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	<title>Archives des Archéologie - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Archéologie - La Cinquième</title>
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	<item>
		<title>Le galet qui défie le temps : une trace humaine vieille de 43 000 ans intrigue les archéologues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte]]></category>
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		<category><![CDATA[Préhistoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans un abri rocheux du centre de l’Espagne, un fragment de granit a traversé les millénaires sans attirer la moindre attention particulière. Longtemps enfoui sous près d’un mètre et demi de sédiments, il n’avait, en apparence, rien de remarquable. Jusqu’au moment où un détail infime a bouleversé son statut : une marque rouge, posée avec [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un abri rocheux du centre de l’Espagne, un fragment de granit a traversé les millénaires sans attirer la moindre attention particulière. Longtemps enfoui sous près d’un mètre et demi de sédiments, il n’avait, en apparence, rien de remarquable. Jusqu’au moment où un détail infime a bouleversé son statut : une marque rouge, posée avec une précision troublante sur une surface naturelle qui évoque déjà les traits d’un visage humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce simple galet, découvert dans le site de&nbsp;San Lázaro, est désormais au centre d’une interrogation majeure sur les capacités symboliques des premiers humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une pierre déplacée à dessein</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude géologique du galet montre qu’il ne provient pas directement du site archéologique. Il a été transporté depuis une rivière située à plusieurs kilomètres. Dans un contexte préhistorique, ce déplacement implique un effort volontaire et donc une forme de sélection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pierre présente une morphologie naturelle singulière : des cavités évoquant des yeux, une dépression centrale rappelant une bouche, et au point d’équilibre de cette configuration, une trace rouge d’ocre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une empreinte figée dans le pigment</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse du point rouge a révélé un élément inattendu. Il ne s’agit pas d’une simple tache, mais d’une empreinte digitale parfaitement conservée dans la matière pigmentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Douze crêtes papillaires ont pu être identifiées, suffisamment nettes pour permettre une lecture comparable aux méthodes modernes de la dactyloscopie. L’empreinte résulte d’un contact direct entre un doigt humain et un pigment à base d’ocre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste, techniquement simple, devient ici un marqueur temporel d’une précision exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une attribution à Néandertal</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte stratigraphique situe l’objet dans une période où la région était occupée par des populations de&nbsp;Homo neanderthalensis. Aucune présence attestée de&nbsp;Homo sapiens&nbsp;n’a été identifiée dans le niveau correspondant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, les chercheurs attribuent l’objet à Néandertal, tout en restant prudents sur sa fonction exacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre perception naturelle et intention humaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La configuration du galet évoque spontanément un visage humain. Ce phénomène relève de la&nbsp;Paréidolie, une tendance du cerveau à reconnaître des formes familières dans des structures aléatoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans ce cas précis, la présence d’un ajout pigmentaire volontaire introduit une rupture interprétative. La pierre n’est plus seulement perçue comme un objet naturel ressemblant à un visage : elle devient un support potentiellement modifié pour accentuer cette ressemblance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une lecture cognitive encore débattue</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches récentes ont progressivement transformé la perception des capacités de&nbsp;Homo neanderthalensis. Longtemps considéré comme un humain essentiellement utilitaire, il apparaît désormais comme capable d’actions plus complexes impliquant pigments, choix d’objets, et peut-être représentations mentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le galet de San Lázaro s’inscrit dans cette évolution des connaissances, sans pour autant permettre de conclure définitivement sur l’existence d’une intention artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un débat encore ouvert</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point central de la discussion scientifique ne porte pas sur la présence de l’empreinte ni sur l’utilisation de l’ocre, mais sur leur signification. Certains chercheurs privilégient une interprétation matérielle, où le geste n’aurait aucune dimension symbolique. D’autres y voient une forme d’expression primitive, liée à la reconnaissance de formes naturelles et à leur mise en valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre ces deux positions, aucune preuve décisive ne permet aujourd’hui de trancher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une trace minuscule, une question immense</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce galet ne fournit pas de réponse définitive. Il ouvre une interrogation plus large sur les origines de la pensée symbolique et sur les capacités cognitives des premiers représentants du genre humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière une simple empreinte figée dans un pigment vieux de 43 000 ans, c’est la frontière même entre perception, intention et représentation qui reste à redéfinir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources et références</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Études scientifiques publiées dans des revues spécialisées en archéologie et préhistoire</li>



<li>Université Complutense de Madrid — équipe de María de Andrés-Herrero</li>



<li>Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC, Espagne) — analyses du site de San Lázaro</li>



<li>Laboratoires de police scientifique espagnole — étude de l’empreinte digitale et du pigment</li>



<li>Travaux académiques sur les comportements symboliques de Homo neanderthalensis</li>



<li>Recherches sur l’usage de l’ocre et les expressions symboliques au Paléolithique</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Les archéologues modernes recréent la momification égyptienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
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		<category><![CDATA[Momification]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Au fil des siècles, la momification a fasciné l’humanité, et si certaines civilisations continuent de pratiquer des rites similaires, les momies égyptiennes restent les plus célèbres. Faute de documents détaillés de l’époque pharaonique, les chercheurs contemporains ont recours à l’archéologie expérimentale pour mieux comprendre ces techniques. Dans les années 1990, deux experts américains ont tenté [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au fil des siècles, la momification a fasciné l’humanité, et si certaines civilisations continuent de pratiquer des rites similaires, les momies égyptiennes restent les plus célèbres. Faute de documents détaillés de l’époque pharaonique, les chercheurs contemporains ont recours à l’archéologie expérimentale pour mieux comprendre ces techniques. Dans les années 1990, deux experts américains ont tenté de reproduire le processus sur un corps humain, mêlant savoir scientifique et curiosité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ronn Wade, ancien infirmier ayant servi au Vietnam, avait d’abord envisagé de devenir croque-mort comme son père avant de s’orienter vers l’anatomie. Bob Brier, égyptologue passionné, avait accumulé tant d’ouvrages sur l’Égypte ancienne qu’il avait loué un second appartement pour les entreposer. Ensemble, ils ont sélectionné un corps donné à la science, celui d’un homme de 76 ans décédé d’une crise cardiaque, qu’ils surnommèrent, avec un certain humour, E. M. Balm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rester fidèles aux méthodes antiques, ils ont utilisé des outils et matériaux similaires à ceux des pharaons : lames en cuivre et obsidienne, bandelettes de lin et une table d’embaumement imposante. Après des essais préliminaires sur des crânes issus de cours de chirurgie esthétique, ils ont découvert que l’extraction du cerveau nécessitait l’injection d’eau pour liquéfier le tissu avant de le retirer par les narines, reproduisant ainsi la technique égyptienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps a ensuite été vidé de ses organes internes, à l’exception du cœur, considéré comme le siège de l’intelligence et des émotions. Les organes abdominaux ont été conservés dans des bols recouverts de natron, un sel minéral absorbant l’humidité et empêchant la putréfaction. L’ensemble du corps a été recouvert de plusieurs centaines de kilogrammes de natron et placé dans une pièce chauffée à 40 °C avec des déshumidificateurs pour simuler l’air sec de l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cinq semaines, le corps avait considérablement changé : la peau brunie et ratatinée, les lèvres rétractées laissant apparaître les dents, et le poids tombé de 85 à 36 kg. Le processus avait également réduit la taille des organes, permettant de les loger dans des vases canopes comme le faisaient les embaumeurs anciens. Le corps a ensuite été massé avec des huiles de lotus, de cèdre et de palme, puis enveloppé dans de multiples couches de bandages de lin, intégrant amulettes et fragments de papyrus portant des sorts, suivant les rites de l’Antiquité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la momie repose dans un cercueil métallique dans le Maryland, préservée à température ambiante depuis trente ans. Les chercheurs ont pu observer qu’elle ne montrait aucun signe de décomposition. Bien que l’expérience ait suscité des critiques sur le plan éthique, elle a apporté de précieuses informations sur la momification : les instruments utilisés, la technique d’extraction du cerveau, la quantité de natron nécessaire et la taille des tables d’embaumement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience a également inspiré des recherches sur la momification animale. Guidé par l’égyptologue Salima Ikram, un auteur américain a réussi à momifier un poisson selon un procédé similaire, prouvant qu’il est possible de préserver un corps tout en stoppant la putréfaction et en conservant son apparence. Cette démonstration moderne illustre la précision et la complexité des pratiques funéraires égyptiennes, longtemps enveloppées de mystère et considérées comme magiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source</strong>&nbsp;: Sam Kean,&nbsp;<em>Dinner with King Tut</em>, publié sur divers médias dont&nbsp;<em>The New York Times</em>,&nbsp;<em>The Atlantic</em>&nbsp;et&nbsp;<em>The New Yorker</em>, 1994-2025.</p>
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		<item>
		<title>Karnak : l’île oubliée devenue le temple géant qui défiait le Nil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte ancienne]]></category>
		<category><![CDATA[Karnak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Après plus de 4000 ans de mystères, le temple de Karnak livre enfin ses secrets. Situé près du Nil et de l’ancienne ville de Thèbes, ce site emblématique de l’Égypte antique n’était pas seulement le plus vaste, il est aussi l’un des plus énigmatiques. Lorsque l’on évoque l’Égypte, on pense aux pyramides et aux pharaons, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Après plus de 4000 ans de mystères, le temple de Karnak livre enfin ses secrets. Situé près du Nil et de l’ancienne ville de Thèbes, ce site emblématique de l’Égypte antique n’était pas seulement le plus vaste, il est aussi l’un des plus énigmatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’on évoque l’Égypte, on pense aux pyramides et aux pharaons, mais les temples occupaient un rôle central dans la vie religieuse et culturelle. Parmi eux, Karnak se distingue par sa taille monumentale et sa fonction sacrée, dédiée à une trinité divine : Montu, dieu de la guerre, Mut, mère déesse, et Amon-Rê, le dieu solaire suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, l’origine exacte de Karnak est restée incertaine. Mais une étude récente publiée le 6 octobre 2025 dans la revue&nbsp;<em>Antiquity</em>, menée par des chercheurs de l’Université d’Uppsala en Suède, a permis de dater le temple entre -2305 et -1980, soit il y a plus de 4300 ans. Ces résultats proviennent d’analyses minutieuses de fragments de poterie retrouvés sur le site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du site lui-même révèle l’ingéniosité des anciens Égyptiens. Avant la construction, cette zone était sujette aux inondations du Nil et pratiquement impraticable. Grâce à des siècles de travaux pour détourner le cours du fleuve et stabiliser le terrain avec du sable, ce qui n’était au départ qu’une petite île est devenu un site idéal pour bâtir un temple monumental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Pennington, dans&nbsp;<em>New Atlas</em>, explique que « cette étude fournit des détails sans précédent sur l’évolution du temple de Karnak, qui est passé d’une petite île à l’une des institutions phares de l’Égypte antique ». Les chercheurs suggèrent également que l’emplacement a été choisi pour refléter la cosmogonie égyptienne : une terre émergée des eaux, symbolisant la manifestation du dieu créateur Amon-Rê.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Karnak n’est pas seulement un témoignage architectural impressionnant, c’est aussi la preuve de la vision et de l’adaptation des anciens Égyptiens face aux défis naturels. De l’île oubliée au temple géant qui défiait le Nil, Karnak reste un monument incontournable de l’histoire humaine et religieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Archéologie africaine : quand les découvertes réécrivent l’histoire</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/archeologie-africaine-quand-les-decouvertes-reecrivent-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Un continent longtemps marginalisé Pendant des décennies, l’Afrique a été perçue comme une périphérie de l’histoire mondiale. Ses apports étaient souvent minimisés, réduits à quelques épisodes liés à l’Égypte antique ou aux grands empires médiévaux. Or, les recherches récentes bouleversent cette vision. L’archéologie africaine démontre que le continent fut un acteur central des échanges, de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un continent longtemps marginalisé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, l’Afrique a été perçue comme une périphérie de l’histoire mondiale. Ses apports étaient souvent minimisés, réduits à quelques épisodes liés à l’Égypte antique ou aux grands empires médiévaux. Or, les recherches récentes bouleversent cette vision. L’archéologie africaine démontre que le continent fut un acteur central des échanges, de l’innovation et de l’évolution humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des découvertes qui changent la donne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Maroc, sur le site de Kach Kouch, des vestiges agricoles vieux de plus de 3 000 ans révèlent des villages organisés et des réseaux d’échanges précoces avec la Méditerranée. Plus impressionnant encore, le complexe néolithique d’Oued Beht, daté de 5 000 ans, témoigne d’une agriculture intensive structurée à grande échelle, comparable à celle des civilisations d’Asie mineure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique du Sud, une mandibule vieille de 1,4 million d’années, attribuée à une nouvelle espèce du genre&nbsp;<em>Paranthropus</em>, a été mise au jour. Cette découverte redessine l’arbre évolutif de l’humanité. Dans les grottes côtières sud-africaines, des outils de pierre de 20 000 ans témoignent de réseaux sociaux et technologiques développés, suggérant que des communautés éloignées partageaient déjà savoir-faire et innovations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, en Égypte, des fouilles sous-marines dans la baie d’Abou Qir ont révélé des temples, des quais et un sphinx portant le cartouche de Ramsès II. Ces vestiges de la cité engloutie de Canopus rappellent l’importance du patrimoine submergé et la nécessité de le protéger face à la montée des eaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les technologies au service du passé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essor de la télédétection par satellite, des radars pénétrant le sol et des méthodes isotopiques de datation a transformé l’archéologie africaine. Ces outils permettent de redécouvrir des sites ignorés ou mal documentés, tout en réduisant les fouilles invasives. Ils favorisent aussi la conservation de sites menacés par l’urbanisation et le changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu identitaire et culturel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect scientifique, ces découvertes portent un enjeu identitaire. Elles nourrissent un processus de réappropriation historique par les sociétés africaines, qui revendiquent la place de leurs civilisations dans l’histoire universelle. Le débat sur la restitution des objets culturels volés pendant la colonisation s’inscrit dans ce mouvement, comme l’a illustré le rapport Sarr-Savoy et les récentes restitutions d’œuvres aux musées africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une histoire à réécrire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque nouvelle découverte rappelle que l’Afrique n’a jamais été un simple décor, mais bien un foyer de civilisations dynamiques, d’innovations et d’échanges. En réinscrivant le continent au cœur de l’histoire, l’archéologie moderne contribue à une vision plus juste, plus complète et plus inclusive de notre passé commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>Science Alert</em>&nbsp;– « A huge discovery in Morocco could rewrite the history of Africa » (<a href="https://www.sciencealert.com/a-huge-discovery-in-morocco-could-rewrite-the-history-of-africa?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>Le Monde</em>&nbsp;– « Au Maroc, découverte d’un complexe agricole vieux de 5 000 ans » (<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/09/26/au-maroc-decouverte-d-un-complexe-agricole-vieux-de-5-000-ans-l-un-des-plus-anciens-et-des-plus-vastes-d-afrique_6334770_3212.html?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>Archaeology Mag</em>&nbsp;– « 1.4-million-year-old jawbone reveals new human relative » (<a href="https://archaeologymag.com/2025/02/1-4-million-year-old-jawbone-reveals-new-human-relative/?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>Enviro2B</em>&nbsp;– « Outils de pierre vieux de 20 000 ans en Afrique du Sud » (<a href="https://www.enviro2b.com/2025/08/24/cest-un-choc-prehistorique-des-outils-de-pierre-vieux-de-20-000-ans-en-afrique-du-sud-pulverisent-lhistoire-de-lhumanite/?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>Wikipedia</em>&nbsp;– Rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine culturel africain (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Sarr-Savoy_sur_la_restitution_du_patrimoine_culturel_africain?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">• <em>AEDIC</em>&nbsp;– « 2025, l’année de la restitution du patrimoine culturel africain » (<a href="https://aedic.eu/fr/droits-de-lhomme/2025-lannee-de-la-restitution-du-patrimoine-culturel-africain-et-de-la-collaboration-mondiale/?utm_source=chatgpt.com">lien</a>)</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/archeologie-africaine-quand-les-decouvertes-reecrivent-lhistoire/">Archéologie africaine : quand les découvertes réécrivent l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<item>
		<title>Iran. Une tombe de 3 000 ans d’une adolescente d’élite révèle un trésor inattendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[IRAN]]></category>
		<category><![CDATA[Tombe 3000 ans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En août 2025, des archéologues iraniens ont mis au jour l’une des sépultures les plus riches jamais découvertes dans la région du Khorasan, au nord-est de l’Iran. Cette tombe, datant de plus de 3 000 ans, appartenait à une jeune femme d’environ 18 ans, probablement issue de l’élite de la civilisation du Grand Khorasan (GKC). [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En août 2025, des archéologues iraniens ont mis au jour l’une des sépultures les plus riches jamais découvertes dans la région du Khorasan, au nord-est de l’Iran. Cette tombe, datant de plus de 3 000 ans, appartenait à une jeune femme d’environ 18 ans, probablement issue de l’élite de la civilisation du Grand Khorasan (GKC). Parmi les objets retrouvés, un artefact a particulièrement attiré l’attention : une boîte à cosmétiques en pierre noire, décorée de motifs de serpents et de scorpions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une sépulture d’exception</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-188.jpeg" alt="" class="wp-image-35342" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-188.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-188-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-188-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Découverte sur le site de Tepe Chalow, dans la province du Khorasan du Nord, cette sépulture (désignée comme « tombe 12 ») contenait 34 objets funéraires, dont des bijoux en or, des épingles en ivoire, des miroirs en bronze, des perles en lapis-lazuli et des sceaux en cuivre. Ces éléments témoignent d’un statut social élevé et de liens commerciaux avec des régions aussi lointaines que la vallée de l’Indus et la Bactriane (actuel Afghanistan). La boîte à cosmétiques, en particulier, est un exemple frappant de l’artisanat de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Pour une présentation visuelle de cette découverte exceptionnelle, regardez la vidéo ci-dessous : »</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La boîte à cosmétiques : un symbole rituel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La boîte, fabriquée en chlorite, présente des gravures de serpents et de scorpions, des créatures souvent associées à l’au-delà ou aux rituels de protection. Elle était probablement utilisée pour contenir du kohl, une poudre minérale noire utilisée comme maquillage. Cette découverte suggère que les rituels de beauté et les croyances spirituelles étaient intimement liés dans cette société.</p>



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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-186.jpeg" alt="" class="wp-image-35340" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-186.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-186-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-186-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-187.jpeg" alt="" class="wp-image-35341" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-187.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-187-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2025/08/Sans-titre-187-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une civilisation au carrefour des échanges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La richesse de cette sépulture met en lumière l’importance de la civilisation du Grand Khorasan dans les réseaux commerciaux et culturels de l’Âge du bronze. Les artefacts retrouvés indiquent des échanges avec des régions aussi diverses que la Mésopotamie, la vallée de l’Indus et la Bactriane, soulignant le rôle central de cette civilisation dans le monde antique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Archéologie. Au mur d’Hadrien, une découverte de chaussures romaines géantes (taille 49) à Magna soulève le mystère de la stature des soldats antiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Chaussures romaines]]></category>
		<category><![CDATA[Mur d’Hadrien]]></category>
		<category><![CDATA[Soldats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Près de 2 000 ans après leur fabrication, ces sandales en cuir exceptionnellement grandes remettent en question les idées reçues sur la taille et l’origine des légionnaires stationnés le long du mur d’Hadrien. Au nord de l’Angleterre, sur le site antique de Magna, une découverte inattendue intrigue les archéologues : huit chaussures en cuir romaines [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 2 000 ans après leur fabrication, ces sandales en cuir exceptionnellement grandes remettent en question les idées reçues sur la taille et l’origine des légionnaires stationnés le long du mur d’Hadrien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au nord de l’Angleterre, sur le site antique de Magna, une découverte inattendue intrigue les archéologues : huit chaussures en cuir romaines d’une taille hors norme, correspondant à des pointures modernes 48 à 49. Cette concentration inhabituelle d’articles aussi grands contraste fortement avec les trouvailles réalisées sur d’autres sites romains britanniques, notamment le célèbre fort voisin de Vindolanda. Ces sandales, parfaitement conservées dans des fossés autrefois saturés d’eau, posent une énigme captivante : les soldats et habitants de Magna auraient-ils été exceptionnellement grands ? Ou s’agissait-il d’un groupe aux origines spécifiques, aux caractéristiques physiques distinctes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte invite à revisiter la diversité humaine au sein des troupes romaines et à reconsidérer les profils physiques des hommes chargés de défendre la frontière la plus septentrionale de l’Empire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des chaussures hors normes retrouvées dans un contexte exceptionnel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les huit chaussures en cuir ont été déterrées dans les fossés défensifs du fort de Magna, situés dans le comté du Northumberland. Ces fossés servaient non seulement à la protection militaire, mais aussi de dépotoirs, offrant un environnement pauvre en oxygène favorable à la conservation des matières organiques comme le cuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grand spécimen mesure 32,6 centimètres, soit l’équivalent d’une pointure 14 au Royaume-Uni, ou 16 aux États-Unis — une taille rare dans le monde antique. Pour comparaison, la chaussure romaine classique mesurait entre 24 et 26 centimètres, correspondant à une pointure 7 ou 8 moderne. Ce contraste est d’autant plus frappant qu’au fort voisin de Vindolanda, sur plus de 3 700 chaussures mesurées, seulement 0,4 % dépassaient les 30 centimètres. À Magna, cette proportion atteint 25 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles hypothèses sur la stature des soldats ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachel Frame, archéologue principale du projet, souligne que ces grandes chaussures suggèrent des porteurs potentiellement plus grands que la moyenne. « Nous devons supposer que les personnes vivant ici avaient de grands pieds, donc peut-être une stature plus imposante, mais nous n’en savons pas encore assez », explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs se demandent aussi si cette particularité peut être liée à l’origine géographique ou culturelle des soldats. Le mur d’Hadrien a accueilli des légionnaires venus de tout l’Empire romain, qui s’étendait alors de l’Afrique du Nord jusqu’à la Grande-Bretagne. Peut-être que certaines unités regroupaient des hommes aux caractéristiques physiques spécifiques, par exemple originaires de régions où la taille moyenne était plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elizabeth Greene, experte en chaussures anciennes à l’Université Western (Ontario), insiste sur la singularité de ce phénomène : « Même si notre échantillon est limité, il est clair que Magna diffère nettement de Vindolanda. Cela témoigne d’une diversité importante dans les populations stationnées le long du mur d’Hadrien. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle perspective sur la diversité romaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette découverte est d’autant plus importante qu’elle remet en question les visions stéréotypées des soldats romains, souvent perçus comme uniformes en taille et apparence. Andrew Birley, directeur des fouilles à la Vindolanda Charitable Trust, rappelle que « ces données archéologiques nous montrent que les populations de l’armée romaine étaient loin d’être homogènes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de ces chaussures, combinée à l’analyse des restes humains et des autres artefacts, pourrait enrichir la compréhension des différences physiques, culturelles et ethniques au sein des troupes impériales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La découverte des chaussures géantes à Magna ouvre une nouvelle fenêtre sur la vie des soldats romains au mur d’Hadrien, soulignant la diversité des hommes qui ont vécu et combattu dans cette région frontalière de l’Empire. Alors que les fouilles continuent, ces objets inattendus invitent à repenser la mosaïque humaine qui composait l’armée romaine, en tenant compte de ses variations physiques et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Côte d’Ivoire. Un musée archéologique inédit pour révéler les racines enfouies du pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine ivoirien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À Ahouati, la mémoire remonte à la surface.&#160;La Côte d’Ivoire a franchi une étape majeure dans la valorisation de son patrimoine historique avec l’inauguration, lundi 1er juillet 2025, d’une aile de son tout premier&#160;musée archéologique. Ce projet novateur, implanté dans la région d’Agneby-Tiassa, marque une rupture avec la négligence du passé et inaugure une nouvelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Ahouati, la mémoire remonte à la surface.</strong>&nbsp;La Côte d’Ivoire a franchi une étape majeure dans la valorisation de son patrimoine historique avec l’inauguration, lundi 1er juillet 2025, d’une aile de son tout premier&nbsp;<strong>musée archéologique</strong>. Ce projet novateur, implanté dans la région d’Agneby-Tiassa, marque une rupture avec la négligence du passé et inaugure une nouvelle ère de recherche, de conservation et de transmission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De l’environnement à l’Histoire : la surprise d’Ahouati</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie du sort ou clairvoyance politique : c’est à l’occasion de la construction d’un&nbsp;<strong>barrage hydraulique</strong>que les premiers vestiges paléolithiques et néolithiques ont été mis au jour. Ce chantier, initialement conçu pour répondre à des besoins énergétiques, a ainsi révélé un pan méconnu de l’histoire précoloniale du territoire ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une contrainte environnementale est devenue une opportunité historique », s’est félicitée&nbsp;<strong>Françoise Remarck</strong>, ministre de la Culture et de la Francophonie, en saluant l’événement comme une avancée décisive pour la mémoire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des fragments du passé enfin rassemblés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aile inaugurée expose une première collection précieuse :&nbsp;<strong>outils métallurgiques, ossements humains et animaux, fragments d’objets de la vie quotidienne</strong>, témoins silencieux des peuples anciens qui ont occupé la région. Jusque-là, ces pièces étaient conservées de façon précaire dans les laboratoires universitaires, dispersées et invisibles du grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;<strong>Désiré Dangi Kouamé Kra</strong>, jeune doctorant en archéologie à l’université Félix Houphouët-Boigny, cette ouverture est bien plus qu’un simple événement institutionnel : « C’est une reconnaissance de notre discipline. Ce musée donne à la jeunesse ivoirienne un lieu pour rêver et construire scientifiquement l’histoire du pays. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un projet pionnier en Afrique de l’Ouest francophone</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le musée d’Ahouati est&nbsp;<strong>le premier musée archéologique dédié de l’Afrique de l’Ouest francophone</strong>, un statut qui confère à la Côte d’Ivoire un rôle pionnier dans le domaine. Le ministre de la Santé et président du conseil régional,&nbsp;<strong>Pierre Dimba</strong>, a salué une initiative structurante, porteuse d’identité et de rayonnement régional. L’ambition déclarée : faire de la Côte d’Ivoire un leader en&nbsp;<strong>préservation archéologique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une coopération suisse pour protéger les biens culturels</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce musée est aussi le fruit d’une&nbsp;<strong>coopération bilatérale</strong>&nbsp;avec la Suisse. La conseillère fédérale&nbsp;<strong>Elisabeth Baume-Schneider</strong>&nbsp;a assisté à l’inauguration et signé un accord visant à encadrer l’<strong>importation, l’exportation et le retour de biens culturels</strong>, une avancée diplomatique qui renforce la lutte contre le trafic illicite de patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette inauguration, la Côte d’Ivoire affirme que son passé n’est pas une relique à enfouir, mais une&nbsp;<strong>ressource à explorer, à protéger et à transmettre</strong>. Un acte fort, dans un continent où l’archéologie peine encore à s’imposer comme enjeu national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Brainrot. Quand les écrans accélèrent la « décomposition » du cerveau, au propre comme au figuré</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/brainrot-quand-les-ecrans-accelerent-la-decomposition-du-cerveau-au-propre-comme-au-figure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Il y a des mots qui claquent comme un avertissement. « Brainrot », littéralement « pourriture du cerveau », est de ceux-là. Mot de l’année 2024 selon l’Université d’Oxford, ce terme aux allures de gifle traduit un malaise croissant face à l’usage frénétique des réseaux sociaux et, plus largement, à une esthétique numérique devenue omniprésente. Mais derrière le vernis [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Il y a des mots qui claquent comme un avertissement. « Brainrot », littéralement « pourriture du cerveau », est de ceux-là. Mot de l’année 2024 selon l’Université d’Oxford, ce terme aux allures de gifle traduit un malaise croissant face à l’usage frénétique des réseaux sociaux et, plus largement, à une esthétique numérique devenue omniprésente. Mais derrière le vernis satirique ou générationnel, que dit ce mot sur notre rapport au monde – et au cerveau lui-même ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un cerveau saturé par le contenu, vidé de son attention<br>Skibidi Toilets, Reels frénétiques, YouTube Shorts à l’humour abscons : le brainrot est d’abord un genre numérique. Des vidéos ultra-cut, absurdes, souvent dénuées de narration, où défile un flux d’images insensées, voix synthétiques et textes clignotants. Ces contenus qui ressemblent à des cauchemars éveillés, à la frontière entre art dégénéré et parodie algorithmique, séduisent pourtant des millions d’internautes. Leur efficacité ? Captiver, sans jamais laisser au cerveau une seconde de répit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’aucuns y voient un symptôme générationnel : celui d’esprits surexposés, au bord de l’asphyxie cognitive. Le « brainrot » serait la manifestation visuelle d’un monde mental rongé par la saturation. Pas un réel pourrissement, mais une spirale d’épuisement attentionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une imagerie de la décomposition, mais sans biologie<br>Si le terme fait peur, c’est aussi parce qu’il flirte avec une réalité physique : celle du cerveau qui se décompose, littéralement, après la mort. Or, contrairement à ce qu’évoque l’expression, scroller frénétiquement sur TikTok ne dissout pas les cellules cérébrales. Andy McKenzie, neuroscientifique à l’Apex Neuroscience Institute, le confirme : « Votre cerveau ne peut évidemment pas entrer en décomposition avant la mort. » Le pourrissement biologique suit un processus rigoureux – autolyse, invasion bactérienne, liquéfaction – qui n’a rien à voir avec l’abrutissement numérique, aussi avancé soit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’analogie n’est pas anodine. Car dans l’inconscient collectif, le cerveau, siège de la pensée et de l’âme, mérite respect et vigilance. En parler comme d’un organe gangrené par les réseaux sociaux, c’est jeter un regard critique – voire désespéré – sur notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre effondrement cognitif et langage codé<br>Est-ce grave, docteur ? Pas forcément. Pour les jeunes générations, le brainrot n’est pas une maladie, mais un langage. Une esthétique codée, délibérément déroutante, que seuls les initiés comprennent. C’est un humour méta, autoréférentiel, absurde, qui joue avec les normes comme un glitch dans la matrice. Là où certains y voient un effondrement, d’autres perçoivent une créativité radicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contenu déstabilise, fatigue, fascine. Il n’est ni éducatif, ni utile, ni cohérent. Et c’est précisément ce qui plaît. Le brainrot est un défouloir, une réponse désinvolte à l’injonction de productivité, de sens, de sérieux. Une forme de chaos organisé. Comme le rêve fiévreux d’un monde qui va trop vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des cerveaux qui pourrissent… et d’autres qui résistent<br>Curieusement, c’est en archéologie qu’on trouve aujourd’hui les plus grandes surprises sur la décomposition réelle du cerveau. Longtemps considéré comme le premier organe à se liquéfier après la mort, il est désormais retrouvé conservé dans des tourbières, des toundras, voire des cimetières anciens. En 2024, plus de 4 000 spécimens ont été recensés, parfois vieux de 12 000 ans. Une découverte inattendue qui bouleverse les idées reçues sur la fragilité cérébrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces cerveaux, fossilisés dans la boue ou figés par le froid, racontent une autre histoire : celle d’un organe résistant, capable de traverser les siècles contre toute attente. Un paradoxe fascinant, quand on songe que nos cerveaux numériques contemporains, eux, semblent s’émietter sous la pression de contenus futiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question du brainrot<br>Sommes-nous en train de détruire notre cerveau à coups de scrolls infinis et de vidéos absurdes ? Pas vraiment. Mais quelque chose s’érode : notre rapport au temps, au silence, à l’effort mental. Le brainrot est peut-être moins une pathologie qu’un miroir déformant. Il reflète notre besoin d’évasion, d’humour, de rupture… et notre difficulté à rester concentrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus ironique dans cette histoire ? Même quand ces vidéos n’ont aucun sens, on continue de les regarder. Parce que le cerveau, même saturé, adore le mouvement. Et que l’absurde, parfois, apaise mieux que la logique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/brainrot-quand-les-ecrans-accelerent-la-decomposition-du-cerveau-au-propre-comme-au-figure/">Brainrot. Quand les écrans accélèrent la « décomposition » du cerveau, au propre comme au figuré</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Science. Le LiDAR fait parler le sol</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 22:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La technologie&#160;LiDAR&#160;(Light Detection and Ranging) révolutionne la manière dont les scientifiques observent et analysent la surface terrestre. Utilisé depuis les airs, ce système de télédétection par laser révèle des reliefs invisibles à l’œil nu, même sous une épaisse végétation. De l’archéologie à la géologie, en passant par l’environnement et l’aménagement du territoire, le LiDAR transforme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La technologie&nbsp;<strong>LiDAR</strong>&nbsp;(<em>Light Detection and Ranging</em>) révolutionne la manière dont les scientifiques observent et analysent la surface terrestre. Utilisé depuis les airs, ce système de télédétection par laser révèle des reliefs invisibles à l’œil nu, même sous une épaisse végétation. De l’archéologie à la géologie, en passant par l’environnement et l’aménagement du territoire, le LiDAR transforme profondément la recherche scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un laser pour lire le relief</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement du LiDAR repose sur l’envoi d’impulsions laser vers le sol. En mesurant le temps que met chaque rayon à revenir, il est possible de calculer avec une extrême précision la distance entre l’émetteur et les surfaces rencontrées. Résultat : une cartographie 3D détaillée du terrain, capable de faire apparaître des microreliefs, des structures enfouies ou des traces anciennes d’activité humaine ou naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une technologie au service de multiples disciplines</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord conçu pour des usages militaires et industriels, le LiDAR a trouvé sa place dans une grande variété de domaines scientifiques :</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;<strong>Archéologie</strong>&nbsp;: il permet de détecter des vestiges anciens cachés sous la végétation, comme au Guatemala, où d’immenses cités mayas ont été redécouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;<strong>Géologie</strong>&nbsp;: il aide à identifier des failles, des glissements de terrain ou des formations karstiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;<strong>Foresterie</strong>&nbsp;: il est utilisé pour estimer la biomasse, modéliser la structure des forêts ou évaluer les volumes de bois sur pied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">•&nbsp;<strong>Climatologie et hydrologie</strong>&nbsp;: il permet de cartographier les bassins versants, de modéliser les risques d’inondation ou de suivre l’érosion des sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un outil de précision à l’échelle planétaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les campagnes de cartographie LiDAR se multiplient à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, des programmes fédéraux couvrent l’ensemble du territoire. En Europe, plusieurs pays ont déjà numérisé de vastes régions. En Asie et en Amérique latine, le LiDAR a permis de révéler des réseaux urbains oubliés, enfouis sous les forêts tropicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accessibilité croissante des données, souvent en&nbsp;<strong>open data</strong>, accélère les recherches et favorise des collaborations interdisciplinaires. Certains projets associent désormais intelligence artificielle et science participative pour analyser les milliards de points générés par ces relevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une révolution scientifique discrète mais puissante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le LiDAR s’impose comme un&nbsp;<strong>outil non invasif, précis et polyvalent</strong>. Il ne remplace pas les méthodes de terrain, mais les complète de manière stratégique. Grâce à lui, les scientifiques accèdent à une lecture plus fine et plus large des territoires. En révélant ce qui est caché sous nos pieds, il participe à une meilleure compréhension du passé, du présent et des transformations en cours de notre planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Afghanistan. Les Talibans, défenseurs surprenants du patrimoine culturel afghan ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Ils avaient frappé le cœur de l’héritage mondial en dynamitant les bouddhas géants de Bamiyan. Vingt ans plus tard, les Talibans se disent désormais garants du patrimoine plurimillénaire de l’Afghanistan. Un virage aussi inattendu que déroutant. De la destruction à la préservation ?En mars 2001, le monde assiste, médusé, à la destruction méthodique des statues [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils avaient frappé le cœur de l’héritage mondial en dynamitant les bouddhas géants de Bamiyan. Vingt ans plus tard, les Talibans se disent désormais garants du patrimoine plurimillénaire de l’Afghanistan. Un virage aussi inattendu que déroutant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la destruction à la préservation ?<br>En mars 2001, le monde assiste, médusé, à la destruction méthodique des statues de Bamiyan, joyaux de l’époque gréco-bouddhique, taillées à flanc de falaise. Sous les ordres du mollah Omar, fondateur du mouvement taliban, ces géants de pierre sont pulvérisés au nom de la lutte contre « l’idolâtrie ». Depuis ce jour, l’Afghanistan reste marqué au fer rouge comme une terre d’anéantissement culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en février 2021, quelques mois avant leur retour au pouvoir, les Talibans publient un communiqué au ton radicalement différent : « Chacun a l’obligation de protéger, surveiller et préserver fermement » les vestiges archéologiques, affirment-ils, insistant sur le fait que ces richesses font partie de « l’identité et de la culture afghanes ». Une posture nouvelle qui soulève scepticisme… et curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sites redécouverts, un récit national revisité<br>Depuis leur retour à Kaboul, les annonces de découvertes archéologiques se multiplient. À Gowarjan, à l’est de la capitale, des celliers taillés dans la roche, datant de l’époque kouchane (Ier-IIIe siècle), révèlent des inscriptions en brahmi et une dalle de vinification intacte. Une mémoire enfouie réapparaît sous la poussière des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’histoire des Afghans est vieille de 5 000 ans », déclare Mohammed Yaqoub Ayoubi, responsable provincial de la Culture et du Tourisme, « qu’ils aient été musulmans ou non, ils avaient ici un royaume. » À Ghazni, des statuettes bouddhiques récemment retrouvées ne sont plus condamnées à l’effacement : elles sont, selon les autorités talibanes, à « protéger et léguer aux générations futures ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids du passé, l’enjeu du présent<br>Le contraste est saisissant avec la doctrine brutale des années 1990. Le musée national de Kaboul, pillé puis fermé sous le premier émirat taliban, a rouvert en décembre 2021. Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont même sollicité la Fondation Aga Khan pour la Culture (AKTC) afin de préserver le site bouddhiste de Mes Aynak, pourtant convoité pour son cuivre par des intérêts chinois. Ajmal Maiwandi, directeur de l’AKTC, avoue avoir été surpris par l’« enthousiasme » des talibans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ce revirement ? « Ils ont compris que la destruction des bouddhas de Bamiyan avait nui à leur réputation », avance Valéry Freland, directeur de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit (ALIPH).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique culturelle sous haute surveillance<br>Pour autant, les contradictions demeurent. Les Talibans interdisent toujours musique, danse et photographie : autant de formes du patrimoine immatériel qu’ils refusent de reconnaître. Et malgré des accords signés par l’Afghanistan avant leur retour, aucun responsable actuel n’a les capacités – ni la légitimité diplomatique – pour négocier avec l’UNESCO. Les fonds internationaux restent gelés, les ONG marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la fragilité est palpable. À Laghman, des statues découvertes dans un champ sont conservées dans un musée… emballées dans du papier journal et des sacs en plastique. Le pillage est endémique, les experts trop peu nombreux, les moyens dérisoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre image à redorer et héritage à sauver<br>Dans un pays ravagé par plus de quarante ans de conflits, les Talibans cherchent sans doute à redorer leur image sur la scène internationale. Le patrimoine culturel devient alors un levier stratégique, un symbole d’unité nationale – mais aussi un atout potentiel pour un développement économique tourné vers le tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il croire à ce revirement ? Peut-être. Mais il faudra plus que des déclarations pour convaincre que ceux qui ont détruit puissent vraiment devenir des bâtisseurs de mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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