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	<title>Archives des Société - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Société - La Cinquième</title>
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	<item>
		<title>De Bruxelles à Lomé : 9 000 kilomètres de route, de rencontres et de solidarité pour le Togo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Partie de Bruxelles à l’automne 2025, Victoire Becquart a rejoint Lomé au terme de près de six mois à vélo. Derrière les 9 000 kilomètres parcourus et la traversée d’une douzaine de pays se dessinait un objectif dépassant largement la performance sportive : mobiliser des soutiens en faveur de la Maison Béthanie, qui accueille au [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Partie de Bruxelles à l’automne 2025, Victoire Becquart a rejoint Lomé au terme de près de six mois à vélo. Derrière les 9 000 kilomètres parcourus et la traversée d’une douzaine de pays se dessinait un objectif dépassant largement la performance sportive : mobiliser des soutiens en faveur de la Maison Béthanie, qui accueille au Togo des enfants orphelins ou en situation de vulnérabilité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26 octobre 2025,&nbsp;<strong>Victoire Becquart&nbsp;</strong>quitte la Belgique avec peu de choses : quelques vêtements, son matériel, son vélo et une destination située à plusieurs milliers de kilomètres. À 25 ans, la jeune journaliste belge s’engage seule sur les routes avec une idée simple résumée par son projet : « Bruxelles-Togo, seule à vélo ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque son périple s’achève à Lomé, le 22 avril 2026, près de six mois se sont écoulés. Entre les deux villes, environ 9 000 kilomètres et une douzaine de pays traversés, du Maroc à la Mauritanie, du Sénégal à la Sierra Leone, jusqu’à la Côte d’Ivoire, au Ghana puis au Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière le défi, la Maison Béthanie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lomé n’était pas seulement une ligne d’arrivée. Le voyage devait aussi conduire Victoire Becquart jusqu’à la Maison Béthanie, une structure togolaise fondée en 2000 par sœur Victoire de Jésus Olympio pour accueillir des enfants orphelins ou issus de familles en difficulté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le décès de sa fondatrice en 2022, l’œuvre se poursuit alors que les besoins augmentent. Le foyer doit notamment réaliser des travaux afin d’améliorer ses capacités d’accueil et de répondre aux normes requises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant son départ, Victoire Becquart avait donc associé son aventure à une collecte de fonds destinée à soutenir la structure. Au fil du voyage, ses vidéos et son journal de bord numérique ont permis de faire connaître cette cause bien au-delà du Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Afrique au rythme des rencontres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les kilomètres ne racontent qu’une partie du périple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs mois, la cycliste a avancé au rythme des frontières, des routes parfois difficiles et surtout des rencontres. Des habitants lui ont ouvert leur porte, offert un repas ou simplement accompagné quelques heures de son voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son passage en Sierra Leone illustre particulièrement cette expérience. Mise en garde à plusieurs reprises contre la traversée du pays, elle avait envisagé de modifier son itinéraire avant de finalement poursuivre sa route. Elle en retiendra notamment le décalage entre les craintes qui lui avaient été transmises et l’accueil rencontré sur place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son statut de femme voyageant seule a accompagné tout le périple. Plutôt que d’ignorer les risques, Victoire Becquart a raconté les précautions, les inquiétudes mais également la solidarité rencontrée sur les routes ouest-africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>9 000 kilomètres qui continuent après l’arrivée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois après son arrivée à Lomé, l’intérêt de cette aventure se mesure ainsi moins au nombre de kilomètres parcourus qu’à ce qu’ils ont permis de relier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté, une jeune Européenne partie seule sur un vélo. De l’autre, une structure togolaise confrontée aux besoins très concrets d’enfants vulnérables. Entre les deux, des milliers de kilomètres transformés en espace de rencontres et en moyen de sensibilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Victoire Becquart avait choisi Lomé comme destination. En donnant à son voyage une finalité solidaire, elle en a fait davantage qu’un point sur une carte : l’aboutissement d’une aventure où la route comptait autant que ceux rencontrés en chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :</strong>&nbsp;La Croix ; Fondacio ; communications publiques de Victoire Becquart relatives au projet « Bruxelles-Togo, seule à vélo ».</p>
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		<title>Madagascar : la réussite économique des « Karana » reste traversée par une fracture sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Présente depuis plusieurs générations dans la Grande Île, la communauté d’origine indienne occupe une place visible dans le commerce, l’industrie et les grands groupes privés. Cette influence, souvent décrite comme disproportionnée au regard de son poids démographique, nourrit pourtant un rapport ambivalent avec le reste de la société malgache, entre reconnaissance de sa contribution économique, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Présente depuis plusieurs générations dans la Grande Île, la communauté d’origine indienne occupe une place visible dans le commerce, l’industrie et les grands groupes privés. Cette influence, souvent décrite comme disproportionnée au regard de son poids démographique, nourrit pourtant un rapport ambivalent avec le reste de la société malgache, entre reconnaissance de sa contribution économique, héritage colonial et sentiment d’exclusion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;<strong>Madagascar</strong>, le terme «&nbsp;<strong>Karana</strong>&nbsp;» désigne communément les populations d’origine indienne ou indo-pakistanaise établies dans le pays. Leur nombre exact demeure incertain, mais il est généralement estimé à quelques dizaines de milliers de personnes. Une population réduite à l’échelle nationale, dont la visibilité économique est toutefois considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des groupes familiaux issus de cette communauté sont aujourd’hui présents dans les télécommunications, l’énergie, l’immobilier, la finance, le textile, l’agro-industrie et la distribution. Axian, Filatex, Socota, Basan ou Redland figurent parmi les entreprises les plus connues. Cette concentration alimente l’idée d’une minorité disposant d’un poids économique sans commune mesure avec sa représentation démographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais réduire cette réussite à une simple domination communautaire empêcherait de comprendre les mécanismes historiques, familiaux et commerciaux qui l’ont rendue possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une position d’intermédiaire héritée de l’histoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation de commerçants indiens à Madagascar s’inscrit dans l’ancien espace d’échanges de l’océan Indien. Bien avant la colonisation française, des marchands circulaient déjà entre l’Inde, Zanzibar, le Mozambique, les Mascareignes et les ports malgaches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La période coloniale a cependant renforcé leur rôle. Mieux intégrés aux réseaux commerciaux régionaux, certains négociants ont servi d’intermédiaires entre les producteurs ruraux et les grandes compagnies. Leur connaissance des circuits locaux et leur capacité à collecter les marchandises jusque dans les zones éloignées leur ont permis de consolider progressivement leurs positions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fonction d’intermédiation s’est prolongée après l’indépendance. Les activités initialement concentrées dans le commerce de détail, le textile, la quincaillerie ou la bijouterie se sont diversifiées vers l’industrie, les services et les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite des entreprises familiales tient aussi à leur capacité à réinvestir sur plusieurs générations, à mobiliser des réseaux internationaux et à organiser la distribution entre grossistes, détaillants et unités de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des solidarités qui constituent un avantage économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de ces groupes repose largement sur des structures familiales et communautaires resserrées. Le capital, la transmission des entreprises et les responsabilités dirigeantes circulent fréquemment au sein des mêmes familles, tandis que les réseaux établis dans plusieurs pays facilitent l’accès aux financements, aux fournisseurs et aux marchés extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces solidarités peuvent offrir une souplesse dont ne disposent pas toujours les entrepreneurs dépendants du seul système bancaire traditionnel. Elles permettent de lever rapidement des fonds, de partager les risques et d’assurer des débouchés à travers des entreprises complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que les sociétés se sont développées, certaines ont adopté des modes de gestion proches de ceux des multinationales, en recrutant des cadres formés à l’étranger et en s’étendant au-delà de Madagascar. Cette modernisation n’a toutefois pas toujours dissipé l’image de groupes fermés, dont les centres de décision demeurent étroitement familiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une puissance économique sans intégration pleinement accomplie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation entre la communauté « Karana » et la majorité malgache reste marquée par une distance sociale persistante. Les échanges sont souvent concentrés dans la sphère professionnelle, tandis que les différences religieuses, matrimoniales et culturelles entretiennent l’impression d’une faible assimilation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette distance s’ajoute une mémoire économique conflictuelle. Les récits d’usure, de spéculation, de pratiques commerciales inéquitables ou d’enrichissement pendant les périodes de pénurie ont durablement alimenté la méfiance populaire. Certaines de ces accusations relèvent de faits historiques précis ; d’autres ont progressivement nourri des représentations collectives appliquées indistinctement à l’ensemble de la communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est alors de transformer la critique légitime de la concentration des richesses, de la gouvernance d’entreprise ou de l’accès aux responsabilités en soupçon visant une origine particulière. Le véritable débat devrait plutôt porter sur la transparence économique, la concurrence, la fiscalité, l’emploi des cadres malgaches et la redistribution des opportunités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence indo-malgache révèle ainsi une contradiction plus large : Madagascar dispose de groupes privés capables d’investir, de se développer à l’international et de structurer des secteurs entiers, mais leur réussite ne s’est pas traduite par une inclusion sociale équivalente. Plus qu’une question de communauté, cette fracture renvoie aux faiblesses de l’écosystème entrepreneurial national et à la difficulté du pays à élargir l’accès au capital, à la formation et aux centres de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Marchés urbains : la propreté ne peut plus être l’affaire des autres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Un marché ne devient pas insalubre en un jour. Sa dégradation résulte d’une accumulation de gestes ordinaires : un emballage abandonné, des déchets déposés hors des points de collecte, un espace de vente laissé sans entretien. À Agoè-Nyivé, le projet « Assimeneko » remet ainsi au centre une réalité souvent occultée : la propreté des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un marché ne devient pas insalubre en un jour. Sa dégradation résulte d’une accumulation de gestes ordinaires : un emballage abandonné, des déchets déposés hors des points de collecte, un espace de vente laissé sans entretien. À Agoè-Nyivé, le projet « Assimeneko » remet ainsi au centre une réalité souvent occultée : la propreté des lieux publics dépend autant de l’action des services d’assainissement que du comportement quotidien de leurs usagers.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par la&nbsp;<strong>JCI Agoè-Nyivé Pioneer</strong>, cette initiative entend sensibiliser commerçants, clients et autres utilisateurs des marchés de la commune&nbsp;<strong>d’Agoè-Nyivé 1</strong>. Au moins 300 personnes doivent être directement touchées, tandis que du matériel de collecte sera mis à la disposition des commerçants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette action locale se dessine toutefois un enjeu qui dépasse largement les limites de la commune. Dans les marchés urbains, chacun souhaite évoluer dans un environnement propre, mais la responsabilité de son entretien est encore trop souvent renvoyée à la collectivité, aux agents de nettoyage ou aux autorités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une responsabilité nécessairement partagée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communes et les services spécialisés doivent organiser la collecte, installer les équipements appropriés et assurer l’évacuation régulière des déchets. Sans ces infrastructures, les appels au civisme restent insuffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aucun dispositif ne peut produire des résultats durables lorsque les poubelles sont ignorées, que les caniveaux servent de dépotoirs ou que les déchets s’accumulent autour des étals. L’insalubrité naît alors de la rencontre entre des services parfois défaillants et des comportements individuels qui aggravent la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet «&nbsp;<strong>Assimeneko</strong>&nbsp;», qui signifie «&nbsp;<strong>Marchés propres</strong>&nbsp;», repose précisément sur cette complémentarité. Soutenue notamment par la commune d’Agoè-Nyivé 1 et l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique, l’initiative associe sensibilisation, fourniture de matériel et promotion de pratiques d’hygiène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La propreté comme pratique citoyenne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés, la salubrité ne relève pas seulement de l’esthétique. Les déchets mal gérés favorisent les mauvaises odeurs, l’obstruction des caniveaux, la prolifération d’insectes et la contamination possible de denrées exposées à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Préserver ces espaces revient donc à protéger la santé publique, l’activité économique et la dignité des personnes qui y travaillent quotidiennement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite d’une telle initiative ne se mesurera cependant pas au nombre de poubelles distribuées ni à la seule mobilisation organisée autour du projet. Elle dépendra de la capacité à inscrire les nouveaux comportements dans la durée, au-delà des campagnes ponctuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la citoyenneté ne s’exprime pas uniquement dans les grands débats publics. Elle se manifeste également dans la manière de respecter un espace commun, de gérer ses propres déchets et de ne pas laisser à d’autres la charge de réparer les conséquences de ses gestes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les marchés comme ailleurs, la propreté ne peut donc plus être considérée comme l’affaire d’une administration extérieure. Elle commence à l’endroit précis où chacun décide de ne plus abandonner sa part de responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Bénin : Cotonou devient la capitale mondiale des alternatives citoyennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Du 4 au 8 août 2026, le Bénin accueille la 17ᵉ édition du Forum social mondial, l’un des principaux espaces internationaux de convergence entre mouvements sociaux, organisations citoyennes, chercheurs et militants. À Cotonou, les débats doivent porter sur les réponses populaires aux crises climatiques, sociales et démocratiques, dans un contexte où les fractures mondiales donnent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 4 au 8 août 2026, le Bénin accueille la 17ᵉ édition du Forum social mondial, l’un des principaux espaces internationaux de convergence entre mouvements sociaux, organisations citoyennes, chercheurs et militants. À Cotonou, les débats doivent porter sur les réponses populaires aux crises climatiques, sociales et démocratiques, dans un contexte où les fractures mondiales donnent une nouvelle actualité au projet altermondialiste.</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cotonou —</strong>&nbsp;Un quart de siècle après la naissance du Forum social mondial, son slogan fondateur — « Un autre monde est possible » — conserve une résonance particulière. Les crises se sont multipliées, les inégalités se sont approfondies et la question climatique s’est imposée comme un enjeu social autant qu’environnemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que Cotonou accueille, à partir du 4 août, des délégations venues de plusieurs régions du monde. La rencontre repose sur une architecture décentralisée : associations, syndicats, collectifs, réseaux militants et organisations communautaires proposent leurs propres ateliers, débats et espaces de mobilisation. L’objectif n’est pas d’aboutir à une déclaration unique, mais de faire circuler les expériences et de rapprocher des luttes souvent menées séparément.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour du Forum social mondial en Afrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue de cette édition à Cotonou marque le retour du Forum social mondial sur le continent africain après plus d’une décennie. Ce choix replace les préoccupations africaines au centre d’un mouvement longtemps structuré autour de la critique de la mondialisation néolibérale et de la recherche d’alternatives économiques, sociales et écologiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions annoncées doivent notamment aborder la justice climatique, la défense des droits, la gouvernance des ressources naturelles, la paix, les migrations, la souveraineté alimentaire et les formes d’économie solidaire. Ces thématiques résonnent fortement en Afrique, où les populations subissent souvent de manière disproportionnée les conséquences du dérèglement climatique, de l’endettement, de l’extractivisme et de l’accaparement des terres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accueil béninois donne également une visibilité particulière aux organisations ouest-africaines. Celles-ci entendent utiliser le Forum pour renforcer leurs réseaux, porter leurs revendications au-delà des cadres nationaux et inscrire les réalités locales dans les grandes mobilisations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un espace de convergence plutôt qu’un sommet classique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum social mondial se distingue des rencontres diplomatiques ou économiques traditionnelles. Aucun gouvernement n’y négocie de traité et aucune institution n’y impose une ligne politique commune. Sa force réside dans la pluralité des voix et dans la possibilité offerte aux mouvements sociaux de confronter leurs stratégies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation ouverte constitue aussi sa principale difficulté. Le Forum doit éviter la dispersion des débats et transformer la multiplication des initiatives en coopérations durables. L’enjeu ne sera donc pas seulement de réunir des milliers de participants, mais de faire émerger des alliances capables de survivre à l’événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Cotonou, la jeunesse devrait occuper une place importante, notamment autour des mobilisations climatiques et sociales. Plusieurs programmes ont été conçus pour favoriser la participation de jeunes militants et leur intégration dans les réseaux internationaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cotonou face au défi de l’après-Forum</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Bénin, l’accueil d’un tel rassemblement représente une opportunité diplomatique et symbolique. Pendant plusieurs jours, Cotonou sera un point de rencontre entre des acteurs rarement présents dans les mêmes espaces : militants écologistes, défenseurs des droits, syndicats, chercheurs, organisations paysannes et mouvements féministes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la véritable portée du Forum se mesurera après sa clôture. Son influence dépendra de la capacité des participants à traduire les débats en campagnes communes, en solidarités concrètes et en propositions politiques accessibles au-delà des cercles militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous de Cotonou ne prétend pas résoudre les crises mondiales en cinq jours. Il cherche plutôt à rappeler que les réponses ne viennent pas uniquement des États, des marchés ou des grandes institutions. Elles se construisent aussi dans les sociétés, à partir d’expériences locales que le Forum entend relier à une ambition planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :</strong>&nbsp;Forum social mondial 2026 ; Attac France ; RIPESS Europe ; Habitat International Coalition.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/benin-cotonou-devient-la-capitale-mondiale-des-alternatives-citoyennes/">Bénin : Cotonou devient la capitale mondiale des alternatives citoyennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Allaitement maternel : les progrès mondiaux butent sur l’inégalité du soutien aux mères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Les indicateurs mondiaux s’améliorent, mais l’allaitement reste profondément conditionné par l’accès aux soins, à la protection sociale et à un environnement professionnel adapté. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’OMS et l’UNICEF appellent les États à ne plus faire reposer cette responsabilité sur les seules femmes. La progression est réelle. Plus de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les indicateurs mondiaux s’améliorent, mais l’allaitement reste profondément conditionné par l’accès aux soins, à la protection sociale et à un environnement professionnel adapté. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’OMS et l’UNICEF appellent les États à ne plus faire reposer cette responsabilité sur les seules femmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La progression est réelle. Plus de 47 % des nourrissons sont aujourd’hui exclusivement allaités pendant leurs six premiers mois, contre environ 37 % en 2012. La proportion d’enfants allaités jusqu’à deux ans est également passée de 38 % à 50 % au cours des cinq dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres confirment l’efficacité des politiques de santé, de la formation des soignants et des programmes communautaires. Ils masquent toutefois une inégalité persistante : toutes les mères ne disposent ni du même temps, ni du même accompagnement, ni des mêmes protections pour suivre les recommandations sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une pratique dépendante des conditions de vie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’OMS</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>l’UNICEF</strong>&nbsp;recommandent une mise au sein dans l’heure suivant la naissance, un allaitement exclusif pendant six mois, puis sa poursuite jusqu’à deux ans ou davantage, parallèlement à l’introduction d’aliments complémentaires adaptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la réalité, ces recommandations se heurtent rapidement aux contraintes économiques et professionnelles. Une femme privée de congé maternité rémunéré, obligée de reprendre tôt son activité ou ne disposant d’aucun espace pour allaiter ou tirer son lait ne bénéficie pas des mêmes possibilités qu’une mère mieux protégée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’allaitement ne relève donc pas uniquement d’un choix individuel. Il dépend aussi de l’organisation du travail, de la qualité du suivi postnatal, de l’accès à des professionnels formés et de l’existence de réseaux de soutien de proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les contextes fragiles accentuent les écarts</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés sont encore plus marquées dans les pays à faible revenu, les zones de conflit et les situations humanitaires. Les structures de santé y sont souvent fragilisées, les personnels insuffisants et les mères plus exposées aux ruptures de soins, aux déplacements et à la précarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces environnements, l’allaitement peut pourtant constituer une protection essentielle, notamment lorsque l’accès à l’eau potable, aux préparations infantiles sûres ou aux conditions d’hygiène reste limité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu consiste donc à maintenir des services de conseil, des soins maternels et un accompagnement communautaire jusque dans les situations d’urgence. L’application du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel demeure également centrale afin de protéger les familles contre des pratiques promotionnelles susceptibles d’influencer leurs choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un investissement sanitaire majeur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéfices de l’allaitement sont largement établis. Pour l’enfant, il soutient le système immunitaire, réduit certains risques de maladie et favorise le développement cognitif. Pour la mère, il contribue à diminuer le risque de cancer du sein, de cancer de l’ovaire et de diabète de type 2.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMS et l’UNICEF, un meilleur soutien permettrait d’éviter chaque année près de 400 000 décès d’enfants et environ 140 000 décès maternels. Les deux organisations estiment également que chaque dollar investi dans la promotion de l’allaitement pourrait générer 59 dollars de retombées économiques, notamment grâce à la baisse des dépenses de santé et à de meilleurs résultats scolaires et professionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soutenir plutôt que culpabiliser</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal défi n’est donc plus seulement de convaincre les femmes d’allaiter. Il est de créer les conditions qui leur permettent réellement de le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose des maternités mieux préparées, des professionnels disponibles, des congés rémunérés, des politiques favorables sur le lieu de travail et des dispositifs de soutien adaptés aux contextes fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les progrès observés montrent que les politiques publiques peuvent produire des résultats. Leur portée restera toutefois limitée tant que l’allaitement dépendra davantage de la situation sociale de la mère que de la solidité des systèmes censés l’accompagner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong>&nbsp;Organisation des Nations unies, à partir d’une déclaration conjointe de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la Santé publiée à l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel.</p>
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		<title>Ouganda : Kampala découvre les limites du modèle rwandais de salubrité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Kampala]]></category>
		<category><![CDATA[modèle rwandais]]></category>
		<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
		<category><![CDATA[Salubrité publique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En instaurant une journée nationale de nettoyage inspirée du Rwanda, l’Ouganda voulait faire de la propreté urbaine une responsabilité collective. La première édition a surtout révélé un décalage plus profond : l’État a su imposer la mobilisation, mais les services publics ne disposaient pas encore de la logistique nécessaire pour absorber les déchets ainsi rassemblés. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En instaurant une journée nationale de nettoyage inspirée du Rwanda, l’Ouganda voulait faire de la propreté urbaine une responsabilité collective. La première édition a surtout révélé un décalage plus profond : l’État a su imposer la mobilisation, mais les services publics ne disposaient pas encore de la logistique nécessaire pour absorber les déchets ainsi rassemblés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kampala —</strong>&nbsp;L’Ouganda a choisi de reprendre l’un des dispositifs les plus emblématiques du Rwanda : une matinée mensuelle consacrée au nettoyage des rues et des espaces publics. Organisée le dernier samedi de chaque mois, l’initiative doit contribuer à réduire l’insalubrité, prévenir certaines maladies et instaurer une culture nationale de l’entretien collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès sa première mise en œuvre, l’opération a montré qu’une politique publique ne se transplante pas par simple imitation. Le modèle rwandais repose autant sur la participation des citoyens que sur une administration capable d’assurer la collecte, le transport et le traitement des déchets. En Ouganda, la mobilisation a bien eu lieu. L’organisation de l’après-nettoyage, elle, a rapidement montré ses limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une participation obtenue sous forte contrainte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De 7 heures à 10 heures, des barrages policiers ont paralysé une partie de la circulation. Les habitants ont été appelés à balayer les voies publiques et à ramasser les détritus, tandis que des automobilistes qui refusaient de participer ont vu leur véhicule immobilisé. Plusieurs témoignages ont également fait état de violences commises par des policiers dans la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette méthode a donné à la campagne l’allure d’une opération d’autorité davantage que celle d’un mouvement civique. L’État a démontré sa capacité à interrompre les déplacements et à faire respecter la consigne. Il a moins convaincu sur sa faculté à transformer cet effort imposé en résultat durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à la contrainte soulève une question centrale : peut-on installer une culture de la salubrité par des sanctions ponctuelles, sans construire parallèlement l’adhésion des habitants et la confiance dans les services publics ? La discipline visible ne suffit pas si les institutions chargées de prolonger l’effort ne sont pas en mesure d’en assurer les conséquences matérielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les limites d’une administration peu préparée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Kampala, les déchets collectés ont été entassés le long des rues et dans plusieurs espaces publics. Aucun dispositif suffisamment rapide ne semblait avoir été prévu pour évacuer les volumes soudainement rassemblés. Sous l’effet de la chaleur, des sacs ont commencé à fuir, répandant odeurs et matières organiques en décomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains auraient contenu des restes d’animaux et des déchets humains. Face à l’absence de ramassage immédiat, des habitants ont brûlé une partie des amas, ajoutant un risque de pollution atmosphérique à une opération conçue pour améliorer la santé publique. Il a fallu plusieurs jours pour mobiliser des camions et dégager les principaux points d’accumulation dans la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode ne relève donc pas seulement d’un raté logistique. Il met en évidence des faiblesses structurelles : insuffisance des moyens de collecte, coordination imparfaite entre l’État central et les autorités locales, absence de planification pour le transport et le traitement des déchets. Une matinée nationale peut rendre les rues momentanément plus propres ; elle ne remplace ni un service régulier de ramassage ni une politique urbaine cohérente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Importer un modèle sans importer toute sa mécanique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’inspirant du Rwanda, l’Ouganda a repris la partie la plus spectaculaire du dispositif : l’arrêt des activités ordinaires et la participation collective. Or, la réussite d’une telle politique repose aussi sur des éléments moins visibles, mais déterminants : calendrier précis de collecte, camions disponibles, centres de traitement, responsabilités clairement réparties et suivi après l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi sera désormais de corriger ce déséquilibre. Si la journée mensuelle doit être reconduite, elle devra être accompagnée d’un plan d’évacuation préparé à l’avance, de moyens municipaux renforcés et d’une meilleure articulation entre mobilisation citoyenne et services techniques. À défaut, l’exercice risque de devenir un rituel d’autorité dont les bénéfices sanitaires resteront limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première édition aura au moins fourni une leçon claire : la propreté publique ne dépend pas uniquement de la volonté des habitants ni de la fermeté de la police. Elle se mesure surtout à la capacité de l’État à assurer ce qui vient après le balai.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<item>
		<title>Nigéria–Afrique du Sud : Abuja prépare la bataille des indemnisations après les violences afrophobes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Nigéria veut transformer les pertes subies par ses ressortissants en dossier diplomatique documenté. Après les récentes violences visant des migrants africains en Afrique du Sud, Abuja a lancé un recensement des commerces, logements et biens détruits afin de réclamer réparation à Pretoria. Une démarche qui associe indemnisation des victimes, protection consulaire et prévention de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Nigéria veut transformer les pertes subies par ses ressortissants en dossier diplomatique documenté. Après les récentes violences visant des migrants africains en Afrique du Sud, Abuja a lancé un recensement des commerces, logements et biens détruits afin de réclamer réparation à Pretoria. Une démarche qui associe indemnisation des victimes, protection consulaire et prévention de nouvelles attaques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abuja —</strong>&nbsp;Le temps du constat laisse place à celui des comptes. Le gouvernement nigérian a engagé une collecte méthodique des préjudices subis par ses ressortissants lors des dernières violences survenues en Afrique du Sud. L’objectif est de disposer d’un inventaire suffisamment précis pour ouvrir avec les autorités sud-africaines des discussions formelles sur une indemnisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-ministre nigérian des Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, a annoncé la mise à disposition d’un formulaire destiné aux victimes. Les personnes concernées devront y déclarer la nature des pertes, leur valeur estimée et fournir, autant que possible, des éléments justificatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Documenter les pertes avant de négocier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abuja veut éviter qu’une éventuelle demande de compensation repose uniquement sur des témoignages dispersés. Le gouvernement cherche à constituer un dossier consolidé recensant les commerces pillés, les habitations endommagées et les autres biens détruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette méthode vise à renforcer la crédibilité de la démarche nigériane lors des négociations avec Pretoria. Elle permettrait également de distinguer les pertes matérielles vérifiables des estimations plus générales souvent avancées au lendemain de violences collectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigéria privilégie, à ce stade, une issue diplomatique. Les autorités n’excluent toutefois pas d’examiner d’autres voies de recours si les discussions bilatérales ne débouchent sur aucun mécanisme de réparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La protection des ressortissants au cœur du dossier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des indemnisations, Abuja entend replacer la sécurité de ses citoyens au centre de la relation avec l’Afrique du Sud. Sola Enikanolaiye a insisté sur le respect des droits de tous les Nigérians présents dans le pays, y compris ceux dont la situation migratoire est irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position rappelle une distinction fondamentale : les questions de séjour relèvent du droit administratif et migratoire, mais elles ne sauraient justifier les agressions, les pillages ou la destruction de biens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences récentes se sont inscrites dans un climat récurrent de tensions envers les étrangers, souvent accusés de concurrencer les travailleurs locaux, d’alimenter la criminalité ou d’exercer une pression supplémentaire sur les services publics. Ces griefs, régulièrement instrumentalisés, ont déjà provoqué plusieurs épisodes d’attaques contre des migrants africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelque 1 400 Nigérians déjà rapatriés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la dégradation de la situation, le Nigéria a organisé le retour d’environ 1 400 de ses ressortissants. Ces évacuations témoignent de l’ampleur des inquiétudes au sein de la communauté nigériane d’Afrique du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles illustrent également le coût humain et économique de ces violences. Derrière chaque rapatriement se trouvent souvent une activité interrompue, un investissement perdu et un projet migratoire brutalement remis en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abuja, obtenir des compensations ne relève donc pas seulement d’un geste symbolique. Il s’agit de faire reconnaître la responsabilité des autorités sud-africaines dans la protection des personnes et des biens présents sur leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pretoria promet un mécanisme d’alerte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une mission en Afrique du Sud, Sola Enikanolaiye a rendu compte de ses échanges au président Bola Tinubu. Il avait notamment rencontré l’envoyé spécial du président Cyril Ramaphosa ainsi que le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pretoria s’est engagée à mettre en place un mécanisme d’alerte précoce pour mieux détecter les risques de violences visant les migrants. Les deux pays souhaitent également renforcer la Commission binationale Nigéria–Afrique du Sud, principal cadre institutionnel de leur coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de ces engagements dépendra toutefois de leur traduction sur le terrain. Les précédentes vagues de violences avaient déjà donné lieu à des promesses de vigilance accrue, sans empêcher de nouvelles attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une relation stratégique mise à l’épreuve</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigéria et l’Afrique du Sud demeurent deux puissances politiques et économiques majeures du continent. Leurs relations sont pourtant régulièrement fragilisées par les violences visant les Nigérians, les contentieux commerciaux et les tensions autour de la mobilité des ressortissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande d’indemnisation ouvre ainsi une séquence délicate. Abuja veut défendre ses citoyens sans provoquer une rupture avec Pretoria. L’Afrique du Sud, de son côté, devra démontrer qu’elle peut protéger les migrants et répondre concrètement aux préjudices subis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier dépasse donc la seule compensation financière. Il engage la crédibilité de la coopération entre les deux principales économies d’Afrique subsaharienne et pose une question plus large : quelle valeur accorder à la solidarité africaine lorsque des ressortissants du continent ne sont plus en sécurité chez leurs voisins ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<item>
		<title>31 juillet : la Journée internationale de la femme africaine, de l’héritage des luttes à l’exigence d’égalité </title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/31-juillet-la-journee-internationale-de-la-femme-africaine-de-lheritage-des-luttes-a-lexigence-degalite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat féminin]]></category>
		<category><![CDATA[femme africaine]]></category>
		<category><![CDATA[JIFA 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Célébrée chaque année à travers le continent, la Journée internationale de la femme africaine rappelle le rôle décisif des femmes dans les indépendances, la transformation sociale et le développement économique. Le 31 juillet 2026 sera aussi l’occasion de mesurer les progrès accomplis, mais surtout les écarts persistants entre les engagements institutionnels et les réalités vécues. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/31-juillet-la-journee-internationale-de-la-femme-africaine-de-lheritage-des-luttes-a-lexigence-degalite/">31 juillet : la Journée internationale de la femme africaine, de l’héritage des luttes à l’exigence d’égalité </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Célébrée chaque année à travers le continent, la Journée internationale de la femme africaine rappelle le rôle décisif des femmes dans les indépendances, la transformation sociale et le développement économique. Le 31 juillet 2026 sera aussi l’occasion de mesurer les progrès accomplis, mais surtout les écarts persistants entre les engagements institutionnels et les réalités vécues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lomé —</strong>&nbsp;Plus de six décennies après la naissance du premier grand mouvement panafricain féminin, la Journée internationale de la femme africaine demeure à la fois un rendez-vous de mémoire et un moment d’interpellation. Chaque 31 juillet, elle rend hommage aux militantes qui ont participé aux luttes de libération tout en rappelant que l’égalité politique, économique et sociale reste encore inachevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La date renvoie au 31 juillet 1962, lorsque des femmes venues de plusieurs pays africains se réunirent à&nbsp;<strong>Dar es-Salaam</strong>&nbsp;pour créer la Conférence des femmes africaines, devenue ensuite l’Organisation panafricaine des femmes. Cette structure avait pour ambition de dépasser les frontières linguistiques et politiques afin de soutenir les indépendances, combattre les discriminations et améliorer la condition des Africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une mémoire politique toujours actuelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de cette journée est indissociable de celle des indépendances africaines. Dans de nombreux pays, les femmes ont participé aux mobilisations, assuré les réseaux de solidarité, soutenu les mouvements politiques et contribué à la reconstruction des jeunes États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur rôle a pourtant longtemps été relégué au second plan dans les récits officiels. Le 31 juillet permet ainsi de rétablir cette mémoire, mais aussi d’en tirer une exigence contemporaine : la reconnaissance historique ne peut suffire si elle ne se traduit pas par une participation réelle aux lieux de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des années, la célébration est devenue une plateforme de sensibilisation sur l’accès à l’éducation, la santé, la représentation politique, l’autonomie économique et la lutte contre les violences fondées sur le genre. Des administrations publiques, des organisations féminines, des associations et des entreprises organisent à cette occasion des conférences, des formations et des campagnes de mobilisation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="554" height="553" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0905.jpeg" alt="" class="wp-image-56063" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0905.jpeg 554w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0905-300x300.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0905-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 554px) 100vw, 554px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des droits mieux reconnus, mais encore inégalement appliqués</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique dispose aujourd’hui de plusieurs instruments juridiques consacrés aux droits des femmes, parmi lesquels le Protocole de Maputo. Ce texte engage les États à combattre les discriminations, à protéger les femmes contre les violences et à garantir leur accès aux droits civils, politiques, économiques et sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces avancées ont permis de renforcer les législations nationales et de faire progresser la présence des femmes dans certaines institutions. Mais leur application reste très contrastée selon les pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès au financement, à la propriété, à la protection sociale et aux fonctions de responsabilité demeure encore limité pour de nombreuses Africaines. Les violences, les pratiques préjudiciables et les inégalités dans l’éducation ou l’emploi continuent également d’affecter des millions de femmes et de jeunes filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Journée internationale de la femme africaine ne peut donc se résumer à une célébration symbolique. Elle constitue aussi un moment d’évaluation : quelles lois sont effectivement appliquées ? Quels moyens leur sont consacrés ? Et quelle place réelle les femmes occupent-elles dans les décisions publiques et économiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Togo, l’entrepreneuriat féminin au premier plan</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lomé, l’édition 2026 coïncide avec le Salon international de l’entrepreneuriat féminin, prévu les 31 juillet et 1er août. Porté par la Fondation Citoyens d’Afrique et KD Group, le rendez-vous doit proposer des formations, un colloque, des rencontres professionnelles et un concours de présentation de projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème consacré au risque entrepreneurial dans le contexte africain met en lumière les difficultés rencontrées par les femmes pour créer, financer et pérenniser leurs activités. Le coût du crédit, l’insuffisance des garanties, l’accès limité aux marchés et la faible formalisation des entreprises restent autant d’obstacles à leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large d’accompagnement des Togolaises, à travers les politiques de promotion du genre, les dispositifs d’inclusion financière et les programmes de soutien aux activités génératrices de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de la visibilité offerte aux entrepreneures, l’enjeu est de transformer ces initiatives en résultats durables : accès au financement, accompagnement technique, ouverture de marchés et consolidation des entreprises sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Passer de la reconnaissance au pouvoir réel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Africaines ne sont pas seulement les bénéficiaires des politiques de développement. Elles en sont des actrices centrales, présentes dans l’agriculture, l’entreprise, la santé, l’éducation, la culture, les institutions et les mouvements citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi consiste désormais à convertir cette contribution en pouvoir réel : pouvoir de décider, de disposer de revenus stables, de posséder des actifs, de diriger des organisations et de participer pleinement à l’élaboration des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 31 juillet reste ainsi un espace de mémoire, mais surtout un appel à l’action. Honorer les luttes du passé n’a de sens que si cette reconnaissance accélère les transformations encore attendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la Journée internationale de la femme africaine rappelle une évidence : le développement du continent ne pourra être pleinement durable tant que les femmes resteront sous-représentées dans les lieux où se décident l’économie, la politique et l’avenir collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/31-juillet-la-journee-internationale-de-la-femme-africaine-de-lheritage-des-luttes-a-lexigence-degalite/">31 juillet : la Journée internationale de la femme africaine, de l’héritage des luttes à l’exigence d’égalité </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Afrique du Sud : la crise xénophobe devient un dossier continental pour l’Union africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le rapatriement annoncé de 1 000 Ghanéens depuis l’Afrique du Sud place désormais la question des violences visant les étrangers au cœur des relations africaines. Sollicitée par Accra, Pretoria se dit prête à ouvrir un débat à l’Union africaine, mais souhaite déplacer la discussion vers les causes structurelles de la migration plutôt que de répondre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rapatriement annoncé de 1 000 Ghanéens depuis l’Afrique du Sud place désormais la question des violences visant les étrangers au cœur des relations africaines. Sollicitée par Accra, Pretoria se dit prête à ouvrir un débat à l’Union africaine, mais souhaite déplacer la discussion vers les causes structurelles de la migration plutôt que de répondre directement aux accusations de xénophobie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accra relance les évacuations de ses ressortissants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana prépare une nouvelle opération de rapatriement face à la persistance des violences visant les communautés étrangères en Afrique du Sud. Dans un communiqué publié dimanche 26 juillet 2026, le gouvernement ghanéen a annoncé une nouvelle phase d’évacuation concernant environ 1 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision prolonge les précédents retours organisés par Accra et traduit une inquiétude croissante devant la dégradation du climat sécuritaire. Plusieurs dizaines de milliers de ressortissants étrangers auraient quitté l’Afrique du Sud ces derniers mois, tandis qu’au moins quatre personnes ont perdu la vie lors d’incidents attribués aux violences xénophobes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président ghanéen John Mahama demande désormais que l’Union africaine se saisisse officiellement du dossier. Pour Accra, la multiplication des agressions ne relève plus seulement d’un problème intérieur sud-africain : elle menace la libre circulation, la protection des ressortissants africains et la cohésion politique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pretoria accepte le débat, mais refuse le procès en xénophobie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement sud-africain se montre favorable à des échanges au niveau continental, tout en contestant l’angle retenu par le Ghana. Le ministre des Affaires étrangères, Ronald Lamola, estime que la discussion ne devrait pas se limiter aux violences xénophobes ni se transformer en mise en accusation de l’Afrique du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pretoria souhaite élargir le débat aux déséquilibres économiques qui alimentent les migrations : chômage massif, faible croissance, crises sécuritaires, instabilité politique et insuffisances de gouvernance dans plusieurs États africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position révèle une divergence de fond. Là où Accra demande une réponse collective à des agressions ciblant les étrangers, l’Afrique du Sud défend une lecture plus globale des déplacements de population. Le risque est que ce déplacement du débat soit perçu par les pays concernés comme une manière de diluer la responsabilité des autorités sud-africaines dans la protection des migrants présents sur leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une économie dépendante d’une main-d’œuvre étrangère</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise ne se limite plus à ses conséquences diplomatiques. Les départs massifs commencent à inquiéter certains secteurs de l’économie sud-africaine, en particulier l’agriculture, où les travailleurs venus d’autres pays africains représentent une part importante de la main-d’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des exploitants alertent déjà sur de possibles difficultés de recrutement et sur le risque de perturbations dans les chaînes de production. Le tourisme pourrait également subir les effets d’une dégradation durable de l’image du pays, notamment auprès des voyageurs africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces préoccupations, le Comité interministériel sur la migration, créé en juin par le président Cyril Ramaphosa, a lancé une évaluation économique. Les ministères du Commerce, de l’Agriculture et du Tourisme doivent consulter les employeurs, les entreprises et les secteurs concernés afin de mesurer les répercussions sur l’activité, l’emploi et la croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un test politique pour l’Union africaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel du Ghana place l’Union africaine devant une question sensible : comment garantir la protection des ressortissants africains lorsqu’ils sont menacés dans un autre État membre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation continentale devra éviter deux écueils. Le premier serait de réduire la crise à un simple débat migratoire, sans traiter les violences et les discours hostiles visant les étrangers. Le second consisterait à isoler l’Afrique du Sud sans examiner les déséquilibres économiques et sécuritaires qui alimentent les mouvements de population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crédibilité du futur dialogue dépendra donc de sa capacité à associer protection des migrants, responsabilité des États et politiques de développement. Au-delà des tensions entre Accra et Pretoria, cette crise interroge directement la portée politique de l’intégration africaine et la réalité de la solidarité continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Ghana : accusées de sorcellerie, des centaines de femmes attendent toujours une protection de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[accusations de sorcellerie]]></category>
		<category><![CDATA[Akua Denteh]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement ghanéen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Six ans après le lynchage d’Akua Denteh, 90 ans, Amnesty International tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’organisation dénonce l’inaction des autorités ghanéennes face aux accusations de sorcellerie, un phénomène qui continue de pousser des centaines de femmes, principalement âgées, vers l’exil, la peur et l’exclusion. Malgré l’adoption d’un projet de loi en 2023, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Six ans après le lynchage d’Akua Denteh, 90 ans, Amnesty International tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’organisation dénonce l’inaction des autorités ghanéennes face aux accusations de sorcellerie, un phénomène qui continue de pousser des centaines de femmes, principalement âgées, vers l’exil, la peur et l’exclusion. Malgré l’adoption d’un projet de loi en 2023, le texte n’est jamais entré en vigueur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le meurtre d’Akua Denteh, un drame devenu symbole</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 juillet 2020, les images du lynchage d’<strong>Akua Denteh&nbsp;</strong>ont bouleversé le Ghana et suscité une vive émotion à l’international. Âgée de 90 ans, cette habitante du village de Kafaba, dans la région de Savannah, avait été publiquement battue à mort après avoir été accusée de sorcellerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vidéos de son agression, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont révélé la violence que peuvent encore subir des personnes soupçonnées de pratiques occultes. En 2023, deux femmes reconnues coupables d’homicide involontaire ont été condamnées à douze ans de prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;<strong>Amnesty International</strong>, cette affaire demeure l’illustration la plus marquante des conséquences tragiques que peuvent entraîner les accusations de sorcellerie lorsqu’elles ne sont pas combattues par les pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une violence qui perdure dans le silence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Six ans plus tard, l’organisation estime que la situation reste largement inchangée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un nouveau communiqué,&nbsp;<strong>Amnesty International</strong>&nbsp;accuse les autorités ghanéennes de ne pas avoir rempli leur obligation de protéger les victimes. Selon l’organisation, des centaines de femmes continuent d’être rejetées par leurs familles, chassées de leurs villages ou contraintes de fuir pour sauver leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des victimes sont des femmes âgées, souvent pauvres, vivant avec une maladie chronique ou un handicap. D’autres sont simplement marginalisées parce qu’elles ne correspondent pas aux normes sociales ou aux rôles traditionnellement assignés aux femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;<strong>Lamnatu Adam</strong>, directrice exécutive de Songtaba, partenaire d’Amnesty International, ces accusations surgissent fréquemment après un décès, une maladie ou tout autre événement malheureux auquel la communauté cherche une explication.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des camps qui protègent… sans offrir une vie digne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de protection institutionnelle, de nombreuses femmes trouvent refuge dans des camps informels administrés par des responsables religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sites leur offrent une relative sécurité contre les violences, mais les conditions de vie y restent particulièrement difficiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport&nbsp;<strong><em>Branded for Life</em></strong><strong>&nbsp;(« Marquées à vie »)</strong>, publié en 2025, Amnesty International décrit des populations privées d’un accès suffisant aux soins de santé, à l’eau potable, à une alimentation correcte, à un logement décent et à des moyens de subsistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nouveaux témoignages recueillis en avril et en mai 2026 dans plusieurs camps dressent un constat identique, montrant que les conditions de vie n’ont pratiquement pas évolué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une loi toujours bloquée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des critiques figure également le blocage du projet de loi contre les accusations de sorcellerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adopté par le Parlement en juillet 2023, le texte prévoyait de criminaliser les accusations de sorcellerie, de protéger les victimes et de créer un cadre juridique permettant leur accompagnement ainsi que leur indemnisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la loi n’a jamais été promulguée. Le président de l’époque, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, avait refusé de lui donner son approbation, invoquant des objections constitutionnelles liées au fait qu’il s’agissait d’une initiative parlementaire et non gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, le projet n’a toujours pas été réinscrit à l’ordre du jour du Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amnesty presse les autorités d’agir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Amnesty International, le temps des hésitations est révolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation rappelle que si la croyance en la sorcellerie relève de la liberté de conscience reconnue par le droit international, les violences, discriminations et persécutions qui en découlent ne peuvent être tolérées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle appelle les autorités ghanéennes à adopter sans délai la loi, à garantir une protection effective des victimes et à assurer justice et réparation aux personnes accusées de sorcellerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pétition lancée par Amnesty International en novembre 2025 en faveur de cette réforme a déjà recueilli près de 19 000 signatures, témoignant d’une mobilisation qui dépasse désormais les frontières du Ghana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’adoption d’un texte de loi, l’organisation estime que le véritable défi consiste à faire évoluer les mentalités afin que plus aucune accusation de sorcellerie ne puisse conduire à l’exclusion, à la violence ou à la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/ghana-accusees-de-sorcellerie-des-centaines-de-femmes-attendent-toujours-une-protection-de-letat/">Ghana : accusées de sorcellerie, des centaines de femmes attendent toujours une protection de l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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