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	<title>Archives des BURKINA - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des BURKINA - La Cinquième</title>
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		<title>Burkina Faso : huit travailleurs humanitaires détenus au cœur d’une crise humanitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La répression de la junte menace l’aide humanitaire alors que la population souffre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouagadougou — La détention d’employés de l’Organisation internationale des ONG pour la sécurité (INSO) par la junte militaire burkinabè suscite une vive inquiétude au sein de la communauté humanitaire internationale. Human Rights Watch appelle à leur libération immédiate et à la protection des organisations œuvrant dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers la fin juillet 2025, Jean-Christophe Pégon, directeur de l’INSO et ressortissant français, a été arrêté à Ouagadougou par les services de renseignement. En août, sept autres membres de l’organisation, dont quatre Burkinabè et trois étrangers, ont également été détenus. Ces arrestations n’ont été annoncées publiquement que le 7 octobre, et aucune date de procès n’a été fixée à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’arrestation de travailleurs humanitaires en pleine crise envoie un message inquiétant : les ONG semblent dépendre d’une junte qui ignore les besoins des populations vulnérables », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. Selon elle, les autorités devraient abandonner les accusations infondées, libérer le personnel et permettre aux organisations humanitaires d’opérer librement et en sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè accuse les employés de l’INSO d’« espionnage » et de « trahison », affirmant qu’ils collecteraient des informations sensibles pour des puissances étrangères. L’INSO a fermement rejeté ces allégations, soulignant que ses activités se limitent à la sécurité humanitaire et qu’aucune opération de renseignement n’est menée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présente dans 26 pays, l’INSO fournit depuis 2016 des analyses sécuritaires pour permettre aux ONG de travailler en toute sécurité dans un Burkina Faso confronté à des attaques régulières de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Le pays compte parmi les plus touchés par la violence, avec plus de 2 millions de déplacés et 6,3 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire, dont 3,4 millions d’enfants, selon l’ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le coup d’État de 2022, la junte a intensifié la répression contre la société civile, les médias et l’opposition politique, suspendant plusieurs ONG internationales et expulsant des représentants des Nations Unies. Cette politique risque de freiner la fourniture d’une aide vitale à une population déjà en grande détresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En ciblant l’INSO, les autorités s’attaquent à l’ensemble de la communauté humanitaire », avertit un autre travailleur humanitaire. « Sans information sécuritaire fiable, notre travail devient dangereux et parfois impossible. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Human Rights Watch rappelle que, selon le droit international humanitaire, la détention arbitraire de personnel humanitaire est strictement interdite et que les parties en conflit doivent garantir la sécurité des travailleurs humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Lomé devient le centre des visas américains pour les Burkinabè</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le 10 octobre 2025, les Burkinabè doivent se rendre à Lomé pour toute demande de visa américain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè, à travers son ministre des Affaires étrangères, Karamoko Traoré, a réagi à la décision des États-Unis de délocaliser la délivrance des visas à Lomé, au Togo. Les opérations de délivrance de visas pour les États-Unis à l’ambassade américaine de Ouagadougou sont suspendues depuis le 10 octobre 2025. Selon un communiqué officiel, tous les Burkinabè souhaitant obtenir un visa doivent désormais se rendre à Lomé. La note précise que « les demandes et les frais sont non transférables et doivent être renouvelés et réglés au nouveau bureau » et que cette suspension « n’affecte pas les visas officiels et diplomatiques ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités américaines justifient cette décision par un « taux élevé de dépassement de la durée de séjour autorisée pour les touristes, voyageurs d’affaires et étudiants burkinabè » aux États-Unis. Cependant, elles assurent que cette situation n’implique pas une remise en cause de la position officielle du gouvernement burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les véritables raisons selon le Burkina Faso</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ouagadougou, la décision américaine ne reflète pas entièrement la réalité. Le ministre des Affaires étrangères a révélé à la Radio-télévision nationale que la note verbale reçue comportait des « suggestions » bien différentes de la justification officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Dès l’arrivée de l’administration Trump, les États-Unis nous ont proposé un accord dans le cadre de leur politique migratoire visant à identifier et expulser certains ressortissants vivant illégalement sur leur sol », a expliqué M. Traoré. Selon lui, les États-Unis avaient suggéré que le Burkina Faso accueille ces personnes, proposition que Ouagadougou a fermement refusée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette proposition, que nous avons jugée indécente, va à l’encontre de la dignité qui est au cœur de la vision du capitaine Ibrahim Traoré », a ajouté le ministre. Il a insisté sur le fait que le Burkina Faso se considère comme une terre d’accueil et non comme une destination de déportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réaction mesurée mais ferme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette mesure américaine, le Burkina Faso entend maintenir un dialogue respectueux avec les États-Unis et les autres nations. « Nous resterons en bonne relation avec tous les États qui nous respectent en tant qu’humains, avec tous les États qui respectent notre dignité », a souligné Karamoko Traoré. Le ministre a précisé que le pays pourrait adopter des mesures de réciprocité, tout en préservant les liens d’amitié, de solidarité et de fraternité avec le peuple américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie burkinabè se veut donc prudente mais ferme : le pays réaffirme son attachement à la dignité nationale tout en restant ouvert au dialogue et à la coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Ibrahim Traoré. Le dictateur virtuel du Burkina Faso entre fiction numérique et répression réelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, le mythe numérique d’un chef tout-puissant masque mal l’effondrement sécuritaire d’un pays en guerre.<br>Depuis son coup d’État en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré s’est métamorphosé en personnage de fiction à l’échelle continentale. Non pas grâce à ses performances sur le terrain sécuritaire, où les groupes jihadistes continuent de défier l’État, mais par la magie des montages vidéo et de l’intelligence artificielle. Sur TikTok, YouTube ou WhatsApp, Traoré devient un héros de légende, encensé par des stars américaines comme Beyoncé ou Justin Bieber. Du moins, si l’on en croit ces vidéos truquées qui inondent la toile et crédibilisent une fiction numérique soigneusement entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car dans le monde réel, ni Beyoncé ni Bieber n’ont jamais chanté les louanges du jeune putschiste de 37 ans. Ces contenus sont de purs produits d’IA, comme l’a prouvé une série de vérifications menées par des collectifs spécialisés en fact-checking en Afrique de l’Ouest. Des centaines de vidéos similaires circulent depuis avril, selon Cap’Ivoire Info, souvent issues du Nigeria ou du Kenya, et amplifiées par des réseaux pan-africanistes à tendance populiste. Leur objectif ? Façonner un imaginaire collectif dans lequel Traoré incarne le dernier rempart de l’Afrique contre l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce récit romancé, tout est matière à fantasme. Dernier en date : un supposé hommage du pape Léon XIV au capitaine burkinabé, diffusé via un audio WhatsApp illustré par deux photos juxtaposées. Ou encore la rocambolesque histoire d’une espionne française, Claire Dubois, infiltrée sous couvert d’une ONG fictive. Là encore, aucun élément tangible ne confirme cette version, si ce n’est une vidéo virale et quelques images sorties de leur contexte. Les preuves manquent, mais la narration est puissante. Et elle flatte les ressorts identitaires d’une jeunesse en quête de figures fortes et de revanche postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce théâtre numérique a un coût. Derrière les hologrammes du pouvoir, la réalité s’assombrit. Le Burkina Faso reste l’un des pays les plus instables du Sahel. Les attaques jihadistes se multiplient, les populations déplacées se comptent par millions, et l’autorité de l’État recule. Le régime, lui, s’enfonce dans l’autoritarisme. Partis politiques suspendus, journalistes arrêtés, voix critiques réduites au silence. À défaut de rétablir la sécurité, le pouvoir se retranche dans une forteresse virtuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recours massif à la désinformation, déjà bien rodé dans d’autres régimes autocratiques, atteint au Burkina Faso des proportions inédites. Il ne s’agit plus seulement de manipuler l’opinion, mais de construire un monde parallèle dans lequel Traoré est invincible. Quitte à ignorer les revers militaires, la crise humanitaire, et les multiples atteintes aux libertés fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que le réel échappe à son contrôle, Ibrahim Traoré semble n’avoir plus qu’un seul terrain de victoire : le numérique. Mais un régime peut-il durablement survivre dans un univers fictionnel ? Rien n’est moins sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Burkina Faso. Le Mausolée Sankara, entre mémoire blessée et promesse d’avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Assassinat de 1987]]></category>
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		<category><![CDATA[Panafricanisme]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Burkina Faso, 17 mai 2025. Quarante-deux ans après son arrestation, le Burkina Faso s’apprête à inaugurer ce samedi 17 mai un mausolée en hommage à Thomas Sankara et à ses douze compagnons, sur le lieu même de leur assassinat. Ce n’est pas seulement une structure de pierre qui se dresse à Ouagadougou, dans la cour du Conseil de l’Entente. C’est la mémoire d’un peuple qui se redresse, le refus de l’amnésie, et la réhabilitation d’un rêve brisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une date, une rupture<br>Le 17 mai 1983. Thomas Sankara, alors Premier ministre du Conseil de salut du peuple (CSP), est arrêté. Une arrestation qui marque un tournant. Le peuple burkinabè, dans un sursaut d’instinct, comprend que cet homme incarne bien plus qu’un poste gouvernemental : il porte leur dignité. Quelques mois plus tard, le 4 août, la révolution prend corps. Le Conseil national de la révolution (CNR) naît de cette colère populaire. À sa tête, un capitaine de 33 ans que rien ne détournera de sa promesse faite aux masses : justice sociale, souveraineté populaire, intégrité absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mausolée : une pierre vivante<br>Le mausolée inauguré ce 17 mai n’est ni un tombeau ni une relique. Il est seuil. Pont entre l’histoire figée et la mémoire agissante. Il est bâti là où le 15 octobre 1987, Sankara et ses compagnons ont été assassinés. Longtemps, leurs dépouilles reposaient à Dagnoen, comme une vérité cachée. Désormais, leur souvenir est restitué au cœur même de l’espace public, là où tout a été tenté pour faire taire leur message. Mais l’intégrité ne meurt pas : elle sommeille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sankara, le vivant<br>Dans un Burkina Faso confronté à l’insécurité, à la lutte contre le terrorisme et à la reconstruction d’un État, la voix de Sankara résonne encore avec force. Il dénonçait les dettes imposées comme chaînes modernes, appelait à l’unité africaine fondée sur les peuples et non les palais, prônait un panafricanisme actif, une politique enracinée et affranchie. Ces paroles ne relèvent plus du passé : elles s’imposent comme boussole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous devons accepter de vivre Africains. C’est la seule façon de vivre libres et dignes. »<br>Cette sentence, hier jugée trop radicale, est aujourd’hui revendiquée comme feuille de route. Le président Ibrahim Traoré, lui-même chantre d’une souveraineté restaurée, s’inscrit dans cette continuité. Le Burkina, désormais, veut marcher debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mémoire active<br>Mais que deviendra ce lieu ? Pas un sanctuaire figé. Le mausolée Sankara est appelé à devenir une école de vigilance, un repère éthique, un catalyseur de conscience. Il doit interroger les gouvernants et les citoyens : que faisons-nous, aujourd’hui, qui honore leur sacrifice ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Sankara n’est pas mort replié. Il est tombé en avançant. Et chaque 17 mai, désormais, les Burkinabè devront se tenir face à ce bronze immobile qui les regarde, et répondre :<br>« Sommes-nous encore fidèles à ta parole ? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Sahel. Une étude lève le voile sur l’arsenal des djihadistes, pris aux armées nationales</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/sahel-une-etude-leve-le-voile-sur-larsenal-des-djihadistes-pris-aux-armees-nationales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une arme sur cinq utilisée par les groupes djihadistes au Sahel provient directement des arsenaux des armées nationales locales.C’est la révélation d’un rapport du Conflict Armament Research (CAR), une ONG britannique spécialisée dans la traçabilité des armes de guerre. L’étude, menée entre 2014 et 2023, offre un aperçu glaçant sur la manière dont les groupes [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/sahel-une-etude-leve-le-voile-sur-larsenal-des-djihadistes-pris-aux-armees-nationales/">Sahel. Une étude lève le voile sur l’arsenal des djihadistes, pris aux armées nationales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une arme sur cinq utilisée par les groupes djihadistes au Sahel provient directement des arsenaux des armées nationales locales.<br>C’est la révélation d’un rapport du Conflict Armament Research (CAR), une ONG britannique spécialisée dans la traçabilité des armes de guerre. L’étude, menée entre 2014 et 2023, offre un aperçu glaçant sur la manière dont les groupes armés s’équipent en Afrique de l’Ouest, en particulier au Mali, au Burkina Faso et au Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des armes récupérées lors d’attaques contre les militaires<br>L’analyse porte sur plusieurs armes saisies lors d’opérations de terrain et attribuées à des groupes affiliés à al-Qaïda — comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) — ou à l’État islamique au Sahel. Selon le rapport, près de 20 % de ces armes provenaient initialement des forces armées régulières. Elles ont été perdues ou abandonnées au cours d’assauts contre des postes militaires, souvent dans des conditions de débâcle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces armes saisies sont fréquemment exhibées dans des vidéos de propagande diffusées par les groupes armés. Elles deviennent alors des symboles de victoire, mais aussi des outils concrets de montée en puissance pour ces factions djihadistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pillage d’arsenaux comme stratégie militaire<br>Le rapport insiste : le recours au pillage n’est pas marginal. Il constitue désormais une véritable tactique, méthodiquement intégrée aux stratégies d’expansion des groupes armés. Matthew Steadman, co-auteur du rapport, parle d’un « cercle vicieux » : « Plus les groupes saisissent d’armes, plus ils attaquent d’avant-postes, et plus leur capacité à poursuivre ces attaques augmente. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique d’accumulation alimente une guerre asymétrique, où chaque victoire tactique des groupes djihadistes leur permet de renforcer leur autonomie militaire, en s’appropriant directement les moyens de l’adversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des flux régionaux, mais pas de soutien externe structuré<br>L’étude relève aussi que certaines armes proviennent de pays voisins en proie à l’instabilité, comme la Libye, le Liberia, le Nigeria ou le Tchad. Ces transferts restent cependant sporadiques et liés aux conflits internes régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les chercheurs du CAR n’ont identifié aucune preuve d’un approvisionnement externe organisé ou d’un soutien logistique venant de groupes situés hors du Sahel central. L’essentiel de l’armement djihadiste reste donc issu de sources locales — qu’il s’agisse de pillages directs ou de circulations régionales incontrôlées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les États armés deviennent vulnérables<br>Le principal enseignement du rapport est sans appel : la fragilité des États sahéliens ne réside pas seulement dans leur incapacité à contenir la menace djihadiste, mais aussi dans leur rôle involontaire de fournisseurs d’armes. Chaque base attaquée, chaque position tombée, devient un stock d’armement mis au service de la guerre contre les institutions mêmes qui l’ont perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Renforcer la sécurité des arsenaux militaires, réformer la chaîne logistique, éviter les abandons de poste et former durablement les troupes sont autant de mesures urgentes. Car dans cette guerre, chaque défaite militaire ne se solde pas seulement par des pertes humaines, mais par un transfert de puissance directement entre les mains de l’ennemi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Burkina Faso. Massacres de Peuls, Human Rights Watch accuse l’armée de crimes contre l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 13:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans un rapport explosif publié ce lundi, Human Rights Watch (HRW) accuse l’armée du Burkina Faso d’avoir orchestré un massacre de plus de 130 civils peuls dans la région de Solenzo, à l’ouest du pays, en mars 2024. Ce crime, qualifié de crime contre l’humanité, met une nouvelle fois en lumière la violence systématique et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un rapport explosif publié ce lundi, Human Rights Watch (HRW) accuse l’armée du Burkina Faso d’avoir orchestré un massacre de plus de 130 civils peuls dans la région de Solenzo, à l’ouest du pays, en mars 2024. Ce crime, qualifié de crime contre l’humanité, met une nouvelle fois en lumière la violence systématique et l’impunité au sein des forces de sécurité burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des attaques ciblées contre la population civile<br>Les atrocités se sont déroulées dans les villages de Komsilga, Nodin et Soro, où des soldats burkinabè ont procédé à des exécutions sommaires. Selon les témoignages recueillis par HRW, des civils peuls ont été séparés de leurs voisins et tués sur place sans justification. Cette attaque s’inscrit dans un climat de stigmatisation ethnique, où les Peuls sont régulièrement accusés de complicité avec des groupes jihadistes, une accusation souvent non fondée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accusation de Human Rights Watch<br>Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel pour HRW, a souligné que les massacres témoignent d’une politique discriminatoire et criminelle à l’égard de l’ethnie peule. Elle insiste : « Ce n’est pas un incident isolé, mais une série d’attaques systématiques visant spécifiquement les Peuls, sur la base de leur appartenance ethnique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction des autorités burkinabè<br>Les autorités de transition, dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, sont restées silencieuses face aux accusations de HRW. L’armée, au lieu de protéger les civils, semble avoir participé à des violations massives des droits humains, dans un contexte de guerre contre le terrorisme. L’absence d’enquête officielle soulève des inquiétudes sur l’impunité et la dernière dérive sécuritaire de l’armée burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le massacre des Peuls à Solenzo constitue un point tournant dans la crise du Burkina Faso. Cette tragédie appelle à une réflexion urgente sur l’ethnicisation de la violence et sur l’impératif de justice pour les victimes. Le monde regarde, mais la véritable question reste : quand l’armée burkinabè répondra-t-elle à ses crimes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>À Ouagadougou, la foule jure fidélité à Ibrahim Traoré et fustige « l’impérialisme occidental »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:13:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Des milliers de Burkinabè ont manifesté ce 30 avril dans les rues de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Boromo, réaffirmant leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré, quelques jours après l’annonce d’un complot présumé orchestré depuis la Côte d’Ivoire. Au cœur de la capitale burkinabè, les rues se sont remplies de slogans vibrants et de posters géants à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des milliers de Burkinabè ont manifesté ce 30 avril dans les rues de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Boromo, réaffirmant leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré, quelques jours après l’annonce d’un complot présumé orchestré depuis la Côte d’Ivoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la capitale burkinabè, les rues se sont remplies de slogans vibrants et de posters géants à l’effigie du capitaine Ibrahim Traoré. Sous les banderoles « Soutien total au président Ibrahim Traoré » ou « Non aux manœuvres impérialistes », les manifestants ont scandé leur attachement à la junte au pouvoir. La manifestation a été orchestrée par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), en présence de plusieurs ministres et députés, et a été relayée en direct sur la télévision nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déferlement de soutien intervient dans un climat tendu. Le 21 avril, les autorités burkinabè ont déclaré avoir déjoué un « grand complot en préparation » qui aurait été ourdi depuis la Côte d’Ivoire, accusée à demi-mot de servir de base arrière aux opposants au régime. Abidjan a catégoriquement nié toute implication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Traoré en septembre 2022, les accusations de déstabilisation se sont multipliées. Plusieurs dizaines d’officiers, y compris l’ancien chef d’état-major de la gendarmerie, ont été arrêtés pour des faits de complot présumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rejet frontal des puissances occidentales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des manifestations similaires ont été enregistrées à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, et à Boromo. Les mots d’ordre y étaient clairs : dénoncer « l’hypocrisie des anciennes puissances coloniales » et « la désinformation des médias occidentaux ». Les drapeaux du Burkina Faso, de la Russie et de l’Alliance des États du Sahel (AES) flottaient côte à côte, traduisant un positionnement géopolitique assumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous devons plus que jamais rester debout parce que quand le peuple se met debout, les impérialistes tremblent », a lancé le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo devant la foule. Le ton est sans équivoque : le régime entend durcir sa rhétorique anti-occidentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La colère populaire a aussi visé les États-Unis. Des pancartes fustigeaient « l’ingérence américaine » après les déclarations du général Michael Langley, chef du commandement militaire américain pour l’Afrique, accusant le régime burkinabè d’utiliser les réserves d’or à des fins personnelles. Pour Adama Kima, l’un des organisateurs, ces propos « visaient à semer les germes de la révolte », mais les Burkinabè, selon lui, « ne sont pas dupes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ghislain Somé, secrétaire général de la CNVAC, a conclu : « Nous sommes un bouclier. Le peuple est engagé derrière ses dirigeants. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Burkina Faso. Le meeting du 30 avril, « un avertissement à l’impérialisme » selon Kassoum Koudougou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À quelques jours du grand rassemblement populaire prévu le 30 avril 2025 à la place de la Nation, le secrétaire général du Mouvement du front de défense pour la patrie, Kassoum Koudougou, précise les ambitions de cette mobilisation : affirmer le soutien populaire au capitaine Ibrahim Traoré et envoyer un message fort aux puissances occidentales. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours du grand rassemblement populaire prévu le 30 avril 2025 à la place de la Nation, le secrétaire général du Mouvement du front de défense pour la patrie, Kassoum Koudougou, précise les ambitions de cette mobilisation : affirmer le soutien populaire au capitaine Ibrahim Traoré et envoyer un message fort aux puissances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mobilisation aux allures de déclaration politique<br>Pour Kassoum Koudougou, le meeting annoncé n’est pas un événement ordinaire. Il marque, selon lui, le lancement d’une « Révolution populaire progressiste » par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition. Loin d’un simple rassemblement patriotique, cette journée du 30 avril s’annonce comme un moment charnière, destiné à démontrer la solidarité du peuple burkinabè avec son dirigeant, mais aussi avec les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce meeting est une initiative populaire pour marquer l’adhésion du peuple à cette proclamation de la Révolution », affirme le SG du Mouvement du front de défense pour la patrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un avertissement à l’Occident<br>L’ambition dépasse les frontières nationales. Kassoum Koudougou évoque une mobilisation « internationale », portée par la diaspora africaine et les peuples du continent. Cette journée serait à la fois un acte de soutien et un signal lancé aux puissances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est un avertissement clair à l’impérialisme de respecter le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays du Sahel », déclare-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rhétorique anti-impérialiste renforce le positionnement politique du Burkina Faso actuel, aligné avec le Mali et le Niger dans l’AES, et déterminé à revendiquer une souveraineté totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dynamique de jeunesse et de vigilance citoyenne<br>Dans ses propos, Kassoum Koudougou insiste aussi sur l’élan porté par la jeunesse burkinabè et africaine. Il appelle celles et ceux qui hésitent encore à rejoindre ce qu’il considère comme une marche vers la dignité retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous luttons pour les futures générations. Il est normal que toutes les populations du Burkina Faso se joignent à notre combat », martèle-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation se dit prête. Elle appelle le peuple à venir en masse le 30 avril, pour « prouver que le peuple est toujours debout ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enjeu politique régional<br>À travers cette mobilisation, c’est toute une vision de l’avenir du Sahel qui se joue. Le meeting se veut non seulement un témoignage de soutien au capitaine Traoré, mais aussi une démonstration de force symbolique en faveur des chefs d’État de l’AES, dans leur quête commune de souveraineté, de restauration de l’autorité étatique et de refondation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Abidjan riposte. « Qu’on apporte les preuves ! », face aux accusations burkinabè de putschs fomentés depuis la Côte d’Ivoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Entre exilés politiques et coopération sécuritaire en suspens, la diplomatie ivoirienne s’agace La Côte d’Ivoire hausse le ton face aux accusations répétées du Burkina Faso. Soupçonnée d’abriter des militaires burkinabè impliqués dans une tentative de coup d’État à Ouagadougou, Abidjan nie toute implication et exige désormais des preuves tangibles. Lors du Conseil des ministres du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre exilés politiques et coopération sécuritaire en suspens, la diplomatie ivoirienne s’agace</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire hausse le ton face aux accusations répétées du Burkina Faso. Soupçonnée d’abriter des militaires burkinabè impliqués dans une tentative de coup d’État à Ouagadougou, Abidjan nie toute implication et exige désormais des preuves tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du Conseil des ministres du 23 avril, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a dénoncé des accusations « sans fondement » et insisté sur la lassitude croissante d’Abidjan : « Je ne sais plus à la combienième accusation on en est. J’attends encore les preuves de la dernière. Peut-être qu’il y en aura d’autres. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos font suite à l’annonce par les autorités burkinabè, deux jours plus tôt, d’un complot impliquant plusieurs militaires dont certains auraient fui vers la Côte d’Ivoire. Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a affirmé que la tentative aurait été « coordonnée depuis Abidjan ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un voisinage sous tension, malgré les appels à la coopération<br>Côté ivoirien, la réponse est catégorique : aucune complicité, mais une volonté claire de maintenir un cadre de collaboration avec Ouagadougou. Depuis février, la Côte d’Ivoire multiplie les gestes d’ouverture, appelant à relancer les patrouilles mixtes dans les zones frontalières, gelées depuis 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cela permettrait de nettoyer le Nord ivoirien et le Sud burkinabè, où les groupes armés circulent encore », a souligné le ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara. Malgré les signaux positifs d’Abidjan, les avancées concrètes tardent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des accusations qui fragilisent un lien historique<br>Le contentieux inquiète d’autant plus que les deux pays partagent une histoire commune, des populations entremêlées et des intérêts sécuritaires convergents face au jihadisme. Les autorités ivoiriennes insistent sur la nécessité d’éviter l’escalade : « La Côte d’Ivoire ne peut pas se fâcher avec le Burkina, et vice-versa. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette nouvelle passe d’armes laisse craindre un refroidissement durable si les accusations se répètent sans éléments probants. En coulisses, plusieurs diplomates ouest-africains appellent à une médiation discrète pour apaiser les tensions croissantes entre ces deux piliers de l’Afrique de l’Ouest francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Burkina Faso. Les autorités annoncent avoir neutralisé un vaste complot militaire transfrontalier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 09:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le gouvernement burkinabè a révélé, lundi soir, l’existence d’un projet de déstabilisation politique impliquant des militaires en activité, des déserteurs, et des connexions établies avec des groupes armés et des relais à l’étranger. L’annonce a été faite à la télévision nationale par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, évoquant une tentative coordonnée de renversement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè a révélé, lundi soir, l’existence d’un projet de déstabilisation politique impliquant des militaires en activité, des déserteurs, et des connexions établies avec des groupes armés et des relais à l’étranger. L’annonce a été faite à la télévision nationale par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, évoquant une tentative coordonnée de renversement des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué officiel, les services de renseignement ont intercepté des communications entre un militaire burkinabè et des chefs de groupes armés, échanges portant sur des informations classifiées : positions des Forces de défense et de sécurité (FDS), déploiements des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ainsi que des détails opérationnels sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête désigne le lieutenant Abdrahmane Barry, affecté au bataillon de la justice militaire mais en situation d’absence irrégulière, comme l’un des principaux instigateurs. Il est poursuivi pour désertion. Sont également cités : le capitaine Jouani Compaoré, le sous-officier Laoko Zerbo, le commandant Frédéric Ouédraogo, en poste au Centre intégré des opérations, ainsi que le commandant Constantin Kaboré, actuellement en fuite et localisé en Côte d’Ivoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de déstabilisation visait à lancer une offensive armée contre la présidence du Faso le 16 avril 2025, en coordination avec des attaques simultanées perpétrées par des groupes armés, dans le but de désorganiser les capacités de réaction des forces de sécurité. Selon les autorités, des messages fallacieux ont été diffusés pour désorienter les troupes, et des démarches ont été entreprises auprès de figures coutumières et religieuses, dans l’espoir de rallier d’autres militaires à la cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains VDP auraient été approchés, et pour certains, rémunérés, afin d’influencer leurs collègues et d’entretenir un climat de méfiance. Plusieurs dénonciations spontanées ont toutefois permis aux forces de sécurité d’interpeller plusieurs suspects à Ouagadougou, tandis que d’autres auraient fui vers la Côte d’Ivoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Sana a alerté sur la persistance d’une coordination extérieure, toujours active à Abidjan, et dont l’objectif serait de provoquer de nouveaux troubles avant le mois de juin. Il a réaffirmé la vigilance des services de renseignement, qui poursuivent leurs investigations et surveillent d’autres individus potentiellement impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement appelle la population à la vigilance citoyenne et félicite les membres des forces armées et les VDP ayant contribué à faire échouer cette entreprise de subversion. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante et des tensions internes, cet épisode souligne la vulnérabilité des institutions face aux menaces combinées de l’intérieur et de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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