Le 1er octobre célèbre la contribution des aînés à la société. En 2026, les Nations unies invitent à repenser les systèmes de santé, de protection sociale et d’accompagnement face à l’allongement de la vie.
L’humanité vit plus longtemps qu’auparavant. Cette évolution, portée notamment par les progrès sanitaires et l’amélioration des conditions de vie, représente une réussite majeure. Elle soulève cependant une question essentielle : les sociétés sont-elles suffisamment préparées pour permettre à chacun de vieillir dignement ?
Célébrée chaque 1er octobre depuis sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies en 1990, la Journée internationale des personnes âgées met cette année l’accent sur « L’ère de la longévité : repenser les systèmes pour des vies plus longues ». Selon les projections onusiennes, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus devrait passer d’environ 1,2 milliard à 2,1 milliards d’ici 2050.
Vieillir ne devrait pas signifier perdre son autonomie
L’allongement de l’espérance de vie ne garantit pas automatiquement des années supplémentaires en bonne santé. Maladies chroniques, isolement, difficultés financières, perte d’autonomie ou discriminations liées à l’âge peuvent fragiliser les personnes âgées.
L’enjeu dépasse la prise en charge médicale. Il concerne également l’accès au logement, aux transports, à une pension suffisante, aux activités sociales et aux services publics. Les aînés contribuent aussi à l’éducation familiale, à la transmission des connaissances, aux économies locales et à la cohésion des communautés.
Au Togo : la protection sociale, un enjeu du vieillissement
Au Togo, la prise en charge des personnes âgées repose notamment sur les mécanismes de retraite, la solidarité familiale et les dispositifs de couverture sanitaire. L’Assurance maladie universelle (AMU) constitue un instrument important de cette protection. Dans le régime géré par l’Institut national d’assurance maladie (INAM), les titulaires de pensions civiles et militaires figurent parmi les catégories couvertes, selon les modalités réglementaires.
La Caisse nationale de sécurité sociale intervient également dans l’architecture nationale de protection sociale, notamment pour les travailleurs et les pensionnés relevant de son régime. L’évolution démographique invite à accorder davantage d’attention au suivi des maladies chroniques, à l’accessibilité des établissements sanitaires et à l’accompagnement des personnes âgées isolées.
En Afrique : préserver la solidarité face aux transformations sociales
Sur le continent africain, les aînés occupent traditionnellement une place importante dans la transmission culturelle, la médiation familiale et l’éducation des jeunes générations. Mais l’urbanisation, les migrations et les transformations des structures familiales modifient progressivement les formes d’accompagnement.
Les dispositifs de retraite ne couvrent pas nécessairement l’ensemble des travailleurs, particulièrement ceux de l’économie informelle. Le développement de protections sociales adaptées devient ainsi complémentaire de la solidarité familiale. Vieillir dignement signifie pouvoir continuer à choisir, participer, être soigné et conserver sa place dans la société.
La Rédaction

