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	<title>Archives des Cambodge - La Cinquième</title>
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		<title>Cambodge : des prêts de microfinance mettent en danger les communautés autochtones</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Un rapport récent de Human Rights Watch révèle que des prêts de microfinance accordés à des communautés autochtones au Cambodge ont conduit à des ventes de terres forcées, au surendettement et à de graves violations des droits humains. Les investisseurs internationaux, dont la Société financière internationale (SFI) de la Banque mondiale, sont impliqués dans ces pratiques préjudiciables.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des prêts prédateurs ciblant les terres autochtones</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cambodge, certaines institutions de microfinance (IMF) ont proposé des prêts aux communautés autochtones avec des conditions qui dépassent largement leur capacité de remboursement. Les offres étaient souvent présentées à travers des agents de crédit et des documents en khmer, langue que beaucoup d’emprunteurs ne comprennent pas. Les prêts étaient parfois garantis par les terres des communautés, malgré les protections légales existantes.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences ont été dramatiques : ventes de terres forcées, perte d’accès à l’éducation et aux soins de santé, insécurité alimentaire et, dans certains cas, suicides liés à l’endettement. Les emprunteurs ont également rapporté avoir subi des pressions constantes pour contracter davantage de prêts ou vendre leurs terres, parfois sous la menace de poursuites judiciaires fictives.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’impact sur la vie des communautés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages recueillis par Human Rights Watch entre février et octobre 2024 dans la province de Ratanakiri illustrent l’ampleur du problème. Une cultivatrice de 62 ans expliquait ne pas pouvoir lire ni écrire le khmer et se sentait forcée de contracter des prêts malgré sa volonté de refuser. Une ouvrière agricole a décrit les menaces répétées d’arrestation pour non-remboursement, tandis qu’un producteur de noix de cajou a détaillé les effets physiques et psychologiques du stress lié aux pressions exercées par les agents de crédit.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pratiques compromettent également le processus d’obtention de titres fonciers collectifs, essentiels pour la protection légale des terres autochtones. L’utilisation de « titres souples » comme garantie empêche en effet la collecte complète de ces documents et fragilise la reconnaissance juridique des terres communautaires.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les responsabilités des investisseurs et du gouvernement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne les manquements des régulateurs cambodgiens et des investisseurs internationaux, qui n’ont pas respecté les normes de diligence raisonnable en matière de droits humains. Malgré la reconnaissance dès 2015 du risque de surendettement dans le secteur, la SFI a continué d’investir plus de 438 millions de dollars entre 2016 et 2021. Une enquête a été déclenchée en 2022 suite à une plainte officielle des organisations locales de défense des droits humains.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Human Rights Watch recommande que toutes les parties prenantes – régulateurs, investisseurs et IMF – garantissent l’accès à des recours, y compris l’annulation ou la restructuration de la dette et la restitution des terres acquises par ventes forcées. Il est également crucial de créer un mécanisme indépendant de traitement des plaintes conforme aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages frappants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Une cultivatrice autochtone Kouy de 62 ans</strong>&nbsp;: « Je ne comprends aucun de mes documents de prêt. Même si je ne voulais pas emprunter, ils m’ont dit : “Comment allez-vous rembourser vos autres prêts si vous n’empruntez pas davantage ?” »&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Une ouvrière agricole Kachok</strong>&nbsp;: « Ils nous menaçaient de poursuites judiciaires pour nous forcer à payer, même sans fondement légal. Je craignais d’être mise en prison. »&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">• <strong>Un producteur Jarai de noix de cajou</strong>&nbsp;: « Quand l’agent de crédit me menace, je me sens faible, vertigeux, et je ne supporte pas le stress. Ils m’ont dit : “Si vous avez des terres, vendez-les pour nous rembourser.” »&nbsp;<em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prêts de microfinance au Cambodge, initialement conçus pour soutenir le développement économique, ont été détournés au détriment des communautés autochtones. Human Rights Watch insiste sur la nécessité pour les investisseurs et les autorités de garantir la protection des droits humains et de réparer les dommages causés par ces pratiques prédatrices.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(Source : Human Rights Watch)</em></p>
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		<title>Togo-Cambodge. Un nouvel élan diplomatique et économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion du 15e anniversaire des relations diplomatiques entre le Togo et le Cambodge, une nouvelle étape a été franchie dans le rapprochement des deux nations. Le ministre togolais des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey, s’est rendu à Phnom Penh pour une visite officielle, à l’invitation de son homologue cambodgien, Sokhonn Prak, également Vice-Premier ministre du Royaume. Cette rencontre a abouti à la signature de deux accords clés : une exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, ainsi qu’un Mémorandum d’Entente (MoU) instaurant des consultations politiques régulières entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une coopération renforcée pour des échanges facilités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord d’exemption de visas constitue une avancée majeure pour simplifier les déplacements des représentants officiels des deux États. Il s’agit d’un levier stratégique pour encourager les échanges humains et institutionnels, tout en consolidant les relations entre les gouvernements. Par ailleurs, le MoU signé entre les ministères des Affaires étrangères établit un cadre formel pour des discussions politiques régulières, ouvrant la voie à une collaboration approfondie sur des sujets d’intérêt mutuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Professeur Robert Dussey a souligné l’importance de ces accords :&nbsp;<em>« Ces instruments vont non seulement faciliter la mobilité des officiels, mais aussi poser les bases d’une coopération plus structurée et ambitieuse. »</em>&nbsp;Cette visite a également permis d’explorer des pistes de collaboration dans des domaines variés, tels que le commerce, la diplomatie économique et les échanges culturels, illustrant la volonté des deux pays de diversifier leurs partenariats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Togo à la conquête de nouveaux horizons en Asie du Sud-Est</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Togo visant à élargir son réseau diplomatique et économique en Asie du Sud-Est. En cherchant à tisser des liens plus étroits avec des pays dynamiques comme le Cambodge, le Togo démontre son ambition de s’ouvrir à de nouveaux marchés et de saisir les opportunités offertes par une région en plein essor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cambodge, membre actif de l’ASEAN, représente un partenaire stratégique pour le Togo. Avec une économie en croissance dans des secteurs tels que l’agro-industrie, le textile et le tourisme, le pays offre des perspectives prometteuses pour des collaborations futures. Les deux ministres ont exprimé leur intention d’approfondir ces échanges dans les mois à venir, en identifiant des projets concrets susceptibles de bénéficier aux deux nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une coopération stratégique et mutuellement bénéfique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite officielle marque un tournant dans les relations entre le Togo et le Cambodge. Les accords signés ne se limitent pas à des formalités administratives, mais traduisent une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. En misant sur des secteurs porteurs et en facilitant les échanges, les deux pays posent les jalons d’un partenariat durable et fructueux, qui pourrait servir de modèle pour d’autres collaborations entre l’Afrique et l’Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Cambodge. Une loi pour sanctionner la négation du génocide khmer rouge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jan 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement cambodgien a approuvé un projet de loi visant à criminaliser la remise en cause du génocide et des crimes perpétrés sous le régime des Khmers rouges. Ce texte, qui prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison, doit encore être validé par le Parlement, où son adoption ne fait guère de doute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une législation adoptée dans un contexte sensible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, sous la présidence du Premier ministre Hun Manet, l’exécutif cambodgien a donné son feu vert à une mesure législative imposant des sanctions lourdes contre toute tentative de nier ou minimiser les crimes des Khmers rouges (1975-1979). Le texte prévoit des peines d’un à cinq ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 125 000 dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son approbation intervient à quelques mois du 50ᵉ anniversaire de la prise de pouvoir du régime de Pol Pot, le 17 avril 1975, une date marquante dans l’histoire du pays. Il répond à une demande formulée par l’ancien Premier ministre Hun Sen, qui reste une figure influente de la politique nationale. En mai dernier, il avait dénoncé le fait que certains responsables politiques continuent de contester la réalité du génocide et avait appelé à une réponse législative ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une loi qui renforce un précédent texte de 2013</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle législation vient remplacer une loi adoptée en 2013 sous l’impulsion de Hun Sen, qui sanctionnait déjà la négation des atrocités commises sous les Khmers rouges. À l’époque, les peines prévues étaient moins sévères, allant de six mois à deux ans de prison, avec des amendes bien inférieures à celles envisagées aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte de 2013 avait suscité des controverses, notamment lorsqu’il avait été utilisé contre Kem Sokha, alors l’un des principaux dirigeants de l’opposition. Un enregistrement diffusé par le gouvernement le présentait comme contestant l’existence du centre de torture S-21, une accusation qu’il avait rejetée en dénonçant une manipulation politique. Certains observateurs avaient alors perçu la loi comme un moyen de réprimer les voix dissidentes plutôt qu’un outil de préservation de la mémoire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement des sanctions suscite donc des interrogations : s’agit-il d’un réel effort pour lutter contre le révisionnisme historique ou d’une nouvelle arme judiciaire contre l’opposition ? Hun Sen, qui fut lui-même un cadre des Khmers rouges avant de faire défection, avait justifié cette réforme en affirmant que certains opposants pourraient chercher à attiser des troubles politiques comparables à ceux ayant conduit aux violences du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mémoire encore douloureuse</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 1975 et 1979, le régime des Khmers rouges a instauré un système totalitaire ayant conduit à la mort de près de deux millions de Cambodgiens, victimes d’exécutions de masse, de famine et de travaux forcés. L’impact de cette période reste profond dans la société cambodgienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour juger les responsables de ces atrocités, un tribunal spécial soutenu par l’ONU avait été mis en place en 2006. Après plusieurs années de procès, il a officiellement reconnu que le régime khmer rouge avait commis un génocide ainsi que de multiples crimes contre l’humanité. Son dernier verdict a été rendu en 2022 avant sa dissolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle loi, le gouvernement affirme vouloir préserver la vérité historique et empêcher toute falsification du passé. Mais dans un pays où les lois ont souvent servi à écarter l’opposition, cette initiative ne manque pas d’inquiéter ceux qui redoutent un usage politique du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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