Canada – Une commande de fast-food livrée directement à la fenêtre d’une cellule de prison : la scène paraît invraisemblable, mais elle s’est produite au Québec. Le 15 octobre 2026, un détenu du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines aurait reçu, grâce à un drone, des nuggets McDonald’s, des frites, de la sauce et des boissons alcoolisées. Une livraison aussi insolite qu’inquiétante pour les autorités pénitentiaires.
Un repas livré à la fenêtre d’une cellule
L’incident se déroule dans un secteur particulier du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, situé au nord de Montréal. Cette unité accueille des détenus nécessitant des mesures de sécurité renforcées, notamment en raison de leur comportement ou de leur dangerosité.
Ce jeudi matin, un prisonnier bénéficie d’un service de livraison pour le moins inattendu. Un drone s’approche de la fenêtre de sa cellule avec une commande comprenant des nuggets de poulet, des frites, une sauce et de l’alcool.
Selon les informations rapportées par la chaîne canadienne CTV News, le détenu n’aurait eu qu’à tendre le bras pour récupérer les produits.
Contrairement aux livraisons clandestines habituellement interceptées dans les établissements pénitentiaires, le colis ne contenait donc ni téléphone portable ni stupéfiants, mais un véritable repas de restauration rapide accompagné de boissons interdites.
À lire aussi : Le monde insolite : en France, deux frères jumeaux deviennent papas le même jour, dans la même maternité
Une plaisanterie qui révèle une faille de sécurité
Derrière le caractère presque comique de cette livraison se pose une question beaucoup plus sérieuse : comment un appareil télécommandé a-t-il pu approcher suffisamment une cellule pour y déposer des objets ?
L’unité concernée peut accueillir jusqu’à 90 prisonniers. Elle héberge notamment des détenus dont la prise en charge nécessite des conditions de sécurité particulières.
Les drones représentent depuis plusieurs années une difficulté croissante pour les établissements pénitentiaires. Leur capacité à transporter de petits colis leur permet de franchir les murs et les clôtures sans passer par les contrôles habituels.
Même si cette livraison concernait principalement de la nourriture, elle démontre les risques associés à l’introduction clandestine de marchandises dans un établissement sécurisé.
Une enquête ouverte par les autorités
Interrogé par CTV News, le Service correctionnel du Canada a confirmé l’ouverture d’une enquête. L’administration rappelle que toute tentative d’introduction d’objets interdits, notamment par drone, constitue une menace pour la sécurité des établissements.
À ce stade, l’identité du détenu et celle de la personne ayant piloté l’appareil n’ont pas été rendues publiques. Les circonstances exactes de cette opération restent également à éclaircir.
L’affaire illustre une utilisation inattendue des technologies de livraison, bien loin des services commerciaux auxquels les consommateurs sont habitués.
Au Québec, ce prisonnier aura donc bénéficié d’un repas livré à domicile, ou presque. Mais pour les autorités pénitentiaires, cette commande de nuggets soulève une question autrement plus préoccupante : si un drone peut apporter des frites jusqu’à une cellule, qu’est-ce qui pourrait l’empêcher d’y déposer des objets beaucoup plus dangereux ?
La Rédaction

