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	<title>Archives des Actualités Afrique - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Actualités Afrique - La Cinquième</title>
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		<title>Côte d’Ivoire-Ghana : une frontière plus visible sans séparer ceux qui la traversent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Près d’un siècle après les premiers tracés, la Côte d’Ivoire et le Ghana réaffirment physiquement leur frontière commune. Un chantier de souveraineté qui doit aussi composer avec une réalité ancienne : de part et d’autre de la ligne vivent des communautés liées par la langue, les familles et le commerce. À Newtown, côté ghanéen, face [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près d’un siècle après les premiers tracés, la Côte d’Ivoire et le Ghana réaffirment physiquement leur frontière commune. Un chantier de souveraineté qui doit aussi composer avec une réalité ancienne : de part et d’autre de la ligne vivent des communautés liées par la langue, les familles et le commerce.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Newtown, côté ghanéen, face à la localité ivoirienne d’Aforénou, la borne BP 55 matérialise désormais beaucoup plus qu’une limite géographique. Point de référence stratégique de la délimitation entre les deux pays, elle illustre la volonté d’Abidjan et d’Accra de rendre leur frontière plus précise sans la transformer en barrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables des commissions frontalières ivoirienne et ghanéenne ont inspecté cet ouvrage dans le cadre de la première phase de réaffirmation de la frontière. Celle-ci couvre 150 kilomètres, entre les bornes BP 55 et BP 48. Près d’un siècle après l’installation des premiers repères, l’objectif n’est donc pas de tracer une nouvelle frontière, mais de rendre clairement identifiable une ligne devenue parfois difficile à matérialiser sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Savoir précisément où commence l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les deux gouvernements, l’enjeu est d’abord administratif et territorial. Une frontière correctement matérialisée permet de déterminer où s’exerce l’autorité de chaque État, mais aussi de mieux gérer les questions foncières, sécuritaires et économiques susceptibles de provoquer des différends dans les zones frontalières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chantier s’inscrit dans le Programme frontières de l’Union africaine, qui encourage les États à délimiter leurs territoires tout en renforçant la coopération entre communautés voisines. La Côte d’Ivoire et le Ghana avaient installé leur commission mixte de réaffirmation en août 2022, avant les travaux cartographiques et la construction des nouveaux repères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coopération terrestre prolonge celle déjà engagée en mer. Après plusieurs années de différend, notamment autour des zones pétrolières, la frontière maritime entre les deux pays avait été fixée en 2017 par le Tribunal international du droit de la mer. Depuis, Abidjan et Accra organisent également des inspections conjointes de cette limite maritime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ligne administrative au milieu d’un même espace humain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur terre, la difficulté est différente. La frontière traverse un territoire où les relations humaines ne suivent pas nécessairement les lignes dessinées sur les cartes. Les communautés N’Zima vivent notamment des deux côtés, parlent la même langue et entretiennent des liens familiaux, culturels et commerciaux anciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les responsables ivoiriens et ghanéens insistent sur la fonction des nouvelles bornes. Elles doivent rendre visible la souveraineté des États, non interrompre les échanges. Diakalidia Konaté, secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, a ainsi rappelé que cette matérialisation ne devait pas devenir une limite à la « fraternité séculaire » entre les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle dans une région où la frontière constitue également un espace économique. Les déplacements quotidiens, les marchés et le commerce informel ont créé des interdépendances que la démarcation doit organiser plutôt que fragiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une frontière moins ambiguë, pas plus fermée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise officielle des infrastructures réalisées sur les 150 premiers kilomètres doit marquer l’achèvement de cette première étape. Une deuxième phase est annoncée avant la fin de 2026 afin de poursuivre la réaffirmation de la ligne frontalière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse ainsi le nombre de bornes installées. Côte d’Ivoire et Ghana cherchent à résoudre une équation familière à de nombreuses régions africaines : disposer de frontières suffisamment précises pour prévenir les conflits et exercer pleinement la souveraineté, tout en maintenant les circulations qui structurent la vie des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près d’un siècle après les premiers tracés,&nbsp;<strong>Abidjan et Accra veulent finalement rendre leur frontière plus difficile à contester, sans la rendre plus difficile à vivre</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>Boko Haram : l’IA franchit la frontière entre propagande et opérations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence Artificielle (IA)]]></category>
		<category><![CDATA[Boko Haram]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Nigeria : une étude de l’université de Cambridge documente l’intégration de plusieurs outils d’intelligence artificielle dans les activités de Boko Haram. Au-delà de la propagande, certains membres s’en servent désormais pour résoudre des problèmes techniques et préparer des opérations, faisant apparaître un nouveau risque : l’IA peut réduire l’expertise nécessaire à certaines tâches. Pendant plusieurs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nigeria : une étude de l’université de Cambridge documente l’intégration de plusieurs outils d’intelligence artificielle dans les activités de Boko Haram. Au-delà de la propagande, certains membres s’en servent désormais pour résoudre des problèmes techniques et préparer des opérations, faisant apparaître un nouveau risque : l’IA peut réduire l’expertise nécessaire à certaines tâches.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plusieurs années, l’utilisation de l’intelligence artificielle par les organisations terroristes était principalement observée dans leur communication : création d’images, traduction, propagande ou production accélérée de contenus. Au Nigeria, Boko Haram semble avoir franchi une étape supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude du Cambridge Programme on AI Science &amp; Policy (CASP), rattaché à l’université de Cambridge, décrit une utilisation beaucoup plus opérationnelle de l’IA. Les chercheurs ont interrogé 27 anciens membres de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2025 et 2026 sur des pratiques observées principalement en 2024. Selon leurs témoignages, les deux principales factions issues de Boko Haram ont utilisé plusieurs grands modèles d’IA pour assister certaines activités quotidiennes et combattantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un assistant technique disponible à la demande</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude cite notamment ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, Meta AI et DeepSeek. Selon les anciens combattants interrogés, ces systèmes ont été sollicités pour la planification d’attaques, la résolution de problèmes liés aux armes ou encore la conception d’engins explosifs. Le rapport indique également que cet usage ne relève plus seulement d’initiatives individuelles : des unités spécialisées et des formations internes auraient été mises en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène marque une évolution importante. L’intérêt de l’IA pour un groupe armé ne réside pas nécessairement dans l’accès à une capacité entièrement nouvelle, mais dans la possibilité d’obtenir rapidement des informations techniques qui nécessiteraient autrement une personne expérimentée, une documentation spécialisée ou davantage de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs rapportent également que certaines connaissances auraient circulé par des réseaux jihadistes transnationaux, avec des formations dispensées par des membres de l’organisation État islamique. Des utilisateurs seraient parvenus à contourner certaines protections intégrées aux modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le risque d’une expertise devenue plus accessible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat dépasse Boko Haram. En juillet 2026, Tech Against Terrorism a publié un benchmark consacré spécifiquement aux usages terroristes et extrémistes violents de l’IA. L’organisation a testé 27 modèles à partir de près de 2 500 requêtes inspirées de situations réelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ un tiers des réponses apportaient, selon son évaluation, une aide exploitable supérieure à celle facilement accessible par une simple recherche sur Internet. Les modèles dont les dispositifs de sécurité avaient été retirés se sont montrés particulièrement vulnérables : deux versions ainsi modifiées ont accepté respectivement 89 % et 100 % des requêtes dangereuses soumises au test.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème change donc progressivement de nature. Les groupes terroristes n’ont pas nécessairement besoin de développer leurs propres systèmes d’intelligence artificielle. Ils peuvent chercher à détourner des technologies généralistes conçues pour des usages civils, comme ils l’ont précédemment fait avec les réseaux sociaux, les messageries chiffrées ou certains drones commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un danger réel, mais encore difficile à mesurer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de Cambridge appelle toutefois à la prudence. Elle repose principalement sur les témoignages rétrospectifs d’anciens membres. Elle ne démontre pas que l’intelligence artificielle a directement permis à Boko Haram de réussir une attaque particulière ni qu’elle a déjà transformé ses capacités militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usages documentés restent conventionnels. Le changement majeur réside plutôt dans leur organisation progressive : l’IA commence à être intégrée comme un outil parmi d’autres dans le fonctionnement de groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que se situe le nouveau défi. Les garde-fous des grands modèles peuvent réduire certains abus, mais les systèmes ouverts peuvent être modifiés et utilisés hors ligne, donc hors du contrôle direct de leurs concepteurs. Tech Against Terrorism estime ainsi que la prévention du détournement terroriste doit devenir un domaine spécifique des évaluations de sécurité des modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir transformé la propagande numérique,&nbsp;<strong>l’intelligence artificielle commence donc à franchir une frontière plus préoccupante : celle qui sépare l’information de l’assistance opérationnelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Cambridge Programme on AI Science &amp; Policy, université de Cambridge ; Tech Against Terrorism.</p>
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		<title>Heritage Day, une nation cherche son unité dans ses différences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[24 septembre]]></category>
		<category><![CDATA[AFRIQUE DU SUD]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Afrique du Sud : chaque 24 septembre, la « nation arc-en-ciel » célèbre ses cultures, ses langues et ses traditions. Derrière la fête, Heritage Day raconte surtout un projet plus ambitieux : construire une identité nationale commune sans effacer les mémoires et les héritages qui distinguent ses communautés. Le 24 septembre, l’Afrique du Sud se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Afrique du Sud : chaque 24 septembre, la « nation arc-en-ciel » célèbre ses cultures, ses langues et ses traditions. Derrière la fête, Heritage Day raconte surtout un projet plus ambitieux : construire une identité nationale commune sans effacer les mémoires et les héritages qui distinguent ses communautés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24 septembre, l’Afrique du Sud se donne à voir dans toute sa diversité. Vêtements traditionnels, danses, musiques, cuisines, langues et cérémonies occupent l’espace public. Dans les familles comme dans les institutions, Heritage Day est devenu l’une des grandes célébrations culturelles du calendrier national. Jour férié depuis l’avènement de la démocratie, il reconnaît officiellement la richesse des multiples cultures qui composent le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les couleurs de la fête se cache une question beaucoup plus profonde. Après l’apartheid, comment construire une nation commune dans un pays dont l’histoire avait précisément organisé la séparation des populations selon la race et marginalisé une partie de leurs cultures ? Heritage Day constitue l’une des réponses imaginées par l’Afrique du Sud démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire de la diversité un patrimoine commun</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="465" height="660" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1312.jpeg" alt="" class="wp-image-58598" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1312.jpeg 465w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1312-211x300.jpeg 211w" sizes="(max-width: 465px) 100vw, 465px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La philosophie de cette journée ne consiste pas à fondre toutes les identités dans une culture nationale uniforme. Elle repose au contraire sur l’idée qu’un Sud-Africain peut appartenir à une communauté, parler une langue, conserver ses traditions et participer simultanément à une histoire nationale commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conception était loin d’être évidente au sortir de l’apartheid. Musées, monuments et récits officiels avaient longtemps privilégié certaines mémoires tandis que les cultures, savoirs et expressions des populations noires étaient marginalisés. Depuis 1994, les politiques patrimoniales cherchent à rééquilibrer cette représentation du passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine prend dès lors un sens beaucoup plus large que les monuments. Il comprend les traditions orales, les rites, les connaissances autochtones, les savoir-faire, la musique, la danse, les langues et les pratiques transmises d’une génération à l’autre. Le gouvernement sud-africain parle de « patrimoine vivant » : quelque chose qui ne se contente pas d’être conservé dans un musée, mais continue d’être pratiqué.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fête née elle-même d’un compromis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du 24 septembre résume à elle seule cette recherche d’équilibre. La date était historiquement associée, particulièrement dans le KwaZulu-Natal, à la commémoration du roi Shaka, figure majeure de l’histoire zouloue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la construction du nouveau calendrier national après l’apartheid, l’enjeu a été de donner à cette date une portée capable de dépasser une seule mémoire. Heritage Day est ainsi devenu en 1995 une célébration nationale ouverte aux différents héritages du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déplacement est significatif. L’Afrique du Sud démocratique n’a pas cherché à résoudre la question de l’unité en supprimant les différences, mais en leur donnant un espace commun. Le 24 septembre appartient ainsi aux héritages zoulou, xhosa, sotho, tswana, venda, ndebele ou afrikaner, comme aux communautés coloured, indiennes et à toutes celles qui composent la société sud-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même le braai, le barbecue devenu une image populaire de Heritage Day, participe à cette recherche d’un langage partagé. Il rassemble autour d’une pratique largement répandue, mais ne résume pas la journée : derrière la convivialité demeure tout un travail de mémoire et de reconnaissance.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="399" height="501" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1313.jpeg" alt="" class="wp-image-58599" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1313.jpeg 399w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/09/IMG_1313-239x300.jpeg 239w" sizes="(max-width: 399px) 100vw, 399px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trente et un ans après, le même défi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, l’Afrique du Sud célèbre son 31e Heritage Day sous le thème&nbsp;<strong>« Celebrating Our Living Heritage: Strengthening the Ties That Bind Us »</strong>, que l’on peut traduire par « Célébrer notre patrimoine vivant : renforcer les liens qui nous unissent ». Cyril Ramaphosa doit conduire jeudi les célébrations nationales à Thembalethu, dans la province du Cap-Occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des mots dit beaucoup de ce que la journée cherche encore à accomplir. Plus de trois décennies après la fin de l’apartheid, le patrimoine reste présenté comme un instrument de cohésion sociale, de réconciliation et d’appartenance commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heritage Day ne prétend donc pas que toutes les mémoires sud-africaines racontent la même histoire. Certaines portent encore les traces de la dépossession coloniale, de l’apartheid et des luttes qui ont accompagné la construction du pays contemporain. D’autres renvoient à des identités et traditions bien antérieures à l’État sud-africain lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément dans cette pluralité que réside le sens politique et culturel du 24 septembre.&nbsp;<strong>Heritage Day ne célèbre pas seulement ce que les Sud-Africains ont en commun. Il célèbre leur tentative de faire nation avec ce qui les distingue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>Proverbe du jour : « La petite fourmi noire peut entrer chez l’homme, mais cet homme ne peut entrer chez elle »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Proverbe du jour]]></category>
		<category><![CDATA[Adaptation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La petite fourmi peut entrer chez l’homme : être petit n’empêche pas d’avoir certains avantages Ce proverbe renverse notre manière habituelle de mesurer la puissance. L’homme paraît infiniment plus fort que la petite fourmi, mais sa taille et sa force ne lui donnent pas accès à tous les endroits où elle peut aller. La fourmi [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/proverbe-du-jour-la-petite-fourmi-noire-peut-entrer-chez-lhomme-mais-cet-homme-ne-peut-entrer-chez-elle/">Proverbe du jour : « La petite fourmi noire peut entrer chez l’homme, mais cet homme ne peut entrer chez elle »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La petite fourmi peut entrer chez l’homme : être petit n’empêche pas d’avoir certains avantages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce proverbe renverse notre manière habituelle de mesurer la puissance. L’homme paraît infiniment plus fort que la petite fourmi, mais sa taille et sa force ne lui donnent pas accès à tous les endroits où elle peut aller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fourmi peut franchir une fissure, pénétrer dans une maison et circuler dans des espaces minuscules. L’homme, malgré sa supériorité physique, ne peut entrer dans sa demeure. L’image montre ainsi qu’une faiblesse apparente peut devenir un avantage selon les circonstances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/proverbe-du-jour-un-homme-qui-se-noie-sagrippe-a-leau-3/">Proverbe du jour : « Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau »</a>⁠</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Origine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formule relève de la&nbsp;<strong>tradition orale africaine</strong>, mais son attribution précise à un peuple ou à une langue particulière n’est pas suffisamment établie pour être affirmée avec certitude. Elle appartient à ces proverbes animaliers qui utilisent les différences entre les êtres pour rappeler que la force et la grandeur sont toujours relatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Signification</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« La petite fourmi noire peut entrer chez l’homme, mais cet homme ne peut entrer chez elle » signifie que&nbsp;<strong>chacun possède des capacités qui dépendent de sa nature et de son environnement</strong>. Être plus grand, plus riche ou plus puissant ne signifie donc pas pouvoir accomplir tout ce qu’une personne apparemment plus faible est capable de faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le proverbe invite particulièrement à ne pas mépriser les petits. Une personne disposant de peu de moyens peut posséder une connaissance du terrain, une compétence ou une capacité d’adaptation inaccessible à quelqu’un de mieux doté. Dans certaines circonstances, ce qui semblait constituer une faiblesse devient précisément ce qui permet de passer là où les autres restent bloqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sagesse enseigne également le respect des limites. L’homme possède son domaine et la fourmi le sien. Aucun avantage n’est universel : celui qui domine dans un espace peut se retrouver impuissant dans un autre. Reconnaître cette diversité des forces permet de regarder autrui avec davantage d’humilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La petite fourmi noire peut entrer chez l’homme, mais cet homme ne peut entrer chez elle » rappelle que la grandeur ne donne pas tous les pouvoirs et que la petitesse n’interdit pas tous les avantages. Chacun peut posséder un territoire où sa force particulière fait la différence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/proverbe-du-jour-la-petite-fourmi-noire-peut-entrer-chez-lhomme-mais-cet-homme-ne-peut-entrer-chez-elle/">Proverbe du jour : « La petite fourmi noire peut entrer chez l’homme, mais cet homme ne peut entrer chez elle »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Sénégal : Kiiraay construit son ancrage local sur les défections du parti de Macky Sall</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À peine installé dans le paysage politique sénégalais, Kiiraay accélère sa conquête du terrain. Le parti de Bassirou Diomaye Faye attire des élus issus de l’Alliance pour la République (APR), l’ancienne formation au pouvoir. Les derniers ralliements enregistrés à Fatick montrent surtout comment le nouveau parti présidentiel cherche à transformer des défections individuelles en véritable [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À peine installé dans le paysage politique sénégalais, Kiiraay accélère sa conquête du terrain. Le parti de Bassirou Diomaye Faye attire des élus issus de l’Alliance pour la République (APR), l’ancienne formation au pouvoir. Les derniers ralliements enregistrés à Fatick montrent surtout comment le nouveau parti présidentiel cherche à transformer des défections individuelles en véritable implantation territoriale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sept maires supplémentaires viennent de franchir le pas à Fatick. Le symbole est difficile à ignorer : cette région reste étroitement associée à Macky Sall, qui fut lui-même maire de la ville de Fatick avant son accession à la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Youssou Diome à Diolior, Abdoulaye Ndiaye à Diaoulé, Aïssatou Ndiaye à Djilasse, Mame Singui Sarr à Palmarin, Demba Diouf à Ngayokhème, Niokhor Ndour à Mbellakadiao et Sidiya Diouf à Loul Sessène ont rencontré Aminata Touré, superviseure générale de Kiiraay, pour réaffirmer leur soutien à Bassirou Diomaye Faye et leur adhésion à sa formation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement dépasse désormais la succession de ralliements personnels.&nbsp;<strong>Kiiraay récupère une partie d’un réseau d’élus locaux que l’APR avait mis des années à constituer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Construire rapidement un parti de territoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Diomaye Faye part avec une difficulté particulière : son parti est neuf. Kiiraay, Les Patriotes républicains n’a été officiellement lancé que le 25 juillet 2026, après la transformation de la coalition Diomaye Président. Sa constitution a néanmoins agrégé dès le départ 437 partis et mouvements, selon les responsables de la nouvelle formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créer une organisation nationale est une chose. Disposer de relais capables de la faire vivre dans les communes en est une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les maires constituent précisément ce raccourci territorial. Ils disposent déjà d’équipes, de réseaux politiques locaux et d’une connaissance de leurs communes. Leur arrivée permet ainsi à une formation récente de s’implanter sans attendre plusieurs années de construction militante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi ce qui donne aux départs de l’APR une portée supérieure à leur simple nombre. Selon Oumar Youm, ancien ministre et responsable du parti de Macky Sall, plus de la moitié des quelque 400 maires que comptait autrefois l’APR auraient déjà rejoint la mouvance présidentielle. Cette estimation, formulée par un dirigeant de l’APR, témoigne au minimum de l’ampleur de l’érosion reconnue au sein même de l’ancien parti au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatick, une prise hautement symbolique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sept ralliements récents prennent davantage de relief parce qu’ils interviennent à Fatick. Macky Sall en a été maire à deux reprises et la région demeure l’un de ses principaux territoires politiques. Avec le Fouta, elle reste d’ailleurs présentée comme l’une des zones où les élus locaux demeurent encore majoritairement fidèles à l’ancien président.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kiiraay ne conquiert donc pas simplement de nouveaux élus : il commence à pénétrer l’un des espaces où l’héritage territorial de l’APR demeure le plus visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’érosion n’emprunte toutefois pas une direction unique. Abdoulaye Seydou Sow, maire de Kaffrine et ancien ministre sous Macky Sall, a lui aussi quitté l’APR en septembre, mais pour créer sa propre organisation, le Pacte républicain. Son départ montre que l’affaiblissement du réseau construit autour de l’ancien pouvoir alimente une recomposition plus large, dont Kiiraay est un bénéficiaire important sans en être l’unique destination.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’APR avait d’ailleurs dénoncé dès juillet ce qu’elle qualifiait de « débauchage » de ses maires, conseillers municipaux et départementaux. Pour ses responsables, ces transferts relèvent d’une stratégie organisée par le nouveau parti présidentiel. Kiiraay présente au contraire sa construction comme le rassemblement de forces choisissant de rejoindre la nouvelle formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les maires ne transportent pas automatiquement leurs électeurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une inconnue essentielle. Gagner des élus ne signifie pas nécessairement récupérer les électeurs qui les avaient portés au pouvoir sous une autre bannière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce que devront mesurer les prochaines élections locales. Les maires ralliés devront démontrer qu’ils conservent leur assise personnelle une fois séparés de l’APR, tandis que Kiiraay devra convertir une addition de responsables venus d’horizons différents en organisation politique cohérente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recomposition en cours touche ainsi directement l’un des principaux héritages de Macky Sall :&nbsp;<strong>son maillage territorial</strong>. Pendant ses années au pouvoir, l’APR avait accumulé mairies, responsables départementaux et relais locaux. Aujourd’hui, une partie de cette infrastructure politique change de camp.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kiiraay, le bénéfice est considérable : le jeune parti n’a pas besoin de partir d’une page blanche. Il peut s’appuyer sur des élus déjà implantés pour accélérer sa présence dans le pays. Pour l’APR, l’enjeu est inverse : chaque départ ne retire pas seulement un nom à ses effectifs, mais potentiellement un point d’appui territorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Fatick, où sept maires viennent de rejoindre la nouvelle formation présidentielle, cette bataille du terrain atteint désormais le cœur même de l’ancien dispositif politique de Macky Sall.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Agence de Presse Sénégalaise (APS) ; RTS ; presse sénégalaise.</p>
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		<title>Sénégal : plus de 100 mm annoncés, trois jours de pluie pour tester la résistance des villes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dakar et plusieurs départements sénégalais pourraient recevoir plus de 100 millimètres de pluie entre le 24 et le 26 septembre. L’alerte rouge lancée par l’ANACIM survient quelques jours après que le gouvernement a dressé un bilan positif de son dispositif contre les inondations. Plus qu’un épisode météorologique, ces trois journées vont confronter les réseaux d’évacuation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dakar et plusieurs départements sénégalais pourraient recevoir plus de 100 millimètres de pluie entre le 24 et le 26 septembre. L’alerte rouge lancée par l’ANACIM survient quelques jours après que le gouvernement a dressé un bilan positif de son dispositif contre les inondations. Plus qu’un épisode météorologique, ces trois journées vont confronter les réseaux d’évacuation et la stratégie d’anticipation à une difficulté bien connue : beaucoup d’eau tombée en très peu de temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent millimètres de pluie, c’est l’équivalent de 100 litres d’eau déversés sur chaque mètre carré. Dans une ville densément bâtie comme Dakar, où les sols imperméabilisés accélèrent le ruissellement, la quantité compte autant que la vitesse à laquelle elle arrive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément le scénario auquel le Sénégal se prépare. L’ANACIM prévoit du 24 au 26 septembre une forte instabilité provoquée par une perturbation ondulatoire. Dakar, Guédiawaye, Pikine, Thiès, Tivaouane, Mbour, Diourbel, Kaolack, Fatick et plusieurs autres départements de l’Ouest et du Centre sont placés en vigilance rouge, tandis qu’une partie de l’Est et du Sud se trouve en orange. Les risques annoncés vont des inondations aux coupures de routes, en passant par la stagnation des eaux et les dégâts agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après 52 mm en deux heures, un test plus sévère</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alerte intervient à peine une semaine après un premier avertissement. Dakar a récemment enregistré 52 millimètres de pluie en deux heures. Des secteurs ont été momentanément inondés avant que l’eau ne soit évacuée, généralement en quatre à cinq heures selon les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, en a tiré un « bilan à mi-parcours positif ». Il attribue cette amélioration au curage préventif des réseaux, au prépositionnement des équipements, à la surveillance des points critiques et à la mobilisation d’équipes pendant les pluies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce premier bilan contient aussi son propre avertissement. Une partie du réseau d’assainissement de Dakar remonte aux années 1960 et n’a pas été dimensionnée pour la population et l’urbanisation actuelles. Le ministre reconnaît lui-même la nécessité de son renouvellement, un chantier autrement plus lourd que les interventions d’urgence menées pendant l’hivernage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pluies annoncées vont donc tester deux niveaux de protection en même temps : l’efficacité immédiate du dispositif d’anticipation et les limites beaucoup plus anciennes des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’inondation se joue aussi contre la montre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est pas seulement de savoir combien de pluie tombera au total. Cinquante millimètres répartis sur une longue période et la même quantité concentrée en deux heures ne produisent pas les mêmes effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les précipitations dépassent momentanément la capacité d’absorption des sols et d’évacuation des canalisations, l’eau s’accumule avant même que le réseau ait le temps de la conduire vers ses exutoires. Routes, quartiers bas et points déjà identifiés comme vulnérables deviennent alors les premières zones sous pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est justement sur cette variable que le Sénégal cherche à gagner du temps. Curage avant les pluies, pompes positionnées à l’avance, agents déployés sur les sites sensibles : la stratégie gouvernementale consiste désormais à préparer la réponse avant que l’eau ne tombe plutôt qu’à intervenir uniquement après l’inondation. Le Comité national de gestion des inondations a encore renforcé le 18 septembre la coordination entre l’ONAS, les services hydrauliques, les sapeurs-pompiers, le Génie militaire, l’AGEROUTE, l’ANACIM et les autorités territoriales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une saison déficitaire peut aussi produire trop d’eau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode attendu rappelle enfin un paradoxe annoncé avant même le début de l’hivernage. En mai, l’ANACIM prévoyait une saison 2026 tardive et globalement déficitaire. Mais elle avertissait simultanément que la concentration des précipitations sur de courtes périodes pouvait provoquer des événements extrêmes et des inondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux phénomènes ne se contredisent pas. Une saison peut apporter moins d’eau sur plusieurs mois tout en produisant ponctuellement des pluies trop intenses pour les infrastructures urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 24 au 26 septembre, la question sera donc moins de savoir si Dakar et les autres villes placées en rouge recevront beaucoup d’eau que&nbsp;<strong>la vitesse à laquelle elles réussiront à s’en débarrasser</strong>. Après avoir fait de l’anticipation le marqueur de sa stratégie 2026, le Sénégal s’apprête à la confronter à l’épreuve pour laquelle elle a précisément été conçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: ANACIM ; Agence de Presse Sénégalaise ; ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal.</p>
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		<title>Afrique du Sud : neuf femmes mortes et une liberté qui se rétrécit autour de Johannesburg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Ekurhuleni]]></category>
		<category><![CDATA[Féminicides]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Elles changent d’itinéraire, courent désormais en groupe ou renoncent à sortir seules. Autour de Johannesburg, la découverte en deux mois des corps de neuf femmes à Ekurhuleni a installé une peur qui déborde désormais largement les scènes de crime. Alors que la police cherche encore à déterminer si ces meurtres sont liés, leur succession pose [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elles changent d’itinéraire, courent désormais en groupe ou renoncent à sortir seules. Autour de Johannesburg, la découverte en deux mois des corps de neuf femmes à Ekurhuleni a installé une peur qui déborde désormais largement les scènes de crime. Alors que la police cherche encore à déterminer si ces meurtres sont liés, leur succession pose déjà une autre question : jusqu’où les femmes doivent-elles modifier leur vie quotidienne pour tenter de rester en sécurité ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elizabeth « Tsontso » Moselakgomo était sortie courir dans l’après-midi du 9 septembre. Cette mère de 38 ans n’est jamais rentrée chez elle. Trois jours plus tard, son corps était retrouvé à Rhodesfield, près de Kempton Park.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mort a brutalement transformé un geste banal en symbole. Dans les communautés de coureuses, certaines privilégient désormais les groupes, modifient leurs horaires ou évitent les parcours isolés. La peur ne se mesure donc plus seulement au nombre de corps retrouvés. Elle se lit aussi dans les habitudes abandonnées et les espaces que des femmes commencent à ne plus considérer comme sûrs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Neuf corps, mais pas encore une seule affaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 15 juillet, neuf corps de femmes ont été découverts à différents endroits d’Ekurhuleni, notamment à Kempton Park, Olifantsfontein, Kwa-Thema et Dawn Park. Certaines victimes étaient partiellement dévêtues, plusieurs présentaient des traces de violence. Face à la succession des découvertes, une équipe multidisciplinaire spécialisée a été placée sous la coordination des services nationaux d’enquête.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une frontière doit être maintenue entre ce que suggère cette accumulation et ce que l’enquête a établi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La police examine l’existence de possibles connexions entre les dossiers sans avoir conclu, à ce stade, qu’un même auteur ou groupe d’auteurs serait responsable des neuf morts. L’hypothèse d’un tueur en série alimente l’inquiétude publique, mais elle reste une hypothèse. Les autorités ont d’ailleurs appelé à ne pas relayer comme établies les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant un prétendu « tueur de Kempton Park ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières avancées judiciaires montrent également que toutes les affaires pourraient ne pas obéir à la même mécanique. Des suspects ont été arrêtés dans l’enquête sur la mort de Jabulile Ntimba, neuvième victime recensée. Cela ne suffit pas à les relier aux autres décès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sécurité change de camp</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a pourtant déjà une conséquence commune à ces crimes : ce sont les femmes qui adaptent leurs comportements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les premières découvertes, la police elle-même leur a recommandé de ne pas marcher ou courir seules dans les secteurs isolés, de rester vigilantes et, autant que possible, de se déplacer ou de pratiquer leur activité physique en groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est brutal. Les victimes sont tuées, mais ce sont les autres femmes qui doivent réduire leurs déplacements, revoir leurs horaires et organiser leur quotidien autour du risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce qui donne à l’affaire d’Ekurhuleni une portée dépassant l’enquête criminelle. La sécurité ne concerne plus seulement la capacité de la police à retrouver les auteurs. Elle touche à la possibilité, pour une femme, d’occuper normalement l’espace public sans devoir transformer chaque sortie en exercice de prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une peur qui rencontre une violence déjà ancienne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les neuf morts provoquent une onde de choc particulière parce qu’elles surviennent dans un pays où les violences faites aux femmes constituent déjà une crise structurelle. Le taux d’homicide féminin en Afrique du Sud atteignait 12,2 pour 100 000 femmes en 2022, près de six fois le niveau mondial de référence utilisé pour cette comparaison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 2025, les autorités sud-africaines ont classé les violences fondées sur le genre et les féminicides comme catastrophe nationale. Quelques mois plus tard, le Parlement réclamait encore davantage de clarté sur le financement et la mise en œuvre de la réponse publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les morts d’Ekurhuleni, le gouvernement a adopté une stratégie d’urgence combinant renforcement de l’enquête, prévention et soutien aux victimes. Cyril Ramaphosa a demandé que les investigations bénéficient du plus haut niveau d’attention.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, dans les rues et sur les pistes de course, une autre urgence est déjà visible. Des femmes apprennent une nouvelle fois à calculer où elles peuvent aller, à quelle heure et accompagnées de qui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La police devra déterminer si les neuf morts racontent une seule histoire criminelle ou plusieurs.&nbsp;<strong>Pour les femmes d’Ekurhuleni, elles produisent déjà une histoire commune : celle d’un espace public dont les frontières semblent se resserrer chaque fois que la peur impose de renoncer à une part de sa liberté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: South African Police Service ; gouvernement sud-africain ; Parlement sud-africain ; Africa Check ; presse sud-africaine.</p>
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		<title>Gabon : dans l’affaire des « biens mal acquis », l’État reste partie civile après la chute des Bongo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bongo]]></category>
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		<category><![CDATA[Omar Bongo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Ali Bongo conteste désormais les termes employés par Libreville dans le dossier français des « biens mal acquis », estimant qu’ils portent atteinte à la mémoire de son père, Omar Bongo. Mais derrière cette bataille mémorielle apparaît un paradoxe plus profond : l’État gabonais n’a pas rejoint la procédure après la chute de la dynastie. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ali Bongo conteste désormais les termes employés par Libreville dans le dossier français des « biens mal acquis », estimant qu’ils portent atteinte à la mémoire de son père, Omar Bongo. Mais derrière cette bataille mémorielle apparaît un paradoxe plus profond : l’État gabonais n’a pas rejoint la procédure après la chute de la dynastie. Il avait déjà engagé cette démarche sous la présidence d’Ali Bongo. Le pouvoir a changé, tandis que la République est restée partie civile.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quinze années d’enquête judiciaire ont fini par produire une situation politique singulière. D’un côté, Ali Bongo défend la mémoire d’un père qui a dirigé le Gabon pendant plus de quatre décennies. De l’autre, l’État qu’il a lui-même présidé intervient dans une procédure portant sur l’origine présumée de dizaines de millions d’euros de patrimoine attribué notamment à des membres de sa famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien président, renversé en août 2023, a choisi de distinguer les deux terrains. Il affirme ne pas remettre en cause la procédure judiciaire elle-même, mais reproche aux autorités gabonaises actuelles les termes employés dans leurs observations. Pour lui, juger l’action politique d’Omar Bongo ne saurait autoriser à porter atteinte à sa mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décision qui remonte à l’ère Ali Bongo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La chronologie complique pourtant l’affrontement politique actuel. La présence du Gabon dans le dossier n’est pas une initiative née après l’arrivée de Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libreville avait cherché à intervenir dans la procédure lorsque Ali Bongo était encore président. Après plusieurs épisodes judiciaires, la cour d’appel de Paris a reconnu le 14 mars 2023 à l’État gabonais le statut de partie civile, cinq mois seulement avant le coup d’État qui allait mettre fin à cinquante-six années de pouvoir des Bongo. Cette qualité lui permet notamment d’accéder aux éléments du dossier et de défendre ses intérêts dans la procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce détail qui change la lecture de la controverse.&nbsp;<strong>Ali Bongo ne reproche pas au nouveau pouvoir d’avoir placé le Gabon dans le camp des parties civiles. Il conteste la manière dont ses successeurs utilisent désormais cette position.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa présidence, l’enjeu pouvait être présenté comme la protection des intérêts patrimoniaux de l’État si l’origine illicite de certains biens venait à être judiciairement établie. Après sa chute, la même procédure place désormais face à face deux héritages : celui d’une République qui revendique un éventuel préjudice et celui d’une famille qui a dirigé cette République pendant plus d’un demi-siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De la procédure judiciaire au procès d’un héritage</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment choisi pour cette confrontation n’est pas anodin. L’instruction française a été clôturée en 2025 et, fin juillet 2026, le Parquet national financier a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de 18 personnes et cinq sociétés. Parmi les personnes concernées figurent neuf enfants d’Omar Bongo. Ali Bongo, lui, n’est pas visé par ces réquisitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine immobilier au cœur du volet gabonais est évalué par la justice française à environ&nbsp;<strong>85 millions d’euros, soit près de 56 milliards de FCFA</strong>. Il aurait été constitué grâce à des fonds publics présumés détournés. À ce stade, les personnes concernées demeurent présumées innocentes et le renvoi effectif devant un tribunal doit encore être décidé par les juges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce passage de l’instruction vers la perspective d’un procès qui donne une autre dimension à la prise de parole d’Ali Bongo. Le dossier ne concerne plus seulement des propriétés et des circuits financiers. Il devient aussi un terrain où se dispute le récit des décennies Bongo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la République se retourne sur son propre passé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation possède alors une portée qui dépasse la querelle entre Ali Bongo et les autorités actuelles. Pendant des décennies, la famille Bongo et l’appareil d’État gabonais ont été politiquement indissociables. La procédure française oblige aujourd’hui à les distinguer juridiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation était déjà contenue dans la constitution de partie civile décidée sous l’ancien régime. Mais elle prend un sens nouveau depuis 2023 : pour la première fois, le Gabon intervient dans cette affaire sans être gouverné par un membre de la famille directement associée au patrimoine examiné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie d’Ali Bongo révèle ainsi une bataille moins simple qu’une opposition entre ancien et nouveau pouvoir.&nbsp;<strong>La continuité juridique de l’État produit une rupture politique : une position procédurale acquise sous Ali Bongo permet aujourd’hui au Gabon d’examiner, comme partie civile, un dossier qui touche directement à l’héritage de la famille Bongo.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice française devra déterminer les responsabilités pénales. À Libreville, une autre question s’est déjà ouverte : celle de savoir comment l’État gabonais racontera désormais une période de son histoire durant laquelle la famille aujourd’hui au cœur de cette procédure et la République ont longtemps semblé ne faire qu’un.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: Cour d’appel de Paris ; Parquet national financier ; Africa Intelligence ; presse gabonaise et internationale.</p>
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		<title>Proverbe du jour : « Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau »  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Proverbe du jour]]></category>
		<category><![CDATA[désespoir]]></category>
		<category><![CDATA[Détresse]]></category>
		<category><![CDATA[Espoir]]></category>
		<category><![CDATA[nécessité]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau : le désespoir transforme l’impossible en dernier recours</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce proverbe décrit ce qui se produit lorsque l’être humain se retrouve acculé. Face à un danger extrême, l’instinct de survie peut pousser à tenter même ce que la raison sait inutile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’image contient un paradoxe saisissant. L’homme se noie précisément dans l’eau, mais, faute de prise, il cherche encore à s’y agripper comme s’il pouvait la saisir. Le geste est voué à l’échec, pourtant l’urgence est telle qu’il devient préférable à l’inaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/proverbe-du-jour-qui-nest-pas-utile-a-soi-meme-ne-peut-etre-utile-a-ses-amis-et-a-ses-proches/">Proverbe du jour : « Qui n’est pas utile à soi-même ne peut être utile à ses amis et à ses proches »</a>⁠</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Origine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formule relève d’une&nbsp;<strong>sagesse populaire d’origine diffuse</strong>. Son attribution précise à un peuple ou à une langue particulière n’est pas suffisamment établie pour être affirmée avec certitude. Elle rejoint plusieurs traditions proverbiales qui décrivent les comportements extrêmes auxquels peut conduire une situation désespérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Signification</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau » signifie que&nbsp;<strong>lorsqu’une personne n’entrevoit plus aucune solution, elle peut se tourner vers le moindre espoir, même lorsque celui-ci paraît fragile, irrationnel ou illusoire</strong>. Le désespoir modifie alors la perception de ce qui est raisonnable : ce qui aurait été rejeté en temps normal devient une possibilité à laquelle on veut croire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le proverbe permet ainsi de comprendre certains choix effectués sous la pression de la nécessité. Une personne confrontée à une grave difficulté peut accepter une aide incertaine, croire une promesse improbable ou tenter une solution dont les chances de réussite sont infimes. Ce comportement n’est pas toujours le signe d’un manque de discernement ; il peut traduire l’absence de véritables alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sagesse invite également à ne pas juger trop facilement celui qui se trouve en détresse. Vu de l’extérieur, son geste peut sembler absurde. Mais lorsqu’on se noie, même l’eau paraît pouvoir devenir un point d’appui. Comprendre l’urgence d’autrui permet parfois de comprendre des décisions qui, autrement, sembleraient inexplicables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Un homme qui se noie s’agrippe à l’eau » rappelle que le désespoir peut pousser l’être humain à chercher un secours jusque dans ce qui ne peut le soutenir. Lorsque toutes les prises disparaissent, le moindre espoir peut sembler assez solide pour s’y accrocher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>
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		<title>Éthiopie : les ennemis d’hier s’allient contre Abiy Ahmed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils se sont combattus, restent divisés sur des territoires et défendent des projets politiques différents. Pourtant, sept mouvements éthiopiens, parmi lesquels le TPLF, les Fano et l’Armée de libération oromo, viennent de former une coalition contre le gouvernement fédéral. Leur objectif déclaré est considérable : écarter le pouvoir d’Abiy Ahmed et ouvrir une transition. Leur premier défi sera cependant de transformer leur ennemi commun en véritable unité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’image aurait semblé improbable quelques années plus tôt. Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et les forces Fano se retrouvent désormais dans une même coalition alors qu’ils se sont affrontés pendant la guerre du Tigré, entre 2020 et 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À leurs côtés figure l’Armée de libération oromo (OLA), engagée depuis plusieurs années dans une insurrection contre le gouvernement fédéral. Quatre autres organisations, représentant notamment l’Ogaden, l’Afar et des mouvements du Benishangul-Gumuz, complètent cette nouvelle&nbsp;<strong>Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un adversaire commun avant un projet commun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition affiche deux objectifs : renverser le gouvernement dirigé par le Parti de la prospérité et mettre en place un gouvernement de transition inclusif. Dans sa déclaration fondatrice, elle promet également que les différends entre ses membres seront réglés pacifiquement et qu’un dialogue politique et constitutionnel devra déterminer l’avenir du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette précaution révèle déjà sa principale fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant la proclamation de l’alliance, l’OLA décrivait encore le rapprochement entre mouvements comme un&nbsp;<strong>accord procédural plutôt qu’un règlement de leurs divergences politiques</strong>. Les questions touchant au fédéralisme, aux revendications territoriales, à l’autodétermination ou à l’organisation future de l’État restent largement ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Tigré occidental est particulièrement sensible. Les forces tigréennes et amhara continuent de défendre des positions antagonistes sur ce territoire disputé, l’un des dossiers non résolus depuis l’accord de Pretoria de 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plusieurs fronts face au pouvoir fédéral</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alliance ne peut cependant pas être réduite à une déclaration symbolique. Elle rapproche des mouvements actifs dans plusieurs régions d’un pays déjà confronté à des conflits armés distincts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces fédérales combattent l’OLA en Oromia depuis 2018 et les Fano en Amhara depuis 2023. Dans le nord, les tensions entre Addis-Abeba et le TPLF se sont de nouveau fortement aggravées. Des affrontements ont notamment opposé forces fédérales et tigréennes en août près de la frontière soudanaise, faisant craindre une remise en cause plus profonde de l’accord de Pretoria.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une coordination militaire effective pourrait donc contraindre le gouvernement à gérer simultanément plusieurs théâtres. Mais cette hypothèse reste à démontrer. L’expert Kjetil Tronvoll, interrogé par l’AFP, estime qu’une coordination entre plusieurs fronts pourrait compliquer la situation pour Addis-Abeba, tout en soulignant les capacités militaires fédérales, notamment l’usage des drones, et les difficultés auxquelles se heurterait une guerre prolongée menée par la coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>S’allier est une chose, combattre ensemble en est une autre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement là que se jouera la crédibilité de cette nouvelle coalition. Ses membres ont réussi à identifier un objectif commun : mettre fin au pouvoir actuel. Ils doivent désormais démontrer qu’ils peuvent coordonner leurs structures, éviter de rouvrir leurs propres conflits et définir ce qu’ils feraient ensemble au-delà de leur opposition à Abiy Ahmed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement fédéral n’avait pas encore réagi publiquement à l’annonce de l’alliance au moment des premières informations. Les accusations formulées par les nouveaux alliés contre le pouvoir, notamment celles de dictature et de crimes graves, restent donc leurs propres affirmations et ne doivent pas être confondues avec des faits établis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance de la coalition modifie néanmoins le paysage politique et sécuritaire éthiopien.&nbsp;<strong>Le fait nouveau n’est pas que plusieurs mouvements combattent Addis-Abeba : c’est qu’ils tentent désormais de transformer des guerres jusque-là largement séparées en opposition coordonnée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur ennemi commun a permis de les réunir. Leur capacité à dépasser les fractures qui les ont parfois conduits à se combattre dira si cette alliance constitue un véritable changement de rapport de force ou seulement une convergence momentanée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong>&nbsp;: AFP ; Addis Standard ; Human Rights Watch ; déclaration de la Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie.</p>
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