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	<title>Archives des Art contemporain - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Art contemporain - La Cinquième</title>
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		<title>L’Afrique créative face à l’intelligence artificielle : le pari de RIANA 2026 à Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À partir du 5 juin 2026, Abidjan accueille RIANA 2026, un rendez-vous consacré aux liens entre création artistique et intelligence artificielle. Entre débats, œuvres immersives et expérimentations numériques, l’événement interroge la manière dont les créateurs africains s’approprient les nouvelles technologies pour réinventer leurs pratiques et esquisser les formes culturelles de demain. D’après le programme de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir du 5 juin 2026, Abidjan accueille RIANA 2026, un rendez-vous consacré aux liens entre création artistique et intelligence artificielle. Entre débats, œuvres immersives et expérimentations numériques, l’événement interroge la manière dont les créateurs africains s’approprient les nouvelles technologies pour réinventer leurs pratiques et esquisser les formes culturelles de demain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le programme de la Jacobleu Art Gallery, l’ensemble des célébrations s’étend du 4 au 6 juin 2026. Le 4 juin est consacré à une phase d’ouverture comprenant une projection et un vernissage privé, tandis que les RIANA proprement dites — panels, exposition dédiée à l’intelligence artificielle et vernissage public — se déploient principalement les 5 et 6 juin.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="362" height="552" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9712.jpeg" alt="" class="wp-image-52929" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9712.jpeg 362w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9712-197x300.jpeg 197w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abidjan, laboratoire des hybridations entre art et IA</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans le quartier des Deux-Plateaux, à Aghien, que la Jacobleu Art Gallery devient, le temps de trois jours, un espace d’expérimentation à ciel ouvert. RIANA 2026 (Rencontres internationales des arts numériques et visuels d’Abidjan) y réunit artistes, chercheurs, juristes, spécialistes des technologies et acteurs culturels autour d’un même champ de tension : la place grandissante de l’intelligence artificielle dans la création contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement s’inscrit dans un mouvement plus large qui traverse désormais les scènes artistiques africaines : celui d’une appropriation rapide et souvent intuitive des outils d’IA générative, utilisés autant comme instruments de production que comme objets de réflexion critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand l’IA devient matière artistique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme met en lumière des œuvres où la frontière entre auteur, machine et algorithme devient poreuse. Les courts-métrages générés par intelligence artificielle de Juliana Koffi et Stéphane Désiré Kouassi interrogent la notion même de narration visuelle, tandis que les peintures augmentées de Benie Jacques et Daoud Haifa explorent les possibilités de transformation de l’image traditionnelle par les outils numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propositions ne relèvent pas seulement de l’innovation technique. Elles traduisent aussi une reconfiguration des imaginaires artistiques, où l’outil algorithmique devient un partenaire de création autant qu’un objet de débat éthique et esthétique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-04-juin-2026-a-15.48.02.jpeg" alt="" class="wp-image-52931" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-04-juin-2026-a-15.48.02.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-04-juin-2026-a-15.48.02-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-04-juin-2026-a-15.48.02-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un espace de débat sur les mutations culturelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des œuvres, RIANA 2026 consacre une large place à la réflexion théorique et aux échanges interdisciplinaires. Les panels réunissent experts en communication, juristes et spécialistes de l’intelligence artificielle pour interroger les transformations en cours : propriété des œuvres générées, statut de l’auteur, circulation des images et redéfinition des pratiques créatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, Abidjan s’affirme comme un point de convergence régional pour les discussions autour du numérique et de la culture, dans un contexte où les industries créatives africaines cherchent à se positionner dans les chaînes globales de production technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une scène artistique en recomposition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type d’événement témoigne d’une dynamique plus large : celle d’une scène artistique africaine en pleine recomposition, où les outils numériques ne sont plus seulement importés, mais réinterprétés, détournés et parfois réinventés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">RIANA 2026 s’inscrit ainsi dans une trajectoire où la création ne se limite plus à l’objet final, mais englobe les processus, les systèmes et les technologies qui la rendent possible. Une évolution qui ouvre autant de perspectives que de questionnements sur l’avenir de la création à l’ère des intelligences artificielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Johannesburg célèbre ses 140 ans à travers l’art contemporain : la RMB Latitudes Art Fair transforme Shepstone Gardens en oasis culturelle  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Du 22 au 24 mai 2026, la RMB Latitudes Art Fair réunit à Johannesburg des centaines d’artistes africains et de la diaspora autour du thème “Oasis”, entre résilience urbaine, circulation des scènes et diplomatie artistique continentale Du vendredi 22 au dimanche 24 mai 2026, les jardins de&#160;Shepstone Gardens&#160;accueillent la RMB Latitudes Art Fair 2026, l’une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 22 au 24 mai 2026, la RMB Latitudes Art Fair réunit à Johannesburg des centaines d’artistes africains et de la diaspora autour du thème “Oasis”, entre résilience urbaine, circulation des scènes et diplomatie artistique continentale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du vendredi 22 au dimanche 24 mai 2026, les jardins de&nbsp;<strong>Shepstone Gardens</strong><strong>&nbsp;</strong>accueillent la RMB Latitudes Art Fair 2026, l’une des foires majeures d’art contemporain du continent africain. Installé dans un espace paysager de trois hectares, l’événement transforme Johannesburg en plateforme immersive où se croisent galeries, artistes indépendants, commissaires d’exposition et institutions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quatrième édition, intitulée « Oasis », s’inscrit dans une double dynamique : célébrer les 140 ans de la ville de Johannesburg et interroger la capacité de la création artistique à produire des formes de régénération symbolique dans des environnements urbains marqués par des tensions historiques, sociales et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Johannesburg, laboratoire de la scène artistique africaine contemporaine</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="678" height="452" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283.jpeg" alt="" class="wp-image-52016" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283.jpeg 678w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7283-615x410.jpeg 615w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ville-pivot de l’histoire minière, industrielle et migratoire de l’Afrique australe, Johannesburg s’impose ici comme un espace de relecture artistique de sa propre trajectoire. La foire ne se limite pas à une exposition d’œuvres : elle met en scène une cartographie vivante des pratiques contemporaines africaines, à travers 46 exposants et des centaines d’artistes venus du continent et de sa diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement intègre également un programme de conférences et de débats, où la création artistique est pensée comme un langage critique capable d’interroger les conditions de production de la culture contemporaine africaine. Cette dimension discursive fait de la foire un espace hybride, à la fois marché, forum et laboratoire intellectuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Nigeria comme axe de dialogue artistique transcontinental</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="399" height="501" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7282.jpeg" alt="" class="wp-image-52018" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7282.jpeg 399w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7282-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 met particulièrement en avant le&nbsp;Nigeria, à travers un programme d’échange structurant entre les scènes artistiques de Lagos et de Johannesburg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dialogue sud-sud dépasse la simple logique de représentation nationale : il dessine une circulation active des pratiques artistiques africaines, où les pôles culturels du continent ne sont plus hiérarchisés selon des centres et des périphéries, mais articulés en réseaux dynamiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la foire devient un espace de recomposition des géographies culturelles africaines, où l’axe Lagos–Johannesburg fonctionne comme une ligne de force contemporaine de la création continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>“Oasis” : la création comme principe de résilience urbaine</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="495" height="619" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7280.jpeg" alt="" class="wp-image-52019" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7280.jpeg 495w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7280-240x300.jpeg 240w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi pour cette édition, « Oasis », introduit une lecture plus symbolique de la création artistique. Dans un environnement urbain souvent associé à la densité, aux inégalités et aux héritages de la ségrégation spatiale, l’art est envisagé comme un espace de respiration, de recomposition et de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette notion d’oasis ne renvoie pas uniquement à une image de refuge, mais à une capacité de production de formes nouvelles au sein même de la contrainte urbaine. Elle permet de penser Johannesburg non pas seulement comme une ville historique, mais comme une structure vivante de régénération culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une foire entre économie de l’art et diplomatie culturelle africaine</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-52021" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-1024x683.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-768x512.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-615x410.jpeg 615w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300-860x573.jpeg 860w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7300.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa dimension esthétique, la RMB Latitudes Art Fair s’inscrit dans une économie internationale de l’art contemporain, où les circulations d’œuvres, de galeries et de collectionneurs participent à la structuration des marchés culturels africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle fonctionne également comme un espace de diplomatie culturelle informelle, où les échanges entre pays, institutions et scènes artistiques contribuent à redéfinir les équilibres de la création contemporaine sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette articulation entre marché et réflexion critique, Johannesburg se positionne une fois encore comme un nœud central de la production artistique africaine contemporaine, capable de conjuguer mémoire urbaine, innovation esthétique et circulation globale des idées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>FITO 2026 à Ouagadougou : les instruments traditionnels au cœur d’une diplomatie culturelle de la paix et de la cohésion sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Du 22 au 24 mai 2026, le Musée National du Burkina Faso accueille la 4ᵉ édition du Festival International des Instruments et Danses Traditionnelles, où la musique devient langage de mémoire, d’unité et de résistance culturelle La capitale burkinabè accueille la 4ᵉ édition du Festival International des Instruments et Danses Traditionnelles (FITO 2026), organisé par [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/fito-2026-a-ouagadougou-les-instruments-traditionnels-au-coeur-dune-diplomatie-culturelle-de-la-paix-et-de-la-cohesion-sociale/">FITO 2026 à Ouagadougou : les instruments traditionnels au cœur d’une diplomatie culturelle de la paix et de la cohésion sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 22 au 24 mai 2026, le Musée National du Burkina Faso accueille la 4ᵉ édition du Festival International des Instruments et Danses Traditionnelles, où la musique devient langage de mémoire, d’unité et de résistance culturelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La capitale burkinabè accueille la 4ᵉ édition du Festival International des Instruments et Danses Traditionnelles (FITO 2026), organisé par l’association&nbsp;<strong>La Source</strong>&nbsp;au sein du&nbsp;<strong>Musée National du Burkina Faso</strong>. Placé sous le thème « Instruments de musique traditionnels, facteurs de promotion de la paix et de la cohésion sociale », l’événement affirme une ambition qui dépasse largement le cadre festif : faire des patrimoines sonores africains un levier actif de construction sociale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional où les dynamiques de fragmentation sociale et de recomposition identitaire restent sensibles, le festival s’inscrit dans une logique de réinvestissement des traditions comme ressources contemporaines. Ici, la musique n’est pas uniquement esthétique : elle devient un langage de médiation collective, un outil de circulation des mémoires et un vecteur de stabilisation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ouverture placée sous le signe du mouvement et du collectif</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7285.jpeg" alt="" class="wp-image-52012" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7285.jpeg 640w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7285-300x225.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le vendredi 22 mai 2026 marque le lancement officiel du festival avec une grande caravane de troupes folkloriques autour du Musée National, transformant l’espace urbain en scène ouverte. Cette procession inaugurale inscrit d’emblée le FITO dans une logique de décentrement : la culture ne se consomme pas dans un lieu fermé, elle circule, traverse et réactive la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’après-midi, une conférence publique consacrée à la culture comme vecteur de paix introduit une dimension plus réflexive, avant la cérémonie officielle d’ouverture en présence de Bassolma Bazié, figure institutionnelle associée aux dynamiques politiques régionales, et du ministère de la Culture. Cette articulation entre performance, discours et institutionnalisation donne au festival une densité qui dépasse le seul registre artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les communautés au centre de la narration culturelle</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="413" height="484" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7287.jpeg" alt="" class="wp-image-52014" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7287.jpeg 413w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7287-256x300.jpeg 256w" sizes="auto, (max-width: 413px) 100vw, 413px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 met à l’honneur la communauté Djan, dont les pratiques musicales, notamment le balafon, incarnent une mémoire sonore profondément ancrée dans les traditions ouest-africaines. Cette mise en visibilité ne relève pas d’une simple programmation folklorique, mais d’un processus de reconnaissance culturelle où les communautés deviennent productrices de récit patrimonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival réunit également treize troupes venues de différentes régions du Burkina Faso, mobilisant masques rituels, percussions et danses traditionnelles. Les expressions du Nayala, du Sourou, du Zondoma et du Nando dessinent ainsi une cartographie culturelle interne, où la diversité nationale est pensée comme une ressource de cohésion plutôt que comme une fragmentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invitation d’une délégation du&nbsp;Niger&nbsp;inscrit par ailleurs le festival dans une logique sous-régionale, où les circulations culturelles participent à la construction d’un espace sahélien de coopération symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le patrimoine vivant comme infrastructure sociale</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7284.jpeg" alt="" class="wp-image-52026" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7284.jpeg 640w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7284-300x225.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des performances, le FITO 2026 déploie une série d’activités continues : ateliers d’immersion, espaces d’apprentissage instrumental, artisanat, et découvertes gastronomiques. Cette dimension pédagogique transforme le festival en espace de transmission intergénérationnelle, où la culture est envisagée comme pratique vivante plutôt que comme objet figé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteurs ont également accès aux collections du Musée National ainsi qu’au&nbsp;Musée de la musique Georges Ouédraogo, spécialisé dans les instruments traditionnels des différentes communautés du pays. Cette articulation entre performance, musée et transmission renforce l’idée d’un écosystème culturel intégré, où le patrimoine circule entre scène, archive et apprentissage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une culture pensée comme levier de cohésion et de souveraineté symbolique</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="596" height="335" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7303.jpeg" alt="" class="wp-image-52024" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7303.jpeg 596w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7303-300x169.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 596px) 100vw, 596px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conception même, le FITO 2026 s’inscrit dans une vision où la sauvegarde des patrimoines immatériels devient un enjeu politique. La lutte contre l’effacement des traditions face à la mondialisation est explicitement formulée comme une urgence culturelle, mais aussi comme une condition de stabilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant que la musique et la danse traditionnelles peuvent contribuer à la paix et à la cohésion sociale, le festival propose une lecture élargie du rôle des arts dans les sociétés contemporaines africaines : non pas en périphérie du politique, mais au cœur de ses mécanismes de consolidation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Ouagadougou se transforme, le temps de trois jours, en espace de résonance culturelle où les instruments traditionnels deviennent les vecteurs d’une mémoire active, inscrite dans le présent et projetée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/fito-2026-a-ouagadougou-les-instruments-traditionnels-au-coeur-dune-diplomatie-culturelle-de-la-paix-et-de-la-cohesion-sociale/">FITO 2026 à Ouagadougou : les instruments traditionnels au cœur d’une diplomatie culturelle de la paix et de la cohésion sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Abidjan face à la “Rémanence” : Moffat Takadiwa transforme les déchets du monde en mémoire artistique contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Moffat Takadiwa]]></category>
		<category><![CDATA[Recyclage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La LouiSimone Guirandou Gallery à Cocody Mermoz accueille l’exposition de l’artiste zimbabwéen Moffat Takadiwa, une exploration radicale de la mondialisation par la matière et les rebuts industriels Le jeudi 21 mai 2026, la&#160;LouiSimone Guirandou Gallery&#160;à Cocody Mermoz inaugure l’exposition « Rémanence » de l’artiste zimbabwéen&#160;Moffat Takadiwa, figure majeure de la scène artistique africaine contemporaine, également [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La LouiSimone Guirandou Gallery à Cocody Mermoz accueille l’exposition de l’artiste zimbabwéen Moffat Takadiwa, une exploration radicale de la mondialisation par la matière et les rebuts industriels</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeudi 21 mai 2026, la&nbsp;<strong>LouiSimone Guirandou Gallery</strong>&nbsp;à Cocody Mermoz inaugure l’exposition « Rémanence » de l’artiste zimbabwéen&nbsp;<strong>Moffat Takadiwa</strong>, figure majeure de la scène artistique africaine contemporaine, également connu pour avoir représenté son pays à la Biennale de Venise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition, ouverte jusqu’au 4 juillet 2026, s’inscrit dans une trajectoire artistique où la matière n’est jamais neutre : elle est chargée d’histoire, de circulation globale et de rapports de force économiques. À Abidjan, cette proposition artistique prend une résonance particulière dans un contexte urbain et industriel où les flux de consommation et de déchets dessinent une cartographie invisible de la mondialisation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="678" height="452" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250.jpeg" alt="" class="wp-image-51954" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250.jpeg 678w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7250-615x410.jpeg 615w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une esthétique du rebut comme archive du monde contemporain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de « Rémanence », Moffat Takadiwa développe une pratique singulière fondée sur la récupération de matériaux issus de la consommation mondiale : touches de claviers d’ordinateurs, bouchons plastiques, brosses à dents usagées, fragments de produits industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments, souvent invisibilisés dans leur existence ordinaire, deviennent ici la matière première d’une recomposition artistique monumentale. Assemblés en structures, tapisseries et formes suspendues, ils cessent d’être des déchets pour se transformer en systèmes visuels complexes, proches de formes totémiques contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette esthétique de la récupération ne relève pas uniquement d’une logique écologique ou formelle. Elle engage une critique directe des circuits globaux de production et de consommation, où les excédents matériels du Nord global se prolongent dans les espaces urbains africains sous forme de résidus, d’accumulations et de transferts invisibles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="447" height="447" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7253.jpeg" alt="" class="wp-image-51955" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7253.jpeg 447w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7253-300x300.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7253-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Harare–Abidjan : une géographie artistique de la mondialisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail présenté à Abidjan s’inscrit dans un dialogue entre deux espaces urbains :&nbsp;Harare, ville d’origine de l’artiste, et Abidjan, où une partie de la résidence de création a été réalisée, notamment dans la zone industrielle de Yopougon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette circulation entre contextes africains distincts permet de déplacer le regard : la mondialisation n’est plus uniquement perçue comme un axe Nord-Sud, mais comme un réseau complexe de transferts internes au continent, où les villes africaines deviennent elles-mêmes des nœuds de production, de transformation et d’accumulation matérielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste y construit une forme d’archéologie du présent, où les objets les plus ordinaires deviennent les témoins silencieux d’un système global de production de déchets et de déséquilibres écologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’art comme reconfiguration des matières invisibles du quotidien</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="546" height="366" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7252.jpeg" alt="" class="wp-image-51957" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7252.jpeg 546w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7252-300x201.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7252-330x220.jpeg 330w" sizes="auto, (max-width: 546px) 100vw, 546px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En transformant ces matériaux en œuvres monumentales, Takadiwa opère un renversement symbolique : ce qui était rejeté devient central, ce qui était invisible devient structure, ce qui était résidu devient langage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses compositions, souvent massives et densément stratifiées, évoquent autant des architectures organiques que des systèmes de mémoire. Elles interrogent la capacité de l’art contemporain africain à absorber, détourner et reconfigurer les flux matériels imposés par l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce geste, l’exposition « Rémanence » ne se limite pas à une réflexion esthétique. Elle devient une proposition politique sur la valeur, la circulation et la hiérarchie des matières dans un monde saturé par la surproduction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abidjan comme scène de la critique contemporaine de la mondialisation</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="522" height="383" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7251.jpeg" alt="" class="wp-image-51958" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7251.jpeg 522w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_7251-300x220.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 522px) 100vw, 522px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En accueillant cette exposition, la scène artistique abidjanaise confirme sa position croissante dans les réseaux internationaux de l’art contemporain africain. Cocody Mermoz, à travers des espaces comme la LouiSimone Guirandou Gallery, devient un lieu de dialogue entre création locale et circulation globale des idées artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers « Rémanence », Abidjan se trouve ainsi inscrite dans une géographie élargie de la critique artistique de la mondialisation, où les déchets, loin d’être des marges invisibles, deviennent des matériaux centraux de lecture du monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/abidjan-face-a-la-remanence-moffat-takadiwa-transforme-les-dechets-du-monde-en-memoire-artistique-contemporaine/">Abidjan face à la “Rémanence” : Moffat Takadiwa transforme les déchets du monde en mémoire artistique contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Biennale de Venise 2026 : l’art contemporain entre dans une nouvelle cartographie mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain mondial]]></category>
		<category><![CDATA[artistes africains]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Venise 2026]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Koyo Kouoh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une ouverture officielle sous haute attention internationale Le&#160;9 mai 2026, la&#160;Biennale de Venise 2026&#160;ouvre officiellement ses portes au public après plusieurs journées de pré-ouverture réservées aux professionnels du monde de l’art. Mais cette édition dépasse déjà le simple cadre d’un grand rendez-vous culturel italien. Dans les Giardini, à l’Arsenale et à travers les pavillons nationaux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ouverture officielle sous haute attention internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<strong>9 mai 2026</strong>, la&nbsp;<strong>Biennale de Venise 2026</strong>&nbsp;ouvre officiellement ses portes au public après plusieurs journées de pré-ouverture réservées aux professionnels du monde de l’art. Mais cette édition dépasse déjà le simple cadre d’un grand rendez-vous culturel italien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les Giardini, à l’Arsenale et à travers les pavillons nationaux dispersés dans Venise, une même impression domine : celle d’une Biennale traversée par une redéfinition des centres artistiques mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sensation tient autant aux œuvres exposées qu’au contexte intellectuel dans lequel s’inscrit cette édition, portée par la commissaire&nbsp;<strong>Koyo Kouoh</strong>&nbsp;et son projet curatorial intitulé&nbsp;<strong>« In Minor Keys »</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-113.jpeg" alt="" class="wp-image-51102" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-113.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-113-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-113-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Venise comme miroir des fractures du monde contemporain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 1895, la Biennale de Venise fonctionne comme un observatoire des tensions culturelles, politiques et esthétiques de son époque. Chaque édition révèle moins une tendance artistique qu’un état du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, cette lecture apparaît particulièrement évidente. Les œuvres présentées interrogent les bouleversements contemporains : mémoire coloniale, migrations, écologie, fragilité démocratique, identités mouvantes et saturation numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais contrairement à certaines éditions dominées par le spectaculaire, la Biennale de cette année privilégie des formes plus silencieuses, plus introspectives, où la nuance devient une manière de résister au bruit du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une présence africaine plus centrale que symbolique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des éléments les plus commentés de cette édition est la visibilité des artistes africains et diasporiques. Pourtant, le véritable changement ne réside pas seulement dans leur présence accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe à Venise, c’est le déplacement du regard lui-même. Les questions portées depuis longtemps par de nombreuses scènes artistiques africaines — mémoire, réparation, circulation des récits, coexistence des temporalités — apparaissent désormais au cœur des préoccupations mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs pavillons nationaux africains, les propositions artistiques refusent les lectures folkloriques ou identitaires simplifiées. Elles s’inscrivent dans une réflexion globale sur les formes contemporaines de pouvoir, de transmission et d’appartenance.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-51100" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-1024x576.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-300x169.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-768x432.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-1536x864.jpeg 1536w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223-860x484.jpeg 860w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9223.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Arsenale et les Giardini entre monumentalité et intimité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Pavillon central des Giardini comme dans les vastes espaces industriels de l’Arsenale, les installations jouent constamment sur une tension entre monumentalité et fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines œuvres occupent physiquement l’espace avec des dispositifs immersifs imposants, tandis que d’autres privilégient des matériaux modestes, des archives fragmentaires ou des récits intimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coexistence produit une Biennale moins démonstrative, mais plus méditative. Le visiteur est moins poussé à consommer des images qu’à circuler entre différentes intensités de mémoire et de perception.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une Biennale qui dépasse désormais l’Europe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de l’événement dépasse largement Venise. Cette édition confirme l’émergence d’un monde de l’art de plus en plus polycentrique, où les scènes africaines, asiatiques ou latino-américaines ne sont plus considérées comme périphériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux curatoriaux du Sud global, les biennales africaines et les institutions culturelles non occidentales participent désormais activement à la définition des grandes orientations esthétiques internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette Biennale, c’est donc aussi un rééquilibrage culturel mondial qui devient visible.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="547" height="365" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9224.jpeg" alt="" class="wp-image-51101" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9224.jpeg 547w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9224-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9224-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9224-420x280.jpeg 420w" sizes="auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un monde de l’art en transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition de la Biennale révèle un moment de bascule dans l’histoire de l’art contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que de nouvelles voix, de nouveaux récits et de nouvelles géographies s’imposent, les anciennes centralités culturelles apparaissent moins stables qu’auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans les canaux de Venise, derrière les pavillons et les foules internationales, se dessine peut-être l’une des grandes mutations culturelles du XXIe siècle : celle d’un monde de l’art qui ne parle plus depuis un seul centre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Biennale de Venise 2026 : avec Koyo Kouoh, l’art contemporain change de centre de gravité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une pré-ouverture sous le signe d’un basculement historique Le&#160;8 mai 2026, la&#160;Biennale de Venise 2026&#160;vit sa dernière journée de pré-ouverture réservée à la presse et aux professionnels. Dans les Giardini comme à l’Arsenale, collectionneurs, commissaires, artistes et institutions parcourent déjà les pavillons avec la sensation diffuse d’assister à un moment de transition. Car cette édition [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une pré-ouverture sous le signe d’un basculement historique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<strong>8 mai 2026</strong>, la&nbsp;<strong>Biennale de Venise 2026</strong>&nbsp;vit sa dernière journée de pré-ouverture réservée à la presse et aux professionnels. Dans les Giardini comme à l’Arsenale, collectionneurs, commissaires, artistes et institutions parcourent déjà les pavillons avec la sensation diffuse d’assister à un moment de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car cette édition marque un tournant majeur dans l’histoire de la Biennale : pour la première fois, l’exposition internationale est dirigée par&nbsp;<strong>Koyo Kouoh</strong>, figure incontournable du monde de l’art contemporain africain et diasporique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondatrice de&nbsp;<strong>RAW Material Company</strong>&nbsp;et ancienne dirigeante du&nbsp;<strong>Zeitz Museum of Contemporary Art Africa</strong>, Koyo Kouoh arrive à Venise avec une vision curatoriale qui dépasse largement le cadre esthétique. Son projet interroge les hiérarchies culturelles, les récits dominants et les mécanismes mêmes de légitimation dans le monde de l’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>“In Minor Keys” : écouter ce que l’histoire de l’art a longtemps laissé en arrière-plan</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="452" height="678" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9202.jpeg" alt="" class="wp-image-51037" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9202.jpeg 452w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9202-200x300.jpeg 200w" sizes="auto, (max-width: 452px) 100vw, 452px" /><figcaption class="wp-element-caption">Koyo Kouoh – Art contemporain<br>Curatrice influente et première femme africaine nommée commissaire de la 61ᵉ Biennale de Venise en 2026.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre choisi pour cette édition,&nbsp;<strong>« In Minor Keys »</strong>, emprunte son vocabulaire à la musique. Mais derrière cette référence se déploie une réflexion beaucoup plus vaste sur les formes de présence et de visibilité dans l’histoire culturelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Koyo Kouoh s’intéresse à ce qui évolue en dehors des tonalités dominantes : les récits périphériques, les mémoires fragmentées, les formes de création discrètes ou longtemps marginalisées par les grands centres artistiques occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le “mineur”, dans son approche, n’est jamais synonyme de faiblesse. Il devient au contraire une autre manière d’occuper l’espace, une puissance moins spectaculaire mais plus diffuse, plus intime et parfois plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Venise comme espace de décentrement</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="335" height="597" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9203.jpeg" alt="" class="wp-image-51039" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9203.jpeg 335w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9203-168x300.jpeg 168w" sizes="auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, la Biennale de Venise agit comme un baromètre des transformations du monde de l’art contemporain. Mais cette édition semble déplacer quelque chose de plus profond : le centre même du regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les espaces du Pavillon central comme dans les parcours expérimentaux de l’Arsenale, les artistes sélectionnés par Koyo Kouoh explorent les questions de mémoire, d’écologie, de circulation des identités et de transmission culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière est portée aux artistes africains et diasporiques, non comme présence symbolique ou périphérique, mais comme acteurs centraux de la réflexion contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement est essentiel. Il ne s’agit plus simplement d’intégrer l’Afrique dans les circuits artistiques mondiaux, mais de reconnaître que certaines des questions majeures du présent — fragmentation du monde, crises environnementales, héritages coloniaux, mobilités — sont déjà travaillées depuis longtemps par des artistes du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une curatoriale politique sans discours frontal</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="495" height="619" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9199.jpeg" alt="" class="wp-image-51035" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9199.jpeg 495w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9199-240x300.jpeg 240w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La singularité de Koyo Kouoh réside aussi dans son approche curatoriale. Son travail évite souvent les démonstrations idéologiques explicites pour privilégier les circulations sensibles, les tensions discrètes et les formes de résistance silencieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Venise, cette méthode produit une exposition moins spectaculaire que certaines éditions précédentes, mais plus dense dans ses résonances. Les œuvres semblent fonctionner comme des fréquences faibles qui obligent le regard à ralentir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde saturé d’images et de prises de position immédiates, cette esthétique de la nuance devient en elle-même une proposition politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Afrique au centre d’un nouvel imaginaire artistique mondial</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette Biennale dépasse largement le seul événement vénitien. Elle consacre la montée en puissance d’une pensée curatoriale africaine capable de transformer les cadres internationaux de l’art contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps considérées comme périphériques, les institutions africaines comme Dakar, Le Cap ou Lagos apparaissent désormais comme des espaces majeurs de production intellectuelle et esthétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Koyo Kouoh, ce ne sont pas seulement des artistes africains qui accèdent à une plus grande visibilité. C’est une autre manière de penser l’exposition, le récit et la circulation des œuvres qui s’impose progressivement dans les grandes institutions culturelles mondiales.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="495" height="619" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9200.jpeg" alt="" class="wp-image-51032" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9200.jpeg 495w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9200-240x300.jpeg 240w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un changement de tonalité dans le monde de l’art</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 mai 2026, à la veille de l’ouverture officielle de la Biennale, une évidence semble déjà traverser Venise : quelque chose a changé dans la manière dont le monde de l’art se raconte lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec “In Minor Keys”, Koyo Kouoh ne propose pas une rupture spectaculaire. Elle introduit un déplacement plus subtil, mais peut-être plus profond : celui d’un regard qui cesse progressivement de considérer certaines voix comme secondaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans ce changement de tonalité, c’est une nouvelle cartographie culturelle mondiale qui commence à apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>À Berlin, des chiens-robots à visages humains interrogent notre perception du réel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
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		<category><![CDATA[art intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Beeple Regular Dogs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Quand l’intelligence artificielle redessine les figures du pouvoir Dans les salles épurées de la&#160;Neue Nationalgalerie, quelque chose trouble immédiatement le regard. Des chiens-robots avancent lentement, presque mécaniquement. Mais ce ne sont pas leurs mouvements qui dérangent. Ce sont leurs visages.&#160; Ceux de&#160;Elon Musk,&#160;Jeff Bezos,&#160;Mark Zuckerberg&#160;ou encore&#160;Kim Jong-un. Des figures familières, déplacées, recomposées, greffées sur des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand l’intelligence artificielle redessine les figures du pouvoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les salles épurées de la&nbsp;<strong>Neue Nationalgalerie</strong>, quelque chose trouble immédiatement le regard. Des chiens-robots avancent lentement, presque mécaniquement. Mais ce ne sont pas leurs mouvements qui dérangent. Ce sont leurs visages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux de&nbsp;Elon Musk,&nbsp;Jeff Bezos,&nbsp;Mark Zuckerberg&nbsp;ou encore&nbsp;Kim Jong-un. Des figures familières, déplacées, recomposées, greffées sur des corps artificiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec&nbsp;<strong>Regular Dogs</strong>, l’artiste américain&nbsp;Mike Winkelmann&nbsp;— plus connu sous le nom de Beeple — propose une installation dérangeante, à la frontière de la satire et de la critique technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des corps mécaniques, des visages de pouvoir</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-30.jpeg" alt="" class="wp-image-50633" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-30.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-30-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-30-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les sculptures ne se contentent pas de provoquer un effet visuel. Elles mettent en scène une hybridation radicale : l’animal, la machine et l’humain se confondent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiens, équipés de caméras, capturent leur environnement. Puis, de manière inattendue, ils produisent — presque organiquement — des images imprimées. Mais ces images ne sont pas neutres. Elles sont transformées par l’intelligence artificielle pour correspondre à l’esthétique associée à chaque visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un chien à l’effigie de&nbsp;Pablo Picasso&nbsp;génère des fragments cubistes. Celui inspiré de&nbsp;Andy Warholproduit des images saturées, répétitives, marquées par la culture de masse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif est simple. Ses implications, elles, sont vertigineuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une critique directe des algorithmes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’étrangeté de la mise en scène,&nbsp;<em>Regular Dogs</em>&nbsp;développe une réflexion frontale : notre perception du monde n’est plus seulement façonnée par des artistes ou des récits, mais par des systèmes technologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beeple ne détourne pas seulement des figures célèbres. Il montre comment chacune incarne une manière spécifique de voir — ou de filtrer — le réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, ce rôle n’appartient plus uniquement aux créateurs. Il est largement assumé par les plateformes, les algorithmes, les architectures numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde que nous percevons est déjà transformé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De l’artiste au système : un basculement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, des figures comme Picasso ou Warhol ont redéfini notre manière de regarder. Leur influence reposait sur une vision, une intention, une subjectivité assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’intelligence artificielle, ce paradigme bascule. Ce ne sont plus des individus qui imposent une lecture du réel, mais des systèmes automatisés, souvent invisibles, qui organisent ce que nous voyons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant en scène des chiens-robots “produisant” des images, Beeple matérialise ce glissement. Il le rend tangible, presque grotesque.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-31.jpeg" alt="" class="wp-image-50635" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-31.jpeg 800w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-31-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/05/Sans-titre-31-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre fascination et malaise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation joue précisément sur cette ambiguïté. Elle attire, amuse parfois, mais installe rapidement un malaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces figures familières deviennent étranges. Le pouvoir qu’elles incarnent — économique, politique, culturel — semble ici vidé de sa substance, réduit à une fonction : produire des images, influencer des perceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectateur se retrouve face à une question implicite : qui regarde encore le monde sans médiation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voir à travers les filtres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec&nbsp;<em>Regular Dogs</em>, Beeple ne propose pas une simple expérience visuelle. Il construit une allégorie contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde saturé d’images, où les technologies filtrent, recomposent et orientent notre perception, la question n’est plus seulement ce que nous voyons, mais comment nous le voyons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Berlin, ces chiens-robots ne sont pas une curiosité. Ils sont le miroir d’un basculement déjà en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Paris, le regard s’apprend : immersion au cœur des expositions du Musée d’Art Moderne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Brion Gysin Paris]]></category>
		<category><![CDATA[exposition avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Miller exposition]]></category>
		<category><![CDATA[médiation culturelle musée]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Art Moderne Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une autre manière d’entrer dans l’œuvre Le&#160;28 avril 2026, le&#160;Musée d’Art Moderne de Paris&#160;ne se contente pas d’exposer. Il active ses œuvres. À travers une série de visites-conférences et d’ateliers immersifs, l’institution propose une expérience singulière : apprendre à voir. Dans les salles consacrées notamment à&#160;Lee Miller&#160;et&#160;Brion Gysin, le regard n’est plus laissé seul face [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autre manière d’entrer dans l’œuvre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<strong>28 avril 2026</strong>, le&nbsp;<strong>Musée d’Art Moderne de Paris</strong>&nbsp;ne se contente pas d’exposer. Il active ses œuvres. À travers une série de visites-conférences et d’ateliers immersifs, l’institution propose une expérience singulière : apprendre à voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les salles consacrées notamment à&nbsp;<strong>Lee Miller</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Brion Gysin</strong>, le regard n’est plus laissé seul face aux œuvres. Il est guidé, orienté, parfois même déstabilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Regarder n’est plus un geste spontané</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6397.jpeg" alt="" class="wp-image-50316" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6397.jpeg 640w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6397-300x225.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où l’exposition supposait une rencontre silencieuse entre une œuvre et un spectateur. Cette époque semble révolue. Aujourd’hui, voir demande des outils, des clés, un accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les visites-conférences proposées ce jour-là traduisent cette mutation. Elles ne livrent pas seulement des informations. Elles construisent un cadre de perception. Elles montrent ce qu’il faut observer, ce qui échappe au premier regard, ce qui se joue dans les marges de l’image.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Regarder devient alors un apprentissage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entrer dans les œuvres : de la photographie à l’expérimentation</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="960" height="660" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8944-1.jpeg" alt="" class="wp-image-50314" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8944-1.jpeg 960w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8944-1-300x206.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8944-1-768x528.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8944-1-860x591.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Lee Miller, le parcours révèle une œuvre traversée par l’histoire, où la photographie oscille entre esthétique surréaliste et témoignage brut. L’image n’est jamais neutre. Elle porte en elle une tension entre mise en scène et réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Brion Gysin, le déplacement est encore plus radical. Collage, écriture fragmentée, expérimentations visuelles : l’œuvre refuse toute stabilité. Elle impose une lecture discontinue, presque physique, où le sens se recompose en permanence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, la médiation ne simplifie pas. Elle complexifie. Elle ouvre des pistes sans les refermer.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="516" height="387" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8943-1.jpeg" alt="" class="wp-image-50315" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8943-1.jpeg 516w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8943-1-300x225.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le musée comme espace actif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ateliers proposés en parallèle prolongent cette logique. Le visiteur ne reste plus dans une posture de réception. Il devient acteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Manipuler, expérimenter, recomposer : autant de gestes qui déplacent la relation à l’œuvre. L’exposition ne se limite plus à une présentation. Elle devient un dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce basculement est révélateur d’une transformation plus large des institutions culturelles : le musée n’est plus seulement un lieu de conservation, mais un espace de production d’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Médiation et enjeux contemporains</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="447" height="447" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8945-1.jpeg" alt="" class="wp-image-50317" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8945-1.jpeg 447w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8945-1-300x300.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8945-1-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type de programmation s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’accès à l’art. Face à des œuvres souvent complexes, parfois hermétiques, la médiation apparaît comme une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle pose aussi une question : jusqu’où guider sans enfermer ? Jusqu’où expliquer sans réduire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 avril, le Musée d’Art Moderne de Paris semble faire un choix clair : accompagner sans simplifier, ouvrir sans conclure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Apprendre à voir, encore</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-50318" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-1024x768.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-300x225.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-768x576.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398-860x645.jpeg 860w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6398.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette journée, une évidence s’impose : voir n’est jamais un acte neutre. C’est une construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En activant ses expositions, le musée rappelle que le regard se travaille, se déplace, se transforme. Entre explication et expérience, entre savoir et sensation, c’est une autre relation à l’art qui se dessine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps d’une journée, l’exposition cesse d’être un espace figé. Elle devient un processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/a-paris-le-regard-sapprend-immersion-au-coeur-des-expositions-du-musee-dart-moderne/">À Paris, le regard s’apprend : immersion au cœur des expositions du Musée d’Art Moderne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Monuments : à Los Angeles, l’art démonte la fabrique du pouvoir symbolique</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/monuments-a-los-angeles-lart-demonte-la-fabrique-du-pouvoir-symbolique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[art politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Mémoire collective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Quand la statue cesse d’être une évidence pour redevenir une question À Los Angeles, l’exposition&#160;Monuments, présentée&#160;jusqu’au 3 mai 2026, s’impose comme l’un des rendez-vous artistiques les plus structurants du printemps. À travers installations, sculptures et dispositifs visuels, elle interroge un objet que l’espace public a longtemps naturalisé : le monument. Car le monument n’est jamais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la statue cesse d’être une évidence pour redevenir une question</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Los Angeles, l’exposition&nbsp;<strong>Monuments</strong>, présentée&nbsp;<strong>jusqu’au 3 mai 2026</strong>, s’impose comme l’un des rendez-vous artistiques les plus structurants du printemps. À travers installations, sculptures et dispositifs visuels, elle interroge un objet que l’espace public a longtemps naturalisé : le monument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le monument n’est jamais une simple présence matérielle. Il est une décision politique inscrite dans la durée, un geste d’autorité qui transforme l’histoire en paysage visible. Ce que l’exposition met en crise, ce n’est pas seulement la forme statuaire, mais le régime de vérité qu’elle prétend incarner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le moment critique des monuments</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-49754" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-1024x683.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-768x512.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-615x410.jpeg 615w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713-860x574.jpeg 860w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8713.jpeg 1439w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Kara Walker – Unmanned Drone<br>Présentée dans l’exposition MONUMENTS, cette sculpture en bronze réinterprète une statue confédérée pour interroger mémoire, violence et héritage historique.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis une décennie, les statues sont devenues des lieux de conflit. Déboulonnées, déplacées, contextualisées, elles ont cessé d’être des évidences pour redevenir des objets de débat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce basculement marque une rupture profonde : le monument ne fonctionne plus comme une mémoire stabilisée, mais comme un point de friction entre récits concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition&nbsp;<em>Monuments</em>&nbsp;s’inscrit dans cette conjoncture. Elle ne documente pas seulement une crise ; elle en explore les conditions de possibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Démonter plutôt que remplacer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des apports majeurs de l’exposition réside dans son refus de la substitution. Il ne s’agit pas de remplacer d’anciennes figures par de nouvelles icônes, mais de questionner le principe même de monumentalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes procèdent par démontage : fragmentation des corps, déconstruction des socles, effacement partiel des figures. Le monument n’est plus un objet stable, mais un système mis à nu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste critique déplace le débat : il ne porte plus sur “qui doit être représenté”, mais sur “pourquoi et comment représenter”.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/va-east-museum-quand-le-musee-cesse-detre-un-lieu-pour-devenir-une-infrastructure-culturelle/">V&amp;A East Museum : quand le musée cesse d’être un lieu pour devenir une infrastructure culturelle</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le socle comme lieu de pouvoir</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="422" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8714.jpeg" alt="" class="wp-image-49753" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8714.jpeg 750w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8714-300x169.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">MOCA Los Angeles – Exposition MONUMENTS<br>Installation au Geffen Contemporary explorant l’héritage des monuments américains et leur place dans la mémoire nationale.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps perçu comme un simple support, le socle apparaît ici comme un élément central. C’est lui qui élève, qui distingue, qui hiérarchise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En le vidant, en le détournant ou en le rendant instable, les artistes révèlent la dimension politique de la mise en hauteur. Le socle devient un espace critique où se joue la légitimité de la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mémoire, oubli et fabrication du visible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’exposition se joue une interrogation plus fondamentale : qu’est-ce qu’une société choisit de rendre visible, et qu’accepte-t-elle de laisser dans l’ombre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monument, en fixant certaines figures dans l’espace public, produit une illusion de permanence. Il donne à croire que le passé est stabilisé, qu’il existe sous une forme incontestable. Or, cette fixité est une construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, le monument ne conserve pas la mémoire : il la sélectionne. Il organise un partage entre ce qui mérite d’être vu et ce qui peut être oublié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition révèle ainsi une tension essentielle : toute mémoire visible implique une part d’invisibilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre disparition et reconfiguration</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715.jpeg" alt="" class="wp-image-49752" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-768x512.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-615x410.jpeg 615w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8715-860x574.jpeg 860w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette image montre une installation artistique intitulée « Monuments », exposée au Musée d&rsquo;art contemporain de Los Angeles (MOCA). <br>Elle met en scène une juxtaposition puissante entre une sculpture équestre confédérée retirée de l&rsquo;espace public et une œuvre contemporaine.<br>L&rsquo;œuvre contemporaine à droite est une sculpture intitulée « Raise Up » de l&rsquo;artiste Hank Willis Thomas, représentant une voiture renversée. <br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de certaines statues a souvent été interprétée comme une forme d’effacement. L’exposition propose une lecture plus exigeante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retirer un monument ne signifie pas supprimer l’histoire, mais transformer son régime d’apparition. Ce n’est pas la mémoire qui disparaît, c’est sa forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement est décisif : il ouvre la possibilité d’une mémoire non plus imposée par le haut, mais discutée, fragmentée, plurielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une portée mondiale : la crise des récits dominants</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="678" height="452" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719.jpeg" alt="" class="wp-image-49749" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719.jpeg 678w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8719-615x410.jpeg 615w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption class="wp-element-caption">Paris – Mémoire coloniale<br>Statue de Jean-Baptiste Colbert devant l’Assemblée nationale vandalisée à la peinture rouge, dans un contexte de débat sur l’héritage de l’esclavage et de la colonisation.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’exposition est située à Los Angeles, elle s’inscrit dans une dynamique globale. De&nbsp;<strong>Bristol</strong>&nbsp;à&nbsp;<strong>Cape Town</strong>, en passant par&nbsp;<strong>Bruxelles</strong>&nbsp;ou&nbsp;<strong>Paris</strong>, les monuments sont devenus des points de cristallisation des tensions contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le continent africain, cette question prend une dimension particulière. Dans plusieurs pays, les débats autour des statues coloniales, des noms de rues ou des symboles hérités de la domination européenne traduisent une volonté de relecture de l’espace public. En Afrique du Sud, les mobilisations étudiantes ont relancé la question des figures coloniales dans les universités et les villes ; ailleurs, les discussions portent sur la place à accorder aux héros nationaux dans des États issus de l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout, les sociétés interrogent leurs héritages : colonial, impérial, national. Les statues, longtemps perçues comme des éléments du décor urbain, apparaissent désormais comme des instruments de pouvoir symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène révèle une transformation plus profonde : la remise en cause des récits uniques au profit d’histoires multiples, parfois contradictoires. En Afrique comme ailleurs, il ne s’agit plus seulement de savoir quels monuments conserver ou retirer, mais de comprendre comment se construit, dans l’espace public, une mémoire capable d’intégrer la complexité des trajectoires historiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="678" height="452" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716.jpeg" alt="" class="wp-image-49751" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716.jpeg 678w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_8716-615x410.jpeg 615w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption class="wp-element-caption">Washington D.C. – Manifestation 2020<br>Des manifestants tentent de renverser la statue d’Andrew Jackson à Lafayette Square, au cœur des contestations contre les symboles historiques.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que regarder veut dire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition&nbsp;<em>Monuments</em>&nbsp;rappelle que voir n’est jamais un acte neutre. Regarder un monument, c’est déjà accepter une certaine organisation du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déconstruisant les formes monumentales, les artistes ne cherchent pas seulement à contester des figures. Ils interrogent les conditions mêmes de la visibilité : qui apparaît, qui disparaît, et selon quelles logiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Los Angeles, le monument cesse d’être une réponse. Il redevient une question.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/monuments-a-los-angeles-lart-demonte-la-fabrique-du-pouvoir-symbolique/">Monuments : à Los Angeles, l’art démonte la fabrique du pouvoir symbolique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Art Paris Art Fair : la fabrique parisienne de la visibilité artistique contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une foire au cœur des reconfigurations du marché de l’art mondial Du&#160;9 au 12 avril au Grand Palais à Paris, Art Paris Art Fair s’impose une nouvelle fois comme un observatoire privilégié des dynamiques contemporaines de l’art. Loin d’être une simple vitrine commerciale, la foire fonctionne désormais comme un dispositif de sélection, de légitimation et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une foire au cœur des reconfigurations du marché de l’art mondial</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du&nbsp;<strong>9 au 12 avril au Grand Palais à Paris</strong>, Art Paris Art Fair s’impose une nouvelle fois comme un observatoire privilégié des dynamiques contemporaines de l’art. Loin d’être une simple vitrine commerciale, la foire fonctionne désormais comme un dispositif de sélection, de légitimation et de circulation des œuvres dans un champ artistique globalisé, où les hiérarchies symboliques se redessinent en permanence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet espace saturé de productions visuelles, la question n’est plus seulement celle de l’exposition, mais celle de la visibilité : qui apparaît, dans quelles conditions, et selon quels régimes de reconnaissance.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="495" height="619" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5662.jpeg" alt="" class="wp-image-49047" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5662.jpeg 495w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5662-240x300.jpeg 240w" sizes="auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paris, entre centralité historique et compétition globale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue d’Art Paris au Grand Palais confirme la persistance de Paris comme nœud institutionnel du marché de l’art contemporain. Mais cette centralité n’est plus exclusive. Elle s’inscrit désormais dans une concurrence directe avec d’autres pôles majeurs — Bâle, Londres, New York ou Hong Kong — qui redéfinissent les circuits de validation artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Art Paris opère ainsi dans un espace paradoxal : celui d’une capitale historique qui doit continuellement réaffirmer sa pertinence dans un système mondialisé de foires et de plateformes concurrentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une économie de la sélection et de la mise en visibilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure même de la foire repose sur un mécanisme de sélection qui engage autant les galeries que les artistes dans une logique de représentation stratégique. Chaque stand devient une micro-institution temporaire, où s’articulent enjeux commerciaux, narratifs et curatoriaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce régime d’exposition produit une forme spécifique de lecture de l’art contemporain : fragmentée, accélérée, et souvent dépendante des logiques de circulation rapide du regard. L’œuvre n’y est pas seulement présentée, elle est mise en situation de concurrence permanente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-49046" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-1024x683.jpeg 1024w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-300x200.jpeg 300w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-768x512.jpeg 768w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-330x220.jpeg 330w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-420x280.jpeg 420w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-615x410.jpeg 615w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663-860x573.jpeg 860w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5663.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Art Paris – Grand Palais<br>La foire d’art contemporain se tient sous la nef du Grand Palais, monument emblématique construit pour l’Exposition universelle de 1900.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/abstraire-lexposition-et-le-livre-de-henri-kalama-akulez-directeur-general-de-lacademie-des-beaux-arts-de-kinshasa/">ABSTRAIRE : l’exposition et le livre de Henri Kalama Akulez, Directeur général de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ouvertures géographiques et reconfiguration des scènes artistiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des dynamiques notables d’Art Paris réside dans l’intégration progressive de scènes extra-européennes, notamment africaines et diasporiques, qui occupent une place croissante dans les stratégies curatoriales des galeries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence ne relève pas uniquement d’une logique d’inclusion, mais participe d’une recomposition plus large des récits de l’art contemporain, où les périphéries historiques deviennent des espaces de production de nouvelles centralités esthétiques et conceptuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La foire comme dispositif critique du contemporain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de sa fonction économique, Art Paris agit comme un révélateur des tensions propres à l’art contemporain : entre globalisation et ancrage local, entre autonomie esthétique et logique de marché, entre singularité des pratiques et standardisation des formats d’exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la foire ne peut être réduite à un événement. Elle constitue un système temporaire de production de valeur symbolique, où se négocient les conditions mêmes de reconnaissance des pratiques artistiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="739" height="415" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5664.jpeg" alt="" class="wp-image-49045" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5664.jpeg 739w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5664-300x168.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 739px) 100vw, 739px" /><figcaption class="wp-element-caption">Art Paris 2026 – Grand Palais<br>Sur le parvis, les sculptures gonflables « Ted Hyber » de Fabrice Hyber marquent la 28ᵉ édition.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une scène instable de la visibilité contemporaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Art Paris Art Fair s’inscrit ainsi dans une économie élargie de l’attention, où l’exposition devient moins un lieu de contemplation qu’un espace de circulation accélérée des formes, des récits et des positions artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’y joue dépasse le seul cadre parisien : c’est la redéfinition continue des critères de légitimité de l’art contemporain à l’échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/art-paris-art-fair-la-fabrique-parisienne-de-la-visibilite-artistique-contemporaine/">Art Paris Art Fair : la fabrique parisienne de la visibilité artistique contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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