famille moderne</a>⁠</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="360" height="555" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0446.jpeg" alt="" class="wp-image-57211" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0446.jpeg 360w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/08/IMG_0446-195x300.jpeg 195w" sizes="(max-width: 360px) 100vw, 360px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De l’autre côté des grandes maisons</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En travaillant au service de familles plus fortunées, Faydé entre dans des espaces auxquels son origine sociale ne lui aurait normalement pas donné accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle voit les vêtements, l’argent et le confort. Mais elle découvre également ce que les façades respectables ne montrent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les domestiques connaissent les habitudes des familles, entendent leurs disputes et deviennent parfois les témoins silencieux de leurs secrets. Elles sont indispensables au fonctionnement des maisons tout en restant au bas de leur hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Djaïli Amadou Amal utilise cette position particulière pour observer la société depuis ses coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la pauvreté crée la dépendance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman montre surtout combien la différence économique déséquilibre les relations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une jeune domestique, perdre son emploi peut signifier ne plus pouvoir envoyer d’argent à sa famille. Cette dépendance réduit considérablement la possibilité de protester lorsqu’elle subit une humiliation ou une injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail qui devait offrir une forme d’autonomie peut alors devenir une nouvelle source de vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faydé découvre progressivement que la proximité avec la richesse ne signifie pas que l’on en partage les avantages. Habiter quotidiennement dans une maison confortable n’empêche pas de rester socialement à sa porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des femmes entre solidarité et hiérarchie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cœur du Sahel</em>&nbsp;accorde également une place importante aux relations entre femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Patronnes, épouses, filles de maison et domestiques vivent dans des conditions très différentes. Certaines disposent d’argent et de pouvoir ; d’autres dépendent presque entièrement de ceux qui les emploient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les contraintes qui pèsent sur elles peuvent parfois créer des rapprochements inattendus. À d’autres moments, les différences de classe prennent le dessus et reproduisent les rapports de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman refuse ainsi de présenter les femmes comme un groupe uniforme. La solidarité existe, mais elle se heurte constamment aux intérêts, aux traditions et aux écarts de richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maroua vue depuis ceux qui la servent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers Faydé, Maroua apparaît comme une ville de possibilités autant que de profondes inégalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les jeunes venues des campagnes, elle représente l’espoir d’un salaire et d’une autre existence. Mais la ville révèle également la distance qui sépare ceux qui possèdent de ceux qui travaillent pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce regard qui donne sa force au roman. Djaïli Amadou Amal ne raconte pas les grandes maisons depuis leurs salons, mais depuis celles qui nettoient, cuisinent, observent et connaissent parfois mieux que quiconque la réalité de ceux qui y vivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec&nbsp;<em>Cœur du Sahel</em>, Djaïli Amadou Amal transforme le parcours d’une jeune domestique en observation des fractures sociales du Cameroun contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faydé part pour Maroua avec l’espoir d’améliorer la vie de sa famille. Elle y découvre un monde où la richesse et la pauvreté peuvent vivre sous le même toit sans jamais bénéficier des mêmes protections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers son regard, le roman rappelle surtout que derrière le confort des uns se trouve souvent le travail invisible des autres. Et que ceux qui semblent occuper la place la plus discrète sont parfois ceux qui voient le mieux ce que les apparences cherchent à cacher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références littéraires</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Cœur du Sahel</em>&nbsp;de Djaïli Amadou Amal — domesticité, inégalités et société camerounaise</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les Impatientes</em>&nbsp;de Djaïli Amadou Amal — femmes, mariage et contraintes sociales</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le meilleur reste à venir</em>&nbsp;de Sefi Atta — femmes, autonomie et société contemporaine</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Coconut</em>&nbsp;de Kopano Matlwa — classes sociales, jeunesse et aspirations</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Cameroun : Paul Biya ou l’art de présider à distance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique et gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[absence présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[CAMEROUN]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Vacance du pouvoir]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parti le 7 juin 2026 pour ce qui avait été annoncé comme un « court séjour privé en Europe », Paul Biya n’a toujours pas regagné le Cameroun. Plus de sept semaines plus tard, le silence officiel transforme une absence présidentielle en question institutionnelle : jusqu’où un chef d’État peut-il gouverner son pays depuis l’étranger sans avoir à rendre compte de son agenda, de son lieu de résidence ni des conditions dans lesquelles il exerce le pouvoir ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le « court séjour » qui prend ses aises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, le temps présidentiel possède manifestement sa propre unité de mesure. Le déplacement annoncé comme bref approche désormais des deux mois, sans date de retour communiquée par la présidence. Depuis son départ, Paul Biya, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis 1982, n’a plus fait d’apparition publique connue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence aurait sans doute suscité moins de commentaires si elle avait été accompagnée d’un minimum d’informations officielles. Mais le gouvernement ne précise ni l’endroit exact depuis lequel le chef de l’État travaille, ni la nature de ses activités, ni le calendrier de son retour. Le séjour privé est donc devenu, par la force du silence, une affaire publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux interrogations, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais assure que la présidence n’est pas vacante et que Paul Biya demeure « au travail », indépendamment du lieu où il se trouve. Une formule suffisamment souple pour faire du territoire national une notion presque accessoire dans l’exercice du pouvoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Cameroun en « télétravail » présidentiel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition n’a pas manqué de saisir la dimension singulière de la situation. Le Social Democratic Front évoque un État placé en « pilotage automatique ». Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun préfère parler de « télétravail ». Les expressions prêtent à sourire, mais elles posent une question sérieuse : qui arbitre effectivement les dossiers lorsque le sommet de l’exécutif reste invisible pendant plusieurs semaines ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est pas nécessairement l’absence physique. Les moyens de communication modernes permettent à un dirigeant de signer des actes, de donner des instructions et de participer à des réunions depuis l’étranger. Les présidents voyagent, se soignent ou travaillent ponctuellement hors de leur pays sans que la continuité de l’État soit compromise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La singularité camerounaise tient plutôt à la combinaison de trois facteurs : la durée du séjour, l’opacité qui l’entoure et l’extrême concentration du pouvoir autour d’un président installé depuis près de quarante-quatre ans. Autrement dit, le sujet n’est pas seulement de savoir si Paul Biya peut gouverner à distance, mais comment les Camerounais peuvent vérifier qu’il gouverne réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une situation unique au monde ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diriger temporairement un État depuis l’étranger n’est pas une invention camerounaise. L’histoire politique compte des chefs d’État ayant exercé leurs fonctions lors de déplacements prolongés, de traitements médicaux ou même de périodes d’exil. Les technologies numériques ont également banalisé la conduite à distance d’une partie des affaires gouvernementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui apparaît beaucoup plus inhabituel est qu’une absence aussi longue puisse se prolonger sans bulletin officiel, sans calendrier public et sans mécanisme visible de délégation. Dans la plupart des systèmes institutionnels, une incapacité durable ou une indisponibilité prolongée conduit à l’activation de procédures précises : intérim, délégation formelle, communication médicale encadrée ou transfert temporaire de certaines prérogatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, l’institution présidentielle semble au contraire reposer sur une certitude : puisque le pouvoir affirme que le président travaille, il ne resterait plus qu’à le croire. La continuité de l’État se résume ainsi moins à une démonstration institutionnelle qu’à un acte de foi politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La vacance, mot interdit et question persistante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains opposants et juristes estiment que cette situation devrait conduire le Conseil constitutionnel à examiner l’éventualité d’une vacance du pouvoir. Le gouvernement et le parti présidentiel rejettent catégoriquement cette hypothèse, considérant que l’absence du territoire ne signifie ni incapacité ni interruption des fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution camerounaise ne fait d’ailleurs pas de chaque déplacement présidentiel un empêchement. Encore faudrait-il distinguer le voyage officiel, le séjour privé temporaire et l’indisponibilité prolongée dont les conditions demeurent inconnues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La controverse révèle ainsi les limites d’un système politique où les informations relatives à la santé et aux activités du chef de l’État restent particulièrement contrôlées. Après une précédente disparition de la scène publique en 2024, les autorités avaient même cherché à interdire les débats médiatiques sur l’état de santé du président, contribuant davantage à nourrir les rumeurs qu’à les dissiper.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un président absent, un système très présent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun ne constitue donc pas un cas absolument unique de pouvoir exercé depuis l’étranger. Il offre cependant une version particulièrement aboutie de la présidence déterritorialisée : un chef de l’État absent, une administration qui assure qu’il travaille et une population invitée à ne pas confondre invisibilité et vacance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode dépasse désormais la seule personne de Paul Biya. Il interroge la solidité des institutions, la circulation de l’information publique et la capacité du pays à fonctionner autrement que par référence permanente à un président dont la présence physique paraît devenue facultative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, l’État continue certes de tourner. Reste à déterminer s’il est conduit, administré ou simplement habitué à attendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cameroun : un faux décret relance les spéculations sur la succession de Paul Biya</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La remise d’un prétendu décret présidentiel nommant un vice-président a déclenché une vive polémique au Cameroun. Au-delà de la question de son authenticité, cette affaire ravive les interrogations sur la succession du chef de l’État et met en lumière les tensions qui entourent le fonctionnement des institutions. YAOUNDÉ&#160;— Une simple enveloppe déposée dans les locaux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La remise d’un prétendu décret présidentiel nommant un vice-président a déclenché une vive polémique au Cameroun. Au-delà de la question de son authenticité, cette affaire ravive les interrogations sur la succession du chef de l’État et met en lumière les tensions qui entourent le fonctionnement des institutions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>YAOUNDÉ</strong>&nbsp;— Une simple enveloppe déposée dans les locaux de la télévision publique camerounaise a suffi à provoquer une onde de choc politique. Début juin, un individu s’est présenté au siège de la CRTV à Yaoundé avec un pli fermé contenant un prétendu décret présidentiel portant nomination d’un vice-président de la République. Le document, qui reproduisait les sceaux officiels de la présidence ainsi qu’une signature attribuée au président Paul Biya, n’a jamais été diffusé à l’antenne. Sa révélation, plusieurs jours plus tard, a toutefois alimenté une intense controverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’authenticité du document, rapidement contestée, c’est son contenu qui retient l’attention. La création ou la nomination d’un vice-président constituerait un tournant institutionnel majeur dans un pays où la question de la succession présidentielle demeure l’un des sujets les plus sensibles de la vie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une affaire qui dépasse la simple falsification</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que l’affaire est devenue publique, les interprétations se multiplient. Certains observateurs évoquent une tentative de déstabilisation institutionnelle, tandis que d’autres y voient une opération destinée à nourrir les spéculations autour de l’avenir du pouvoir. Sur les réseaux sociaux comme sur les plateaux de télévision, le débat s’est rapidement déplacé de la vérification du document vers les conséquences politiques qu’aurait eues une telle nomination si elle avait été authentique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que la numérotation du prétendu décret corresponde à la continuité des actes présidentiels a notamment alimenté les interrogations, même si plusieurs spécialistes rappellent que cet élément ne constitue en rien une preuve de son authenticité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le gouvernement rappelle les procédures officielles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’ampleur prise par la polémique, les autorités camerounaises ont publié un communiqué rappelant que la diffusion des actes présidentiels est encadrée par des procédures strictes. Le gouvernement insiste sur le fait qu’un décret d’une telle importance ne peut être communiqué en dehors des circuits officiels prévus par l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise au point vise à rassurer l’opinion publique, mais elle n’a pas empêché l’affaire de continuer à alimenter les commentaires sur le climat politique actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une enquête en cours</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur présumé du dépôt du document a été interpellé et placé entre les mains des autorités compétentes. Selon des informations provenant de sources proches du dossier, les premières investigations décrivent un individu présentant des signes de fragilité psychologique et connu pour son hostilité au régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer s’il a agi seul ou s’il a pu être manipulé par d’autres acteurs. Les autorités évoquent des investigations approfondies afin d’établir les circonstances exactes de cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le contexte sensible de la succession présidentielle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette affaire suscite un tel écho, c’est aussi parce qu’elle intervient dans un contexte où la question de la succession de Paul Biya continue d’alimenter les spéculations. Sans apporter d’élément nouveau sur l’avenir institutionnel du pays, le faux décret rappelle combien toute information touchant à l’organisation du sommet de l’État est susceptible de provoquer de fortes réactions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode illustre également la sensibilité des institutions camerounaises aux opérations de désinformation ou de manipulation, dans un environnement où les questions liées à la continuité du pouvoir demeurent particulièrement sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’or fantôme du Cameroun : quand les statistiques mondiales contredisent les États</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/lor-fantome-du-cameroun-quand-les-statistiques-mondiales-contredisent-les-etats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Un écart colossal entre les données douanières nationales et les statistiques onusiennes révèle une économie aurifère parallèle hors de contrôle, estimée à plusieurs centaines de millions de dollars. Un chiffre suffit à fissurer la lecture officielle de l’économie aurifère camerounaise : selon les données de commerce international agrégées par les Nations unies, le volume d’or [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/lor-fantome-du-cameroun-quand-les-statistiques-mondiales-contredisent-les-etats/">L’or fantôme du Cameroun : quand les statistiques mondiales contredisent les États</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un écart colossal entre les données douanières nationales et les statistiques onusiennes révèle une économie aurifère parallèle hors de contrôle, estimée à plusieurs centaines de millions de dollars.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un chiffre suffit à fissurer la lecture officielle de l’économie aurifère camerounaise : selon les données de commerce international agrégées par les Nations unies, le volume d’or attribué au Cameroun serait jusqu’à&nbsp;<strong>700 fois supérieur</strong>&nbsp;à celui enregistré par les douanes nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type d’écart statistique n’est pas une simple anomalie technique. Dans l’économie mondiale des matières premières, il constitue un indicateur classique de&nbsp;<strong>flux non déclarés, de sous-facturation ou de circuits parallèles d’exportation</strong>. Dans le cas camerounais, il ouvre une question plus large : celle de la souveraineté réelle sur une ressource stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une économie aurifère double : officielle et invisible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données disponibles dessinent deux réalités qui ne coïncident pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté, les statistiques douanières nationales font état de volumes extrêmement faibles d’exportation d’or. De l’autre, les bases de données internationales indiquent des importations bien supérieures enregistrées par les partenaires commerciaux du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage suggère l’existence d’un&nbsp;<strong>système de circulation parallèle</strong>, dans lequel une part majeure de la production échappe aux canaux institutionnels de déclaration et de fiscalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économistes des industries extractives, ce type d’écart correspond généralement à trois phénomènes combinés : informalité massive de la production, insuffisance des mécanismes de traçabilité et organisation de réseaux de commercialisation transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mécanique des fuites : quand la ressource échappe à l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les économies minières peu formalisées, la chaîne de valeur est rarement intégrée. L’or est souvent extrait par des acteurs artisanaux, vendu localement en espèces, puis progressivement réinjecté dans des circuits d’exportation difficiles à tracer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun n’échappe pas à cette configuration structurelle. Les corridors régionaux reliant l’Afrique centrale à certains hubs commerciaux internationaux jouent un rôle central dans la circulation de ces flux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, l’enjeu n’est plus seulement économique. Il devient institutionnel :&nbsp;<strong>qui contrôle réellement la ressource au moment où elle quitte le territoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un manque à gagner estimé à plusieurs centaines de millions de dollars</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les estimations issues des organisations de transparence dans les industries extractives évoquent un manque à gagner pouvant atteindre&nbsp;<strong>plusieurs centaines de millions de dollars par an</strong>&nbsp;pour l’État camerounais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pertes ne concernent pas uniquement les recettes fiscales. Elles affectent également la capacité de planification publique, la crédibilité statistique du secteur extractif et les politiques de développement régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, les revenus issus de l’or dépassent largement les budgets d’investissement annoncés par les autorités publiques, ce qui accentue le déséquilibre entre richesse produite et richesse captée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand les chiffres internationaux deviennent un contre-pouvoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle des bases de données commerciales internationales est devenu central dans la lecture de ces phénomènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En croisant les déclarations d’importation des pays partenaires, ces systèmes statistiques permettent de reconstruire indirectement les flux réels de matières premières. Dans le cas du Cameroun, ce recoupement met en évidence une divergence structurelle persistante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation transforme les statistiques internationales en un&nbsp;<strong>outil de contre-vérification des souverainetés économiques nationales</strong>, en particulier dans les secteurs extractifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question de gouvernance plus que de géologie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas camerounais, ce type d’écart statistique renvoie à une réalité plus large : dans de nombreux pays riches en ressources naturelles, le problème n’est pas l’absence de ressources, mais la difficulté à en contrôler les flux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’or devient alors un révélateur : non pas seulement d’un potentiel minier, mais d’un&nbsp;<strong>niveau de structuration institutionnelle et de maîtrise administrative de l’économie réelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zamboï comme symptôme d’un système</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, les zones minières artisanales ne sont pas des cas isolés, mais les points visibles d’un système plus vaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les villages comme Zamboï apparaissent moins comme des périphéries locales que comme des&nbsp;<strong>interfaces d’un marché global partiellement invisible</strong>, où se croisent extraction informelle, logiques de survie économique et circuits internationaux de commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écart entre les données onusiennes et les statistiques nationales ne constitue pas seulement une incohérence comptable. Il met en lumière une économie parallèle structurée, difficile à réguler, et profondément intégrée aux dynamiques du commerce mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la question centrale n’est peut-être plus de savoir combien d’or produit le Cameroun, mais plutôt :&nbsp;<strong>combien de cette richesse lui échappe avant même d’être comptabilisée ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/lor-fantome-du-cameroun-quand-les-statistiques-mondiales-contredisent-les-etats/">L’or fantôme du Cameroun : quand les statistiques mondiales contredisent les États</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Cameroun : le poste de vice-président reste vacant après sa réintroduction, les spéculations s’intensifient autour de la succession de Biya</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/cameroun-le-poste-de-vice-president-reste-vacant-apres-sa-reintroduction-les-speculations-sintensifient-autour-de-la-succession-de-biya/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une fonction rétablie mais toujours sans titulaire Le poste de vice-président au Cameroun a été réintroduit le 4 avril 2026 à la suite d’un vote de révision constitutionnelle du Parlement réuni en congrès à Yaoundé. La loi a ensuite été promulguée le 14 avril 2026 par le président Paul Biya. Le poste, réintroduit dans l’architecture [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fonction rétablie mais toujours sans titulaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poste de vice-président au Cameroun a été réintroduit le 4 avril 2026 à la suite d’un vote de révision constitutionnelle du Parlement réuni en congrès à Yaoundé. La loi a ensuite été promulguée le 14 avril 2026 par le président Paul Biya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poste, réintroduit dans l’architecture institutionnelle du Cameroun à la suite de la promulgation du cadre juridique correspondant, n’a toujours pas été pourvu. Aucune nomination officielle n’a été annoncée depuis l’entrée en vigueur du dispositif, laissant la fonction en suspens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation intervient dans un contexte politique dominé depuis plusieurs décennies par le président Paul Biya, autour duquel s’organisent désormais de nombreuses spéculations relatives à la succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un dispositif institutionnel encore inachevé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réintroduction de la vice-présidence s’inscrit dans une réorganisation plus large des équilibres institutionnels, destinée en principe à renforcer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en l’absence de nomination, le dispositif reste incomplet dans sa mise en œuvre. Aucun calendrier officiel n’a été communiqué et les autorités n’ont pas précisé les modalités de désignation du futur titulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un silence politique porteur de spéculations</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vide institutionnel alimente les commentaires au sein de la classe politique et des cercles proches du pouvoir. Plusieurs hypothèses circulent, évoquant aussi bien des figures du sérail que des profils technocratiques susceptibles d’occuper la fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système politique marqué par une forte centralisation du pouvoir, l’absence de désignation pour un poste stratégique ravive les interrogations sur les équilibres internes et les dynamiques de succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question de succession de plus en plus présente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans annonce officielle ni indication sur un calendrier de nomination, la question de la succession présidentielle revient progressivement au centre des analyses politiques, dans un contexte où la longévité du chef de l’État alimente de longue date les spéculations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poste de vice-président, conçu comme un outil de stabilisation institutionnelle, demeure à ce stade une fonction théorique, dont la portée dépendra des prochaines décisions de la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Cameroun : le pape Léon XIV interpelle frontalement les autorités sur la corruption et les droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Un discours inhabituellement direct devant le pouvoir camerounais En visite officielle au Cameroun, le pape Léon XIV a adopté un ton particulièrement direct à l’égard des autorités, appelant à un « examen de conscience » et à une rupture avec ce qu’il a décrit comme les « chaînes de la corruption ». S’exprimant en présence [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un discours inhabituellement direct devant le pouvoir camerounais</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En visite officielle au Cameroun, le pape Léon XIV a adopté un ton particulièrement direct à l’égard des autorités, appelant à un « examen de conscience » et à une rupture avec ce qu’il a décrit comme les « chaînes de la corruption ». S’exprimant en présence du président Paul Biya, 93 ans, au pouvoir depuis 1982, le souverain pontife a livré un message centré sur la responsabilité des dirigeants et la nécessité de restaurer la confiance entre gouvernants et population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte politique tendu après une élection présidentielle contestée en octobre et des manifestations réprimées, le pape a insisté sur le fait que la sécurité ne pouvait être invoquée au détriment des droits fondamentaux. Il a appelé les autorités publiques à ne pas devenir des facteurs de division, mais au contraire des « ponts » pour la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un contexte politique marqué par tensions et contestations</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de position intervient alors que plusieurs organisations de la société civile dénoncent une recrudescence des arrestations et détentions liées au cycle électoral. Selon des données relayées par des ONG locales, une large majorité des personnes incarcérées dans ce contexte n’auraient pas été formellement jugées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités, de leur côté, mettent en avant la nécessité de préserver l’ordre public dans un climat qu’elles jugent sensible, marqué par des tensions politiques persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Corruption et gouvernance au cœur des critiques implicites</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans viser directement des responsables nommément, le discours du pape s’inscrit dans un contexte où la question de la gouvernance est régulièrement pointée par les organisations internationales. Le Cameroun figure parmi les pays régulièrement classés en bas des indices de perception de la corruption établis par des organismes spécialisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques récurrentes portent notamment sur la gestion des finances publiques, les détournements présumés et la longévité d’un pouvoir exécutif fortement centralisé, souvent accusé par l’opposition de verrouiller l’espace politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un appel à la paix sociale dans un pays sous tensions multiples</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pape a également insisté sur le rôle des acteurs sociaux — organisations de jeunes, associations religieuses, syndicats et autorités traditionnelles — dans la stabilisation du pays. Il a appelé à renforcer la « paix sociale », dans un contexte marqué par des tensions politiques et des conflits internes persistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a enfin évoqué la crise dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, théâtre depuis plusieurs années d’un conflit armé entre forces gouvernementales et groupes séparatistes, qu’il a appelé à voir s’achever.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une visite sous haute portée politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tournée africaine du souverain pontife intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par des débats internationaux sur les droits humains et la gouvernance. La visite au Cameroun, pays dirigé depuis plus de quatre décennies par Paul Biya, donne à ce déplacement une dimension politique implicite, au-delà de sa portée strictement religieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cameroun : une vice-présidence constitutionnelle sans titulaire, un vide politique aux implications ouvertes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une réforme constitutionnelle entrée en vigueur mais toujours non activée La réforme constitutionnelle instaurant une vice-présidence de la République est désormais entrée en vigueur au Cameroun. Promulguée le 14 avril 2026 par le président Paul Biya, elle inscrit officiellement cette fonction dans l’architecture institutionnelle du pays, une première depuis la réorganisation de l’État en 1972. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réforme constitutionnelle entrée en vigueur mais toujours non activée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme constitutionnelle instaurant une vice-présidence de la République est désormais entrée en vigueur au Cameroun. Promulguée le 14 avril 2026 par le président Paul Biya, elle inscrit officiellement cette fonction dans l’architecture institutionnelle du pays, une première depuis la réorganisation de l’État en 1972. Toutefois, aucune nomination n’a été annoncée à ce stade, laissant le poste juridiquement créé mais politiquement vacant. Sur le plan institutionnel, la promulgation clôt le processus législatif et intègre la vice-présidence dans la Constitution, mais l’absence de décret de nomination empêche toute mise en œuvre concrète, créant un décalage entre norme juridique et réalité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fonction stratégique dans un exécutif très centralisé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système marqué par une forte concentration du pouvoir autour de la présidence, l’introduction d’une vice-présidence constitue un ajustement institutionnel potentiellement structurant. En théorie, cette fonction pourrait intervenir dans la continuité de l’État, la coordination de l’action gouvernementale ou la gestion de situations de transition. Mais en l’absence de titulaire, ces prérogatives restent théoriques et entièrement suspendues à une future décision de nomination, ce qui maintient le dispositif dans une forme d’inachèvement institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un vide politique aux interprétations multiples</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation alimente plusieurs lectures au sein de la classe politique et parmi les observateurs. Certains y voient une phase de temporisation destinée à préserver les équilibres internes avant une désignation stratégique, tandis que d’autres considèrent qu’il s’agit d’une séparation volontaire entre l’adoption juridique de la réforme et son activation politique. Dans les deux cas, la vice-présidence apparaît comme une fonction existante mais non encore incarnée, dont le rôle réel reste à définir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une innovation institutionnelle encore en attente de concrétisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas camerounais, cette séquence illustre un phénomène déjà observé dans d’autres réformes constitutionnelles : la création de fonctions sans mécanisme immédiat de mise en œuvre. La vice-présidence est désormais inscrite dans le droit camerounais, mais son poids effectif dépendra entièrement de la nomination à venir et des prérogatives qui seront effectivement confiées à son titulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une équation politique encore ouverte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’état, le Cameroun dispose d’un cadre juridique complet pour une vice-présidence, mais la question centrale reste entière : qui sera nommé pour occuper cette fonction et selon quel calendrier politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/cameroun-une-vice-presidence-constitutionnelle-sans-titulaire-un-vide-politique-aux-implications-ouvertes/">Cameroun : une vice-présidence constitutionnelle sans titulaire, un vide politique aux implications ouvertes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Quand une erreur de visa déclenche une crise diplomatique : Taïwan, le Cameroun et la bataille des mots à l’OMC</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/quand-une-erreur-de-visa-declenche-une-crise-diplomatique-taiwan-le-cameroun-et-la-bataille-des-mots-a-lomc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une simple mention administrative a suffi à transformer un document de visa en incident diplomatique. À la suite d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévue au Cameroun, Taïwan a dénoncé sa désignation comme « province de Chine » dans des documents officiels liés à son déplacement. Résultat : la délégation taïwanaise a annoncé [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/quand-une-erreur-de-visa-declenche-une-crise-diplomatique-taiwan-le-cameroun-et-la-bataille-des-mots-a-lomc/">Quand une erreur de visa déclenche une crise diplomatique : Taïwan, le Cameroun et la bataille des mots à l’OMC</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une simple mention administrative a suffi à transformer un document de visa en incident diplomatique. À la suite d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévue au Cameroun, Taïwan a dénoncé sa désignation comme « province de Chine » dans des documents officiels liés à son déplacement. Résultat : la délégation taïwanaise a annoncé son retrait, révélant une fois de plus la sensibilité extrême du statut de l’île dans les arènes internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une formulation administrative aux effets immédiats</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout part d’un document de visa préparatoire à une conférence internationale organisée à Yaoundé. Taïwan y est explicitement qualifiée de « province de Chine », une formulation immédiatement contestée par les autorités de Taipei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Taïwan, il ne s’agit pas d’un détail bureaucratique mais d’une&nbsp;<strong>remise en cause directe de sa participation en tant qu’entité distincte</strong>&nbsp;dans les organisations internationales. L’île rappelle d’ailleurs qu’elle participe à l’OMC en tant que territoire douanier séparé, un statut reconnu depuis son adhésion en 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction est rapide et ferme : protestation officielle et retrait de la délégation, une première dans le cadre de cette institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/omc-ouverture-a-yaounde-dune-conference-ministerielle-decisive-sur-lavenir-du-commerce-mondial/">OMC : ouverture à Yaoundé d’une conférence ministérielle décisive sur l’avenir du commerce mondial</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le visa, un objet administratif devenu instrument diplomatique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les relations internationales contemporaines, les outils administratifs ne sont jamais neutres. Visas, accréditations, listes de participants ou documents protocolaires constituent autant de&nbsp;<strong>marqueurs implicites de reconnaissance politique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas précis, la terminologie utilisée ravive un conflit ancien et structurant : celui du statut de Taïwan. Pékin considère l’île comme une province chinoise, tandis que Taipei revendique une autonomie de fait et une participation distincte aux organisations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type de formulation, même dans un document technique, peut donc être interprété comme une&nbsp;<strong>prise de position diplomatique indirecte</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une affaire révélatrice de la stratégie diplomatique chinoise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incident s’inscrit dans une dynamique plus large : la pression constante exercée par Pékin pour limiter toute reconnaissance internationale de Taïwan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine considère toute mention impliquant une souveraineté taïwanaise comme une provocation politique. Cette ligne diplomatique s’applique aussi bien aux États qu’aux institutions internationales, qui doivent composer avec ces tensions dans leurs pratiques quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, même un document administratif peut devenir un terrain d’influence diplomatique indirecte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Cameroun au centre d’un équilibre délicat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pays hôte de la réunion de l’OMC, le Cameroun se retrouve au cœur d’un dossier qui dépasse largement le cadre administratif. Sans intention affichée de provocation, il apparaît comme&nbsp;<strong>l’interface d’un conflit diplomatique qui le dépasse</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode illustre une réalité fréquente dans les conférences internationales : les États organisateurs doivent gérer des équilibres diplomatiques extrêmement sensibles, où la moindre imprécision peut être interprétée politiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’OMC et les limites de la neutralité institutionnelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de réaction immédiate de l’Organisation mondiale du commerce souligne une difficulté structurelle des institutions multilatérales : leur neutralité est souvent théorique face aux rapports de force entre États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OMC, comme d’autres organisations internationales, fonctionne sur un équilibre fragile entre règles techniques et réalités politiques. L’affaire met en lumière la difficulté de maintenir une stricte neutralité dans un environnement diplomatique hautement polarisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’incident entre Taïwan et le Cameroun, cette affaire révèle une transformation profonde de la diplomatie internationale. Les conflits de reconnaissance ne se limitent plus aux discours politiques ou aux votes diplomatiques : ils s’expriment désormais jusque dans les formulaires administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, un simple mot sur un visa peut suffire à déclencher une crise diplomatique, preuve que la bataille pour la reconnaissance internationale se joue aussi dans les détails les plus techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Cameroun : le lourd tribut d’une élection contestée – 16 morts et plus de 800 arrestations selon les autorités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CAMEROUN]]></category>
		<category><![CDATA[Violences post-électorales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Les plaies ouvertes par la présidentielle du 12 octobre peinent à se refermer au Cameroun. Selon le ministre de l’Administration territoriale, les violences postélectorales ont coûté la vie à&#160;16 personnes&#160;et conduit à&#160;plus de 800 arrestations&#160;à travers le pays. Ces chiffres officiels, récemment rendus publics, confirment l’ampleur d’une crise politique et sociale qui continue de diviser [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les plaies ouvertes par la présidentielle du 12 octobre peinent à se refermer au Cameroun. Selon le ministre de l’Administration territoriale, les violences postélectorales ont coûté la vie à&nbsp;<strong>16 personnes</strong>&nbsp;et conduit à&nbsp;<strong>plus de 800 arrestations</strong>&nbsp;à travers le pays. Ces chiffres officiels, récemment rendus publics, confirment l’ampleur d’une crise politique et sociale qui continue de diviser le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà, le 6 novembre, le ministre de la Communication avait évoqué « plusieurs dizaines de morts » et promis des enquêtes. Mais du côté de l’opposition, le ton reste accusateur :&nbsp;<strong>Issa Tchiroma Bakary</strong>, principal challenger du président sortant Paul Biya, parle de&nbsp;<strong>55 morts</strong>&nbsp;et dénonce une « répression sanglante ». Plusieurs ONG, dont&nbsp;<strong>Human Rights Watch (HRW)</strong>, avancent pour leur part un bilan d’environ&nbsp;<strong>40 victimes</strong>&nbsp;et des&nbsp;<strong>milliers d’interpellations</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une répression dénoncée par les ONG</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un rapport sévère,&nbsp;<strong>Human Rights Watch</strong>&nbsp;accuse les forces de sécurité camerounaises d’avoir fait un usage excessif de la force contre les manifestants, utilisant des balles réelles et procédant à des arrestations massives de civils. L’ONG réclame l’ouverture d’enquêtes indépendantes et la traduction en justice des responsables présumés d’abus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document met également en lumière la&nbsp;<strong>restriction des libertés publiques</strong>&nbsp;durant la période électorale : interdictions de manifestations, harcèlement des militants de l’opposition, et blocages médiatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire contestée de Paul Biya</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les résultats officiels,&nbsp;<strong>Paul Biya</strong>&nbsp;a remporté le scrutin avec&nbsp;<strong>53 % des suffrages</strong>. Une victoire immédiatement rejetée par Issa Tchiroma Bakary, qui revendique sa propre élection et exige la&nbsp;<strong>libération des détenus politiques</strong>. Son ultimatum, adressé au gouvernement, a expiré sans effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les appels au calme du pouvoir, la tension reste perceptible dans plusieurs grandes villes, où les forces de sécurité continuent de quadriller les quartiers sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un climat politique sous haute tension</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise postélectorale illustre les fragilités institutionnelles d’un pays où la confiance entre pouvoir et opposition s’est profondément érodée. Les appels à la réconciliation nationale se multiplient, mais sans dialogue inclusif ni enquêtes crédibles, la fracture politique risque de s’enraciner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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		<title>Cameroun : l’opposition se mobilise contre le règne historique de Paul Biya</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[CAMEROUN]]></category>
		<category><![CDATA[Opposition]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> &#60; 1</span> <span class="rt-label rt-postfix">minute</span></span>À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 octobre, l’opposition camerounaise intensifie sa campagne contre la longévité au pouvoir de Paul Biya, président depuis 43 ans. Dimanche à Douala, deux candidats majeurs de l’opposition ont lancé leurs rassemblements, un jour après l’ouverture officielle de la campagne le 27 septembre. Âgé de 92 ans, Paul Biya [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 octobre, l’opposition camerounaise intensifie sa campagne contre la longévité au pouvoir de Paul Biya, président depuis 43 ans. Dimanche à Douala, deux candidats majeurs de l’opposition ont lancé leurs rassemblements, un jour après l’ouverture officielle de la campagne le 27 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Âgé de 92 ans, Paul Biya est le deuxième dirigeant africain le plus ancien en exercice et pourrait rester au pouvoir jusqu’à près de 100 ans s’il remporte un huitième mandat de sept ans. Malgré un nombre record de 83 candidats, la Commission électorale n’a retenu que 12 noms sur le bulletin de vote, dont celui du président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats de l’opposition peinent à s’unir derrière une figure unique. À Douala, Bello Bouba Maigari, ancien ministre du tourisme âgé de 78 ans, a rassemblé plusieurs personnalités de l’opposition, dont Ateki Seta Carson et Akere Muna, pour consolider une coalition visant à séduire les huit millions d’électeurs inscrits. Ces alliances partielles reflètent les efforts pour contrer l’expérience et la longévité de Paul Biya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, Cabral Libii, 45 ans et ancien journaliste, a organisé son premier rassemblement derrière le stade Omnisports, malgré des restrictions administratives. Bien que l’affluence ait été bien inférieure aux attentes, ce rassemblement symbolise la détermination de certains candidats à remettre en cause la continuité du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte électoral reste fragile. La crédibilité des scrutins précédents a souvent été contestée, avec des accusations de favoritisme envers le président sortant et la suppression de la limite de deux mandats en 2008, ouvrant la voie à une prolongation quasi illimitée de son règne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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