<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Art et société - La Cinquième</title>
	<atom:link href="https://www.lacinquieme.tg/tag/art-et-societe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lacinquieme.tg/tag/art-et-societe/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 May 2025 07:05:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2024/06/cropped-favicon-la-cincuieme-32x32.png</url>
	<title>Archives des Art et société - La Cinquième</title>
	<link>https://www.lacinquieme.tg/tag/art-et-societe/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’artiste travaille. Payez-le </title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/lartiste-travaille-payez-le/</link>
					<comments>https://www.lacinquieme.tg/lartiste-travaille-payez-le/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 09:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Art et société]]></category>
		<category><![CDATA[Éthique de la création]]></category>
		<category><![CDATA[Exploitation des créateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunération des artistes]]></category>
		<category><![CDATA[Respect des artistes]]></category>
		<category><![CDATA[Travail artistique]]></category>
		<category><![CDATA[Valeur de l’art]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.lacinquieme.tg/?p=29934</guid>

					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans un monde pressé, saturé d’images et de sons, on oublie l’essentiel. Et ce vacarme contemporain où tout s’évalue, se vend, se consomme, il est une catégorie d’êtres qui continue, envers et contre tout, à créer sans garantie, à bâtir avec l’intangible : les artistes. Pourtant, combien d’entre eux témoignent aujourd’hui d’un mal-être croissant, usés [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/lartiste-travaille-payez-le/">L’artiste travaille. Payez-le </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde pressé, saturé d’images et de sons, on oublie l’essentiel. Et ce vacarme contemporain où tout s’évalue, se vend, se consomme, il est une catégorie d’êtres qui continue, envers et contre tout, à créer sans garantie, à bâtir avec l’intangible : les artistes. Pourtant, combien d’entre eux témoignent aujourd’hui d’un mal-être croissant, usés non pas par la difficulté de leur art, mais par le manque de considération de celles et ceux qui les sollicitent. Il est devenu courant que des individus approchent les artistes avec des idées, des collaborations, des projets qui semblent exaltants. Mais derrière ces démarches se cache trop souvent une réalité plus sombre : un déséquilibre profond entre ce qui est demandé et ce qui est offert. Le temps de l’artiste est rarement rémunéré, son travail est souvent pris pour un don spontané, et son engagement est attendu comme s’il n’était que l’extension naturelle de sa passion. Exiger l’attention d’un artiste sans rien offrir en retour, c’est une forme de violence douce, masquée sous les atours de l’admiration ou de la connivence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’artiste est un travailleur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux clichés, l’artiste n’est pas un détaché du monde. Il n’est pas un être désintéressé, porté par les muses ou vivant loin des réalités. La création, au quotidien, est rigoureuse. Elle est souvent solitaire et exigeante, physiquement, mentalement et émotionnellement. Créer, c’est travailler et cela demande une maîtrise technique, une discipline stricte et une constance que peu de métiers égalent. Ce travail est invisible parce qu’il touche à l’intime, au sensible, à la pensée mais il reste un travail, plein et entier.L’artiste passe des heures à réfléchir, à chercher une idée, à tester une matière, à raturer, à recommencer, à échouer puis à renaître. Chaque œuvre est la preuve d’un engagement profond. Un tableau, une performance, une composition musicale, un texte, rien de tout cela n’est un caprice. C’est toujours le fruit d’un cheminement. Il faut bien le dire, l’artiste comme tout professionnel, vit dans un monde concret où le temps compte, où les factures tombent et, où son effort mérite respect. Traiter ce travail comme une faveur, c’est injuste et même destructeur. Cela affaiblit notre culture etétouffe des talents neufs notamment ceux issus de milieux fragiles, pour qui chaque projet non payé devient un mur infranchissable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La violence douce de la gratuité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on demande trop souvent à l’artiste, c’est d’« offrir sa visibilité » en échange d’une présence sur un projet, d’une citation, ou d’une promesse future. Mais la visibilité ne paie ni les loyers ni les matériaux. Et elle n’a aucun sens si elle ne s’accompagne pas d’un cadre éthique. Le philosophe Byung-Chul Han parle dans La société de la transparence d’un monde où la communication est devenue une injonction permanente, où l’exposition de soi est considérée comme une valeur. L’artiste est ainsi sommé de se montrer, de se rendre disponible, de répondre à des sollicitations parfois creuses, souvent chronophages, sans garantie de respect ou de rémunération. Il ne s’agit pas ici de nier la beauté des échanges ou la générosité de certaines collaborations. Mais tout projet artistique doit s’inscrire dans une réciprocité sincère. Sans cela, nous glissons vers un modèle où l’artiste est réduit à une ressource exploitable, à un ornement intellectuel pour des projets dont il n’est pas réellement partie prenante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’art comme fondement de l’humanité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler sans relâche que l’art n’est pas un supplément d’âme. Il est une nécessité. Depuis les fresques rupestres jusqu’aux installations numériques les plus contemporaines, l’art a toujours été le lieu de l’imaginaire, du doute, de la subversion. Il interroge, il dérange, il libère. Il est aussi ce par quoi une société se regarde et se raconte. C’est pourquoi mépriser les artistes, c’est mépriser l’une des fonctions les plus vitales de notre humanité. C’est oublier que chaque société qui a voulu contrôler l’expression artistique a d’abord commencé par humilier ou marginaliser ses créateurs. La valeur d’une œuvre ne se mesure pas à son prix sur le marché de l’art. Elle se mesure à son impact sur nos consciences, à sa capacité à ouvrir une brèche dans le réel. L’artiste, disait Paul Klee, ne reproduit pas le visible : il rend visible. Et ce geste est inestimable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers une éthique de la relation artistique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc temps de poser des bases nouvelles pour la relation entre les artistes et celles et ceux qui les sollicitent. Il ne s’agit pas d’instaurer un contrat rigide pour chaque interaction, mais de reconnaître quelques principes fondamentaux : le respect du temps, la reconnaissance du travail, la clarté des engagements et la juste rémunération.Cette prise de conscience doit s’accompagner d’un changement de mentalité dans les institutions, les entreprises culturelles, les collectivités, mais aussi chez les particuliers. Il ne suffit pas d’aimer l’art pour respecter les artistes. Il faut accepter que leur travail ait une valeur et que cette valeur mérite compensation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créer n’est pas un privilège. C’est une responsabilité. Et cette responsabilité, nous la partageons tous. En tant que spectateurs, commanditaires, lecteurs, acheteurs ou organisateurs, nous avons un rôle à jouer dans la dignité de la création.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Richard Laté Lawson-Body</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/lartiste-travaille-payez-le/">L’artiste travaille. Payez-le </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.lacinquieme.tg/lartiste-travaille-payez-le/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
